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Fandom:
Characters:
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Language:
Français
Series:
Part 5 of L'Etoile de Nörrùnheim
Stats:
Published:
2020-05-01
Updated:
2020-05-01
Words:
3,160
Chapters:
2/?
Kudos:
3
Hits:
50

Amarok Star - Omake

Summary:

Les aventures hypothétiques entre Sylfe et les gens d'Eel.

Un ton plus léger pour se relaxer.

Notes:

Voilà pour agrémenter la lecture je vous propose ici des petits OS qui dérivent en fait de délires avec ma soeur Sylfe concernant les situations incroyables qui pourraient arriver à nos persos.

 

Bon, c'est vrai, on devrait plutôt se concentrer sur l'histoire principale mais certaines situations étaient vraiment immanquables et on voulait vous les faire partager.

Chapter 1: La proposition

Notes:

(See the end of the chapter for notes.)

Chapter Text

 Leiftan était inquiet. Et une fois n’est pas coutume,  il s’inquiétait de la santé mentale de l’un de ses compagnons à vrai dire. Pour être honnête il avait déjà abandonné l’idée d’une quelconque salvation pour le Vampires séducteur et l’elfe sadique, mais Valkyon avait toujours été son espoir d’un gardien serein et sain d’esprit. Malheureusement, ces derniers jours, il venait à en douter.

       Le premier incident était survenu quelques jours plus tôt, alors qu’il entrait dans la chambre du Chef des Obsidiennes pour lui parler d’une mission urgente. Valkyon ne l’avait pas entendu frapper, et lui-même n’avait pas eu la courtoisie d’attendre une réponse et avait ouvert, une liasse de documents qu’il révisait à la main. Mais sur quelle scène il était tombé !

       Devant lui, inconscient de l’intrusion, Valkyon, à genoux devant sa commode, une main sur le cœur, regardait avec le plus grand sérieux du monde Floppy, sa Musarose et était en train de lui dire :

-… je suis prêt à une douce pénitence…

       Perturbé par cette vision pour le moins incongrue, Leiftan referma la porte aussitôt et resta un moment, la main sur la poignée, à essayer de se persuader que tout cela n’était qu’une illusion. Tentant de reprendre contenance, il eut à peine le temps de s’écarter lorsque la porte s’ouvrit à nouveau sur Valkyon, impassible comme à son habitude, qui le regardait d’un œil interrogatif :

-    Leiftan ? C’est toi qui as tenté d’entrer à l’instant ?

-    Heu… Oui ?
bafouilla Leiftan, puis reprenant ses esprits, j’ai des informations sur la prochaine mission que tu dois effectuer.

       Dans le même temps il tendit la liasse de feuilles à son interlocuteur qui prit l’ensemble d’un air préoccupé et le remercia avant de refermer la porte. Leiftan douta alors de ce qu’il avait vu : peut être que le manque de sommeil lui avait fait voir des hallucinations. Grommelant, le Blond repartit dans les couloirs en se frottant les yeux d’une seule main.
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       Le deuxième incident se déroula la veille. Il venait s’enquérir des progrès d’Ezarel  dans la formulation de sa nouvelle potion et se tenait sur le seuil du laboratoire. Si l’incident avec Floppy l’avait dérangé, cette fois-ci Leiftan était sûr qu’il resterait traumatisé à vie.

       Ezarel, assis sur un tabouret haut, les bras et les jambes croisées écoutait avec un sérieux déconcertant Valkyon, de nouveau à genoux :

-    … d’effacer ce grossier attouchement par un tendre baiser… déclamait Valkyon.

       Le Chef des Obsidiennes arborait un air énamouré assez travaillé et Ezarel semblait satisfait du résultat, au vu du sourire qui commençait à s’étirer sur ses lèvres :

-    Pas mal, pas mal… Mais si tu veux me convaincre il faudra y mettre plus de cœur…

       Au moment où il disait ces paroles Ezarel remarqua la présence de Leiftan et se leva aussitôt pour l’accueillir. Valkyon à son tour se releva promptement et grommelant un vague « au revoir » au Chef des Absynthes dont le sourire s’étirait d’une oreille à l’autre, il sortit de la pièce d’un pas précipité. Leiftan, bien que toujours scotché par ce qu’il venait de voir, eut quand même le temps d’apercevoir le haut des oreilles du blandin qui était d’un éclatant rouge pivoine.

