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I Will Possess Your Heart

Summary:

Le stalker de Yoonji lui a tout pris ou presque. Ses amis, son rire, son insouciance, sa passion, son courage, son avenir et son présent.

Lui prendra t-il également Jimin ?

Notes:

Ce n'est pas du tout une dark romance.

Playliste : One way or another by Blondie - I Will Possess Your Heart by Death Cab For Cutie - Tyler by toadies - Stalker by The Warning - Your House by Alanis Morissette - Vermilion, Pt. 2 by Slipknot

Chapter 1: Prologue

Chapter Text

 

 

She seems dressed in all the rings
Of past fatalaties
So fragile yet so devious
She continues to see it
Climatic hands that press
Her temples and my chest
Enter the night that she came home
Forever

Oh (She's the only one that makes me sad)

She is everything and more
The solemn hypnotic
My Dahlia bathed in possession
She is home to me
I get nervous, perverse, when I see her it's worse
But the stress is astounding
It's now or never she's coming home
Forever

Oh (she's the only one that makes me sad)
(Coming alive, she's coming alive)





Yoonji garda la tête haute en sortant du commissariat, ignorant les regards insistants et quelques sourires moqueurs échangés derrière son dos.

Ce n'est qu'une fois à l'extérieur qu'elle souffla bruyamment, refoulant ses larmes.

Elle savait bien que les officiers la trouvaient agaçante, qu'ils pensaient qu'elle exagérait ou même qu'elle se complaisait dans cette situation. Au début, ils s'étaient tous proposés comme chevaliers servants, mais aujourd'hui, elle ne les amusait plus.

Elle se surprit à serrer les poings. N'était-ce pas leur rôle de l'aider ? Pensaient-ils vraiment que cette situation l'amusait ? Depuis combien de temps n'avait-elle pas eu une vraie nuit de sommeil, sans sursauter au moindre bruit ?

Le sentiment, à présent familier, d'être observée, fit éclore, le long de son dos, un frisson glacé. Elle remonta rapidement ses longs cheveux noirs sur le haut de son crâne, les enfonçant sous sa casquette grise, assortie à son large sweat usé.

Il était là, elle en était sûre.

L'angoisse lui noua l'estomac, supplantant la faim par une envie dévorante de vomir. Elle devait déjeuner avec une amie aujourd'hui et, malgré l'envie de rentrer au plus vite, elle ne pouvait pas annuler encore. Elle l'avait déjà fait trois fois cette semaine.

Suzy ne lui pardonnerait pas.

Accélérant le pas, elle arriva tout juste à temps à l'arrêt de bus, scrutant les hommes qui montèrent après elle. Elle tenta de rester discrète, mais son regard s'attardait malgré elle.

Est-ce que c'était lui ? Ou peut-être celui-là, là-bas, à l'arrière ?

C'était plus fort qu'elle, désormais, dès qu'elle mettait un pied dehors, tous les hommes devenaient des ennemis potentiels. Parce qu'il était là, parmi eux.

Yoonji avait un stalker.

Un harceleur. Un cinglé qui prenait un plaisir malsain à faire de sa vie un enfer.

Tout avait commencé sur les réseaux sociaux, des messages d'amour obsédant, se mêlant aux insultes et aux menaces, polluant peu à peu toutes ses photos, toutes ses vidéos. Elle avait d'abord cru qu'il suffirait d'ignorer cette attention malsaine, que ces mauvaises "blagues" cesseraient d'elles-mêmes.

Puis le premier appel était arrivé.

Elle avait beau changer de numéro sans cesse, il trouvait toujours le nouveau. Et, avec le temps, elle avait compris qu'il valait mieux décrocher plutôt que l'ignorer.

Au début, elle pensait encore naïvement que, puisqu'il laissait des messages vocaux et semblait ainsi semer des "traces", la police pourrait facilement l'arrêter. Mais six mois plus tard, des dizaines de plaintes et rapports entassés, elle se rendait enfin à l'évidence.

Ce n'était pas aussi simple, et la police ne considérait pas son cas comme prioritaire.

Elle n'avait jamais été agressée, et en dehors des messages et appels, son harceleur n'avait jamais "franchi de ligne", comme le disait si bien un des officiers, un sourire condescendant au coin des lèvres.

Yoonji avait bien tenté de leur expliquer qu'elle se sentait observée, suivie, piégée à chaque coin de rue, mais l'attitude des forces de l'ordre lui prouvait chaque fois un peu plus qu'ils la prenaient pour une paranoïaque.

Peut-être qu'elle l'était un peu, oui, mais n'était-ce pas naturel au vu de sa situation ? Un homme la harcelait depuis des mois !

Et ce n'était pas tout, son harceleur n'avait rien de "normal" dans sa folie. Il oscillait constamment entre l'adoration et la haine.

Ses appels étaient délicats, presque tendres au début. Une voix douce qui tentait de l'amadouer, en prenant des airs de petit ami attentionné.

« Est-ce que je t'ai manqué aujourd'hui ? » ou encore « Je veux juste que tu sois heureuse. »

Mais une heure plus tard, il rappelait hors de lui, la voix déformée différemment, son ton doux transformé en venin.

« Tu penses être meilleure que moi, c'est ça ? » sifflait-il au téléphone. « Tu es une traînée qui mérite d'être corrigée... »

Les insultes se mêlaient aux accusations et se transformaient en menaces, parfois terriblement précises. Il lui décrivait les atrocités qu'il lui ferait subir avant de l'éliminer, d'une voix calme qui se muait en hurlements de rage à mesure que la conversation avançait.

Un bouton on/off était coincé quelque part dans cette ombre obsédée et dangereuse. Dans son esprit dérangé, il l'aimait autant qu'il la haïssait.

Yoonji tremblait parfois en se rappelant les détails de certains messages, des mots délicats, empreints d'une tendresse malsaine, s'opposant violemment aux menaces cruelles. Mais qu'il se montre tendre ou non, ses appels étaient, toujours, un cauchemar. Lorsqu'il se montrait doux, il semblait seulement plus subtil dans son désir de la posséder.

Et c'était tout aussi terrifiant.