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Language:
Français
Stats:
Published:
2020-10-31
Completed:
2020-12-11
Words:
27,956
Chapters:
11/11
Comments:
7
Kudos:
22
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3
Hits:
692

Comme un méli-mélo très complexe

Summary:

TRADUCTION de “A Big Ball of Wibbly-Wobbly” de Colubrina. La guerre est finie, les gentils ont gagné et Hermione Granger va se coucher dans son charmant appartement. Sauf qu’elle se réveille en 1953 dans le lit de quelqu’un qu’elle préfèrerait largement voir décédé à nouveau. « Je travaille sur le plan “tuons Lord Voldemort d’abord, occupons-nous des problèmes de paradoxe temporel plus tard” », lui dit-elle. Cela le fit rire.

Notes:

Un énorme merci à ma bêta Amelia-Queen-Black.

Chapter 1

Notes:

(See the end of the chapter for notes.)

Chapter Text

Les gens pensent que le temps est une simple progression de cause à effet. Mais, en vérité, d'un point de vue non-linéaire, d'un point de vue non subjectif, c'est plutôt une sorte d'énorme boule où le temps s'enchevêtre comme un méli-mélo très complexe.

Dr. Who

Quand Hermione Granger se réveilla, elle n’était pas dans son lit. D’une part, il n’y avait pas la bonne lumière, d’autre part, l’odeur ne correspondait pas. Sa propre chambre sentait la crème de rose onéreuse que Ron lui offrait à chaque anniversaire, or cette chambre avait plutôt l’odeur renfermée d’une ancienne librairie et du feu de bois.

Elle prit une grande inspiration et garda les yeux fermés. “Tu es une héroïne de guerre”, se rappela-t-elle à elle-même. “Tu as survécu à un monstre et à l’attention personnelle de sa plus fidèle lieutenant. Quoi qu’il soit en train de se passer, tu vas t’en sortir.” Elle passa la main sous son oreiller, là où elle gardait toujours sa baguette quand elle était à la maison et, quand ses doigts se refermèrent autour du bout de bois familier, elle se détendit en sachant qu’elle n’était pas désarmée. 

— Eh bien, voilà qui répond au moins à une question.

Elle s’assit, pointa sa baguette en direction de la voix et se retrouva face à un homme habillé avec ce qui semblait être un costume historique. Elle se demanda brièvement si, pour une raison inconnue, elle était rentrée chez elle avec un acteur. L’homme était assis sur l’un des deux fauteuils près du feu, il avait des cheveux sombres et des yeux bleus brillants, et tenait sa propre baguette levée dans sa direction. 

— Quelle question était-ce ?

Hermione eut soudainement conscience qu’elle ne portait rien d’autre qu’une culotte et un vieux t-shirt moldu qui proclamait son amour des Sex Pistols. Rencontrer un homme pour la première fois quand on porte un t-shirt avec le mot “sex” écrit en lettres géantes sur sa poitrine semblait d’assez mauvais augure pour débuter n’importe quel type de relation mais, plus important encore, c’était très bizarre. Pourquoi portait-elle les vêtements de nuit qu’elle utilisait habituellement quand elle dormait seule, dans son appartement, alors qu’elle était actuellement allongée dans cette chambre inconnue ?

La situation était pour le moins curieuse.

— Si vous êtes une sorcière ou non, dit l’homme. De toute évidence vous en êtes une.

Il parlait avec un accent distingué un peu trop parfait. “Tu l’as appris, pensa-t-elle. Tu n’as pas grandi avec.”

— Bordel, qui êtes-vous ? demanda Hermione en plissant les yeux, et comment est-ce que je me suis retrouvée ici ?

— Pour la seconde question, je n’en ai aucune idée. Vous étiez là quand je suis rentré. Il aurait pu me venir à l’esprit que vous étiez venue de vous-même mais la dernière femme qui a essayé de s’insinuer dans ma vie en tentant d’utiliser le sexe comme appât est morte de façon tellement déplaisante que personne n’a réessayé depuis. 

— Charmant, marmonna Hermione. 

— De plus, les protections sont presque impossibles à briser, continua l’homme comme si elle n’avait pas parlé. Vous êtes une énigme intéressante.

Ses yeux quittèrent son visage pour la première fois.

— Joli t-shirt.

