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Characters:
Language:
Français
Stats:
Published:
2020-12-01
Updated:
2022-04-19
Words:
46,970
Chapters:
20/?
Comments:
116
Kudos:
217
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15
Hits:
6,990

Douces ténèbres

Summary:

Alors qu'il était en plein discours à l'amphithéâtre qui se trouvait dans le caveau des Lestrange au cimetière du Père Lachaise, Grindelwald est témoin avec ses partisans d'une puissante magie qui emmène une jeune femme blessé grièvement, clairement torturée. A partir de là certaines choses vont changer et le monde magique va trembler avant de peut-être prospérer?

Notes:

j'espère que vous allez malgré ces temps troublés. Si vous êtes ici, c'est parce que vous êtes intéressés par le couple Hermione/Gellert ou simplement curieux. Il n'existe pas beaucoup d'histoires sur ce couple et aucune en français alors je me suis lancée. Sur ce je vous souhaite une bonne lecture!

Chapter 1: Arrivée mystérieuse

Chapter Text

Mausolée Lestrange, amphithéâtre, Cimetière du père Lachaise année 1927 :

C’était le moment, Gellert Grindelwald vérifia une dernière fois qu’il était parfait, car l’art du paraître était quelque chose qu’il ne fallait surtout pas sous-estimer, et ce n’était pas en France que l’on dirait le contraire. Ses disciples étaient tous réunis ici, ce soir, pour l’écouter et le soutenir. Des sorciers et des sorcières qui avaient compris que leur monde stagnait, qu’il fallait le changer, évoluer. Bien sûr c’était également un magnifique piège pour les aurors qui se croyaient meilleurs qu’eux, meilleurs que lui. Eh bien ce soir, il prouverait au monde sorcier qui était réellement le meilleur.

Quelques instants plus tard alors que tout le monde était arrivé et que les issues étaient fermées, Gellert se dirigea vers le centre de l’amphithéâtre, dès qu’ils le virent, ses partisans applaudirent, le faisant sourire intérieurement, mais restant stoïque à l’extérieur. Il s’inclina devant eux avant de prendre la parole. Il dit tout son discours en observant les réactions de ses fidèles, les jaugeant tous, sachant qui le suivrait sans poser de question et il fut satisfait du résultat, car très peu semblaient douter. Il y avait bien sûr une tension lorsque les aurors descendirent sur son invitation, il savait qu’il y aurait un 'accident', c’était prévu. Ce qui n’était pas prévu en revanche, c’était une grosse manifestation de magie. Personne ne savait ce qu’il se passait, pas plus que lui… Un immense grondement comme s’il y avait un orage au-dessus de leurs têtes, puis il y eut comme un tourbillon de vent très puissant et doré, une magie extrêmement puissante était à l’œuvre… Tout le monde se mit à crier et à se protéger comme ils pouvaient en se couchant au sol pour la plupart…
Grindelwald quant à lui, avait sorti sa baguette et se protégeait avec un sort, bien qu’il eût beaucoup de mal.

Cela prit quelques minutes avant de se calmer pour finalement s’arrêter complètement et à la stupéfaction de tout le monde, à la place il y avait une personne, une jeune femme, au centre de la scène de l’amphithéâtre.
Bien qu’aussi perturbé que les autres, Gellert repris ses esprits et s'approcha avec méfiance, mais également curiosité de la jeune femme.
Plus il s’avançait et plus l’horreur se gravait en lui, dire qu’elle était dans un sale état serait un euphémisme. Elle était éveillée et pourtant son esprit n’était pas là. Il connaissait bien ce regard, celui d’une personne torturée, il s’accroupit à côté d’elle et regarda l’étendue des dégâts. Quiconque avait fait cela avait un certain plaisir à la torture cela ne faisait aucun doute. Son regard se stoppa sur un mot gravé sur l’avant-bras de la jeune femme, un mot qui lui glaça le sang, tout en le faisant bouillir de rage : sang de bourbe.
Une née moldue, une de ses personnes que la magie avait jugée digne d’être en elle. Beaucoup de ses discours étaient de belles paroles, mais il croyait vraiment et profondément que les nés moldus étaient des personnes d’exceptions car la magie les choisissait…

"Que vous est-il arrivé… ?" Demanda Gellert en chuchotant.

D’un coup, la jeune le regarda, elle sembla d’abord confuse, puis choquée, son regard se tourna vers la baguette de sureau, elle semblait la reconnaître et puis les larmes arrivèrent.

"La baguette de sureau…" Chuchota-t-elle. "C’est tellement rassurant de la revoir…"

Le choc sur le visage de Gellert était une chose que peu de personne pouvaient affirmer avoir vu et encore moins provoquer.