-    Hum… pardon si j’ai interrompu quelque chose, toussota Leiftan, gêné.

-    Mais ne t’inquiète donc pas ! répliqua l’elfe avec son éternel sourire. Qu’est ce qui t’amène en ces lieux, mon cher ami ?

       Leiftan eut des difficultés à retrouver la raison pour laquelle il était venu mais lorsqu’il s’en souvint, ce fut avec soulagement qu’il laissa le flot de paroles enthousiastes du maître alchimiste éloigner son esprit de la scène dont il avait été témoin.

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       La troisième fois fut à la bibliothèque. Il venait de terminer la rédaction d’un rapport et voulait profiter des derniers instants avant le dîner pour le donner à Ykhar et ne plus avoir à s’en soucier. En entrant dans la pièce, il surprit Nevra, qui semblait se cacher derrière des étagères, semblant signifier à quelqu’un son soutien. En tous cas, c’est ce que les deux pouces levés du Vampires indiquaient.

       Curieux,  Leiftan s’approcha discrètement, mais pas assez pour que Nevra l’ignore. Le Chef des Ombres se retourna et sourit de toutes ses dents lorsqu’il vit arriver le Blond. Il l’enjoignit silencieusement à le rejoindre et Leiftan regarda ce que le Vampires espionnait. Il en perdit ses mots.

       Valkyon -toujours- se tenait à genoux -encore une fois- une main sur le cœur et l’autre tenant celle de Sylfe qui se tenait debout devant lui et le regardait d’un air confus. La jeune fille devait avoir été interrompue dans ses recherches au vu des livres laissés ouverts sur le bureau proche, et elle semblait aussi perplexe que Leiftan à cet instant. Ce fut le moment que Valkyon choisit pour se confesser avec une grandiloquence surprenante :

-    Si j’ai profané avec mon indigne main cette châsse sacrée, je suis prêt à une douce pénitence : permettez à mes lèvres, comme à deux pèlerins rougissants, d’effacer ce grossier attouchement par un tendre baiser. *

       A ces mots l’instant se figea. Leiftan vit tout au ralenti : comment les yeux de Sylfe s’écarquillèrent avec une incompréhension certaine alors que ses joues s’empourpraient, comment Valkyon se leva doucement, tirant sur le bras de la jeune fille pour la rapprocher de lui et surtout, surtout comment le rire contenu de Nevra explosa dans toute la pièce alors que le Vampires se tenait les côtes.

       Tout alors s’éclaira dans l’esprit de Leiftan. Et il se prit la tête dans la main tellement le comportement de Nevra l’affligeait. Bien évidemment l’explosion du Vampires brisa le charme de la scène et Valkyon eut vite fait de comprendre qu’il venait de s’être fait avoir. Droit comme un « i »,  il quitta la pièce, jetant au passage un regard désapprobateur au farceur. Sylfe, inquiète, ne tarda pas à le suivre mais non sans cracher un venimeux «crétin » à Nevra au passage, qui ne se remettait toujours pas de sa crise d’hilarité.

       Leiftan, secouant la tête demanda alors au dernier occupant de la pièce :

-    Quand est-ce que tu apprendras à te tenir, honnêtement ?

Un peu calmé, Nevra essuya une larme du coin de son œil et reprit contenance :

-    Si je l’avais laissé faire, ce grand nigaud aurait tout juste bredouillé un « tu me plais », et encore, si jamais il n’était pas resté pétrifié devant elle, avant de s’enfuir en courant. Maintenant, grâce à mon intervention, elle est parti à sa poursuite alors les choses vont mieux se passer.

-    Mais oui, c’est ça, fais moi croire que tu fais ça par charité ! grimaça Leiftan.

-    Eh ! ils sont gagnants dans l’affaire, répliqua Nevra d’un air vaguement offensé, je tire seulement une juste rétribution de mon implication.

-    Irrécupérable, t’es vraiment irrécupérable… soupira le blond en se détournant.

       Oui, vraiment, Leiftan s’interrogeait sur la santé mentale de ses collègues. Surtout celle de Nevra en fait.


Notes:

Valkyon cite Roméo et Juliette, traduit par Victor Hugo