— C’est un excellent groupe. Comment vous appelez-vous déjà ?

L’homme leva les sourcils.

— Tom Riddle. Et vous êtes ?

Hermione n’était pas du genre à défaillir. Elle était devenue froidement pragmatique pendant la guerre qu’elle avait traversée, la guerre qu’elle avait aidé à gagner en se battant contre le monstre que le bel et élégant homme en face d’elle prétendait être et donc, quand elle entendit son nom, elle plissa simplement les yeux et dit « Avada Kedavra », lançant le sortilège sans délai. Il le bloqua facilement.

— Intéressant. Vous devenez de plus en plus intéressante à chaque instant. Nous sommes-nous déjà rencontrés ?

— En quelle année sommes-nous ? demanda Hermione entre ses dents.

— 1953, dit l’homme – Tom Riddle. 

Elle grogna et tenta le sortilège de la Mort à nouveau. Il le bloqua à nouveau.

— Vous avez déjà échoué avec celui-là, commenta-t-il. Ne devenez pas ennuyeuse.

Sectumsempra , répliqua-t-elle sèchement et il bloqua ce sort aussi.

— Je ne crois pas connaître celui-là. Bravo, vous restez intéressante. 

Soudain, elle sentit sa baguette échapper à son emprise et la regarda avec horreur voguer à travers la pièce jusqu’à ce que Tom Riddle l’attrape. 

— Je pense cependant que c’en est assez.

Hermione sauta hors du lit et prit son élan pour rejoindre la porte.

— Stop, l’arrêta Tom Riddle, sa baguette pointée sur elle. Premièrement, il me semble avoir mentionné les protections. Personne ne peut entrer ou sortir de cette chambre sans mon autorisation expresse. 

Il fronça les sourcils.

— D’habitude. 

Il lui indiqua un autre fauteuil près du feu. 

— Deuxièmement, ce château est occupé par mes disciples. La plupart d’entre eux n’auraient qu’une chose en tête en voyant une femme attirante habillée de la façon dont vous l’êtes. Pourquoi n’aurions-nous pas plutôt une gentille petite discussion civilisée ? Cela me parait mieux que de vous voir courir tête baissée vers une agression fort peu plaisante. Ensuite, si vous voulez, nous pourrons reprendre le duel. Cependant il me semble juste de vous prévenir que si nous faisons cela, il y a de grandes chances pour que vous mouriez. 

— Allez vous faire foutre, cracha Hermione en réponse.

— De quelle année venez-vous ? demanda-t-il.

— 2003.

— Les manières ont l’air d’être épouvantables en 2003. Ainsi que la mode. 

Sa voix se durcit. 

— Asseyez-vous ou je vous ferai vous asseoir. 

Hermione le regarda d’un oeil noir mais s’assit.

Il lança un sort rapide qu’elle ne reconnut pas et un instant plus tard on frappa à la porte. Tom Riddle l’ouvrit d’un mouvement de baguette et dit à l’homme blond pâle qui était de l’autre côté :

— J’accueille une invitée. Que la cuisine nous envoie du thé et une collation et trouve des vêtements appropriés pour une femme de qualité. 

L’homme – un double presque parfait de Draco Malfoy, remarqua Hermione – commença à poser une question mais Tom l’interrompit, son irritation évidente :

— Contente-toi de le faire et épargne-moi les détails fastidieux. Ou bien es-tu incapable d’accomplir une tâche aussi triviale sans instructions spécifiques et sans incitations ? 

L’homme eut aussitôt fait de rassurer « my lord » qu’il n’y avait aucun problème. Il parcourut Hermione du regard mais il semblait plus être en train d’estimer rapidement quelle était sa taille que d’observer ses charmes. 

— Vous utilisez déjà le pathétique surnom “Lord Voldemort” quand vous êtes en privé ? demanda-t-elle une fois que l’homme fut parti. 

Tom Riddle fit tournoyer sa baguette entre ses mains.

— Tellement intéressante. Vous semblez savoir qui je suis et pourtant je ne connais même pas votre nom. 

Hermione resta silencieuse.

— Il semblerait que nous soyons quelque peu partis du mauvais pied, reprit Tom Riddle. Cependant, puisque vous êtes selon toute vraisemblance assez bien renseignée sur ma vie, vous savez aussi probablement que je ne suis pas un mauvais Légilimens. Nous pouvons avoir une conversation ou je peux violer votre esprit. Que préférez-vous ?