"Qui êtes-vous ?" Demanda Gellert très intéressé malgré le choc.

Il y eut plus de larmes, elle était brisée. Une main s’agrippait à la veste de Gellert pour le rapprocher d’elle et lui chuchoter à l’oreille :

"Dans mon sac… Il y a des fioles vides…. Prenez-les, prenez mes larmes… Une pensine… Regardez-les… Sauvez-nous, sauvez-nous tous… Vous seul, le pouvez… Sauvez le monde sorcier…" Dit la jeune.

C’était incompréhensible… Sauver le monde sorcier ? De quoi ? Des moldus ? Non, ces blessures… Cela avait été fait avec de la magie… Il détestait être dans l’ignorance. C’était un pari risqué, mais il le prendrait. Il prit le sac et y plongea sa main, puis tout son bras plongea. Cela semblait sans fond, mais bien rempli. Il décida donc d’employer le sortilège d’accio et les fioles vides arrivèrent dans sa main. Un sort d’extension mêlé à un autre pour la légèreté, c’était brillant…
Il s’approcha d’elle et recueillit ses larmes.

En attendant tout le monde commençait à sérieusement devenir nerveux, la tension dans la pièce devenait de plus en plus palpable. Des chuchotements, se firent entendre, émettant des hypothèses sur la venue de la jeune femme. Un jeune auror inexpérimenté et sûrement à la recherche de gloire tenta sa chance et tira un sortilège qui se dirigea vers Grindelwald sous les halètements de tous les sorciers et sorcières de la salle.
Bien entendu le sortilège fut stoppé d’un simple coup de baguette de la part de Gellert qui semblait plutôt ennuyé. A présent tout le monde avait sa baguette à la main, prêts pour la bataille. Il fallait arrêter cela maintenant et il avait une bonne idée de comment…

"Arrêtez !" Cria Gellert. Stoppant ainsi ses partisans. "Transplanez ! Allez-vous-en ! Quittez cet endroit maintenant ! Faîtes passer le message, ce n’est pas nous qui sommes violents. Ils ont attaqué alors que j’aidais une jeune sorcière gravement blessée ! Que tout le monde le sache !" Oh oui que tout le monde le sache…

L’amphithéâtre se rempli de bruits de transplanage, ses adeptes quittaient les lieux pour propager son message. Les aurors quant à eux décidèrent de s’approcher en courant pour l’attraper. Il invoqua le protego diabolica, un de ses sorts favoris, il devait bien l’avouer.

"Entrez dans le cercle, rejoignez-moi, jurez-moi une loyauté éternelle." Déclara Gellert.

Beaucoup d’aurors tentèrent de fuir, mais les flammes les poursuivirent pour finalement les réduire en cendre…

"Il faut respecter la règle du jeu, pas de tricherie les enfants !" Résonna fortement la voix de Gellert, puis il vit les deux frères dragonneau dont un qu’il avait malheureusement croiser à New York. Beaucoup d’adeptes avaient passés le cercle dont Quennie Goldstein et Croyance.

"Prenez la jeune femme, transplanez à Nurmengard et faîtes en sorte qu’elle ait des soins immédiats en attendant mon retour." Ordonna-t-il à la femme blonde.

Cette dernière s’exécuta rapidement tout en le faisant en douceur pour éviter plus de dégâts envers la jeune femme maintenant inconsciente. Une fois qu’elles furent parties, il se concentra sur Dragonneau.

"Monsieur Dragonneau ! Pensez-vous que Dumbledore vous regrettera ?" Demanda-t-il au jeune homme alors qu’il dirigea ses flammes bleues vers lui.

"Grindelwald ! Arrêtez !" Cria une voix féminine.

Il se tourna tout en resta sur ses gardes pour faire face à Leta Lestrange.

"Voilà un visage qu’il me semble connaître… Leta Lestrange… Une jeune femme rejetée par ses pairs, maltraitée, malaimée… Rentrons à la maison." Dit-il en chuchotant.

Pourtant dès qu’il eut le dos tourné, elle lui lança un sort qu’il dévia d’un simple coup de baguette. Qu’avaient-ils tous décidément à vouloir lui tirer dans le dos ?

"Leta !" Hurla un homme.

Ah ! Theseus Dragonneau…

"Je t’aime… Partez ! Partez !" Dit-elle alors qu’elle tirait plusieurs sorts sur Grindelwald dont un alla directement sur le crâne enchanté avec lequel il avait montré ses visions à tout le monde.

Les flammes de Grindelwald commencèrent à prendre toute la pièce, devenant incontrôlables. Leta fut touchée et réduite en cendre comme bon nombre d’aurors avant elle. Gellert resta aussi droit qu’un piquer, regardant toute la scène.