— Vous mourez, dit-elle. Dans le futur. Pour votre information. Tous vos plans ? Tous vos  pitoyables plans maléfiques ? Inutiles. Vous mourez et j’aide à ce qu’on vous tue. 

— Cela m’attriste terriblement. Moi qui avais un tel espoir d’accomplir mon rêve en ouvrant une chaîne de boulangeries. Eh bien, si c’est voué à l’échec, peut-être que je devrais simplement essayer de conquérir le monde à la place. Quel est votre nom déjà ?

— Hermione Granger, répondit-elle puisque c’était inévitable. Au fait, je suis une sang-de-bourbe.

Riddle haussa les épaules.

— J’éviterai de mentionner cela à Abraxas – il a un avis assez tranché sur la question – mais puisque vous avez déjà réussi à me charmer avec votre apparition soudaine, surgie de nul part, et votre absence complète d’hésitation quant à l’usage de magie noire, je pense que je peux fermer les yeux sur ce détail, Mademoiselle – c’est bien Mademoiselle, n’est-ce pas ? – Granger.

— Oui, marmonna-t-elle. C’est Mademoiselle. 

— Presque une vieille fille, remarqua-t-il.

— En 2003 on n’est pas considérée comme une vieille fille à 25 ans, répliqua Hermione, piquée à vif. Et j’ai un petit-ami. 

C’était presque vrai, pensa-t-elle. Ils faisaient une pause – à nouveau – mais ils se remettaient toujours ensemble après ces pauses. Techniquement, elle n’avait pas de petit-copain à l’heure actuelle mais elle en avait un le mois précédent et elle en aurait un à nouveau dans quelques semaines. Cela marchait comme ça. Ils se disputaient tout le temps, Ron partait en claquant la porte, il s’excusait et il revenait.

— Un petit-ami pour qui vous ne faites pas l’effort de vous apprêter, dit Riddle en analysant à la fois son apparence et sa précédente affirmation. Je suppose que lui aussi est un sang-de-bourbe ?

— C’est un sang pur, répondit-elle sèchement.

— Ça alors. Vous faites dans l'ascension sociale dirait-on. Bien joué, Mlle Granger. Vous avez sans aucun doute l'apparence nécessaire pour cela.

Elle secoua la tête, furieuse et incrédule à l’idée qu’elle était en train de discuter de sa vie personnelle avec Tom Riddle et qu’il l’avait complimentée, même si c’était de façon bizarre. Un plateau apparut sur la table qui les séparait et il versa soigneusement le thé dans deux tasses. 

— Du sucre ou du lait ? lui demanda-t-il.

Elle secoua la tête et s’assit, perplexe, alors que Tom Riddle lui tendait une tasse de thé et lui offrait un biscuit.

— Non merci.

Elle reposa la tasse sans avoir goûté le thé. 

— Nous ne sommes pas aux enfers, dit-il, amusé, et je ne suis pas Hadès. Vous ne serez pas piégée ici pour toujours simplement parce que vous avez mangé quelque chose.*

— Permettez-moi d’être d’un autre avis sur la question des enfers. Cependant je vous accorde que vous n’êtes pas au niveau des dieux, quand bien même vous voudriez l’être. 

Tom Riddle soupira et prit une petite gorgée de thé. 

— Que vais-je bien pouvoir faire de vous, je me le demande. Vous m’avez tué dans votre passé et mon futur. Puisque vous l’avez déjà fait, cela ne peut être défait.

Il s’enfonça dans son fauteuil et se mordilla la lèvre alors qu’il réfléchissait.

— Ou pouvons-nous changer le temps ? Et si oui, à quel point ?

— Je ne veux pas changer le futur, cracha-t-elle. Tout ce qui finit par votre mort est positif. 

Il la dévisagea.

— Ce futur doit être très déplaisant. De toute évidence il vous a amenée à me détester profondément alors que tout ce que j’ai fait, c’est vous offrir du thé. 

— Et me menacer avec la légilimancie, entre autres choses.

— Vous avez essayé de me tuer à l’instant où vous avez entendu mon nom. Ce n’est pas déraisonnable d’en prendre ombrage. 

Il but une autre gorgée.

— Et pourtant cela ne m’a pas empêché d’envoyer un homme vous chercher des vêtements et de m’asseoir avec vous pour essayer d’avoir une conversation alors que, soyons honnêtes, personne ne me tiendrait responsable si je vous tuais dans l’instant.

Il poussa légèrement les biscuits avant d’ajouter :

— Ce serait considéré comme de l'autodéfense, voyez-vous. Et vous avez utilisé un sortilège Impardonnable sur moi, ou du moins essayé. 

Il lui jeta un coup d'œil.

— Et vous aviez l’intention nécessaire en plus.

— Oui, confirma Hermione. Rendez-moi ma baguette et j’en aurai à nouveau l'intention. 

— Cela ne me parait pas une bonne idée.

Tom Riddle lui sourit. 

— Je préfère amplement vous avoir à mon bras en tant que ma douce et tendre compagne. 

— Vous êtes fou ? Laissez tomber, continua-t-elle en marmonnant, évidemment que vous l’êtes. Ce n’est pas la peine de répondre à cette question.

— Je suis plutôt quelqu’un de lucide. Ne le suis-je pas dans le futur ?

— Non, répondit-elle sans détours. Vous êtes complètement taré. 

— Voyez-vous, je préfèrerais éviter cela.

Il sourit. 

— Je pense que vous allez m’aider.

— Non. 

On toqua à la porte. De nouveau, Tom l’ouvrit depuis son siège et, de nouveau, un homme qu’Hermione supposait être Abraxas Malfoy se tint dans l’embrasure. Il portait deux gros sacs de courses de chez Harrods – rien que ça – qui étaient de toute évidence pleins à craquer. 

— J’ai dû…

— Peu m’importe, le coupa Riddle. As-tu fait ce que je t’avais demandé ?

— Oui, my lord.

— Dans ce cas, laisse les sacs et va-t’en.

Une fois que la porte fut fermée, il soupira. 

— Qu’il est difficile de trouver de bons serviteurs, dit-il à Hermione en guise d’explication, puis lui fit geste de partir. Allez vous mettre quelque chose sur le dos. Je suppose que vous êtes capable de faire les sorts d’ajustement mineurs par vous-mêmes ?

— J’ai besoin de ma baguette pour cela, répondit Hermione en tendant la main. 

Il la lui lança et, à l’instant précis où elle fut dans sa main, elle tenta un sortilège Doloris. 

— J’admire votre résolution inflexible, dit Tom Riddle alors qu’il s’était de nouveau débrouillé pour faire venir sa baguette à lui, ainsi que la façon dont vous explorez de nouvelles stratégies, mais je ne peux vraiment pas vous laisser me jeter un mauvais sort. J’en déduis que je vais devoir régler les éventuels problèmes de votre nouvelle garde-robe moi-même.

Il parcourut son corps du regard.

— Voulez-vous rester en culotte ?

Elle rougit et se tourna pour aller fouiller dans les sacs. Avec humour noir, elle se dit qu’il était dommage qu’elle n’ait jamais l’occasion de raconter à Draco Malfoy que son grand-père était allé faire des achats pour elle dans un magasin moldu . Ou, tout du moins, qu’il avait transplané dans un magasin, volé tout un tas de trucs, et transplané à nouveau pour sortir. Elle dut admettre qu’Abraxas avait d’excellents goûts et l’oeil pour estimer la taille d’une femme. Elle enfila une robe à pois dotée d’un col blanc et d’une ceinture assortie et s’autorisa le petit plaisir féminin de faire tournoyer la jupe ample. 

— C’est nettement mieux, commenta Tom Riddle. Je ne peux vous dire à quel point il était déconcertant de discuter avec vous précédemment. 

Il lui indiqua son siège et elle retourna s’asseoir. 

— Comme je le disais tout à l’heure, je pense que vous serez ma douce compagne.

— Vous vous contentez toujours d'informer simplement les gens à propos de choses comme ça ? lui demanda-t-elle. Pas de “Oh, que j’aimerais sortir avec vous, Mlle Granger” ? Seulement “faites-le” ?

Tom Riddle haussa les épaules. 