"J’ai toujours détesté Paris." Déclara-t-il avant de transplaner à son tour pour Nurmengard.

Une fois arrivé à sa forteresse, il enleva son manteau et remarqua que quelque chose n’allait pas. Il manquait quelque chose. Lorsqu’il regarda attentivement, le pacte de sang… Le pacte de sang avait disparu. Dragonneau…. Pensa-t-il avec rage. Comment avait-il fait ?! C’était mauvais… Très mauvais…
Mais pour l’instant, il avait un plus gros chat à fouetter. Il sortit une fiole, contenant les souvenirs de la mystérieuse jeune femme et vérifia qu’ils étaient réels avant de les mettre dans la pensine et de plonger dedans.

"Un troll des montagnes dans ton école… Vraiment Albus ? et après on ose dire que Durmstrang est dure !" Commenta narquoisement Gellert.

Plus les souvenirs passaient et plus Gellert était partagé entre deux émotions, la rage et l’émerveillement. La rage car ce Voldemort détruisait le monde magique pour un problème d’égo surdimensionné, alors que le peuple magique était déjà en précarité et allant contre les choix de la magie elle-même en ce qui concernait les nés-moldus. Et l’émerveillement face à l’ingéniosité de la jeune femme qu’il savait maintenant s’appelait Hermione Granger… Il devait l’avouer, laisser un professeur à la Mercie des centaures était grandiose ! Le plus étrange fut de la regarder en train de regarder les souvenirs d’Albus, tous les souvenirs d’Albus, y compris lorsqu’il décida de le combattre après avoir récupérer le pacte de sang. Il le savait... Dragonneau travaillait pour Albus et maintenant il avait le pacte… Il prit une grande respiration et continua à regarder les aventures du trio d’or. Puis vint le moment fatidique de leur capture à elle et ses camarades et à la torture jusqu’à ce que la magie dont il avait été témoin dans l’amphithéâtre ne fasse son apparition.
Voilà qui était intrigant... La magie elle-même avait-elle décidée de la sauver en l’envoyant ici ?
Puis vint un dernier souvenir, dans l’amphithéâtre, pourquoi lui montrait-elle cela ? Il avait été là tout du long… Il se concentra sur leur interaction et remarqua qu’il avait se pacte de sang sur lui, peut-être verrait-il comment il a disparu. Et en effet, il le vit, elle l’avait agrippé, elle l’avait pris et garder fermement dans son poing, à l’abri. Gellert éclata de rire, ce n’était pas une coïncidence, pour qu’il puisse sauver le monde sorcier comme elle l’avait dit, il fallait qu’il reste libre, donc que Dumbledore ne puisse pas le combattre. Et quel meilleur moyen que de ne pas briser le pacte ?

Il ressortit de la pensine et alla trouver Queennie pour qu’elle l’emmène vers Hermione. Elle était dans l‘un des appartements les plus somptueux de la forteresse et semblait dormir paisiblement. La medicomage familiale était encore là, essayant désespérément de cicatriser l’inscription sur l’avant-bras d’Hermione.

Cela avait été fait avec une lame maudite dans le but de rester, malheureusement pour la pauvre folle qui l’avait fait, il était un maître dans les arts noirs.

"Freya ? Laissez-moi-faire, il s’agit de magie noire." Dit Gellert en allemand.

La médicomage, Freya, fronça les sourcils de compréhension, elle s’en était doutée, mais voulait tout de même essayer et se poussa pour laisser la place à Gellert. Il pointa la baguette de sureau sur l’avant-bras d’Hermione et commença à lancer des sorts. Une sorte de brume noire sortit des lettres et dès qu’il n’y en avait plus, il fit d’autres sorts. Ils pouvaient voir la chair se retisser et cicatriser pour que finalement il ne reste plus rien, pas une marque, comme si rien ne s’était passé…

"Qui aurait pu faire une chose pareille ? Et pourquoi ?" Demanda doucement Queennie.

Gellert ne dit rien, après tout que répondre à cela. Il fixa Hermione encore inconsciente, le poing toujours serré et il eut un sourire amusé. Petite futée se dit-il. Il remarqua Queennie sortir de la pièce en disant qu’elle devait aller se nettoyer. Peu importait, il resta fixé sur Hermione et s’assit sur un fauteuil à côté du lit.

"Oh meine liebe… Je sens qu’on va bien s’amuser tous les deux…" Dit-il avec un sourire tordu.

 

*meine liebe signifie mon amour mais pas d'une manière amoureuse, plutôt comme un surnom. merci à beate pour m'avoir corrigé d'ailleurs.