— Vous êtes piégée dans une époque à laquelle vous n’appartenez pas, dans un château avec un homme que vous avez tué, ou allez tuer, que vous détestez. Et tant que nous y sommes, même si c’est évident : vous faire la cour ne m’intéresse pas, je veux seulement profiter de vos connaissances. N’avez-vous donc pas la moindre once de curiosité sur la façon dont vous êtes arrivée ici ?

Il lui sourit à nouveau et elle frissonna tant ce sourire était engageant et chaleureux. 

— Et puis, soyons honnêtes, me tuer pourrait s’avérer une mauvaise idée. Qui sait quelles pourraient être les conséquences sur le cours du temps ?

— Je travaille actuellement sur le plan “tuons Lord Voldemort d’abord, occupons-nous des problèmes de paradoxe temporel plus tard”, dit Hermione. 

Elle essaya de garder les yeux ailleurs que sur sa baguette.

— Ou je voudrais le faire. 

— Changer le futur ne vous intéresse pas du tout ? demanda Tom Riddle. Réfléchissez à combien vous pourriez m’influencer en tant que ma conseillère de confiance. 

— De confiance ? grogna-t-elle en réponse. 

— Vous dormirez dans mon lit, mangerez à mes côtés, dit-il en souriant. Tout le monde en déduira que nous sommes follement amoureux.

Il posa sa tasse de thé et examina ses ongles. 

— Et si vous faites un pas de travers, je ferai en sorte que vous souhaitiez mourir. 

— Je n’arrêterai jamais d’essayer de vous tuer. 

— Du moment que vous faites cela en privé, répondit Riddle avec un haussement d’épaule. Ce serait mauvais pour mon image que vous soyez à ce point, voyons voir, comment devrais-je appeler cela…

— Impatiente de vous tuer ? Non pas une petite-amie mais de fait une prisonnière ? suggéra Hermione. 

— Oh, cela ne poserait pas de problème à mes sbires que vous soyez une prisonnière. Ils en ont très certainement eux-mêmes. Non, dit-il alors qu’elle pâlissait. Je ne peux simplement pas les laisser penser que m’attaquer est acceptable et si vous le faisiez à un endroit où ils peuvent le voir, je serais contraint de couper ce petit problème comportemental à la racine. 

Il se leva. 

— Ce n’est pas comme si vous aviez réellement le choix, Mlle Granger. Nous pouvons profiter de la compagnie l’un de l’autre pendant que nous élucidons le mystère de votre apparition dans mon lit ou bien je peux vous torturer encore et encore pour m’amuser et ensuite vous poser des questions sur le futur pendant que vous sanglotez par terre. 

Il jeta un coup d'œil à la cicatrice sur son bras.

— Il serait préférable que vous couvriez cela. Comme je l’ai dit, Abraxas a des idées assez tranchées. 

— Pourquoi ne pas vous contenter de la deuxième option ? demanda Hermione alors que l’homme invoquait un sort de dissimulation sur la cicatrice. 

— Vous m’intriguez. Il aurait dû être impossible que vous apparaissez ici et pourtant vous l’avez fait. Vous êtes intelligente, talentueuse et je m’ennuie facilement. Et puis l’éventualité que vous puissiez m’aider à faire mieux, que vous le souhaitiez ou non, fait que cela vaut la peine de vous garder saine d’esprit. 

— Je vous déteste, dit-elle d’une voix basse. 

— Vous ne me connaissez même pas. Peut-être que lorsque nous serons devenus plus familiers vous changerez d’avis. 

Hermione expira tout l’air de ses poumons, terrifiée face à cette possibilité. Cependant, si elle était bel et bien piégée ici, il valait mieux jouer le jeu.

Tom Riddle lui présenta son bras et, reconnaissant l’ordre implicite, elle se leva et le prit.

— Il est temps que vous rencontriez mes sbires, dit-il. La plupart sont idiots. Essayez de ne pas trop déprimer face à leur manque d’esprit ou de talent. 

— C’est probablement à cause de la consanguinité, marmonna-t-elle. 

Le rire de Tom Riddle remplit la pièce alors qu’il lui ouvrait la porte. 

— Je savais bien que je vous appréciais.

Notes:

* Référence au mythe de Perséphone : enlevée par Hadès, elle mange quelques pépins de grenade pendant son séjour aux enfers, ce qui la lie à ce lieu.