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Français
Stats:
Published:
2021-09-15
Updated:
2023-02-15
Words:
19,594
Chapters:
8/?
Comments:
11
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94
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2,455

le loup a crinière

Summary:

L’air froid de la forêt laissait échapper un nuage de buée à chaque respiration, les feuilles mortes craquaient sous ses pieds.
« Le garçon qui courait avec les loups » était devenu la proie D'un Alpha sauvage et il ne voyait aucune issue à l’inévitable fin de cette chasse.

Chapter 1: l'attaque

Summary:

bonjour, bonjour !
je fais des mise a jour sur tout les chapitres déjà posté.
il y aura quelques modifications mineur, rien qui ne change le récit je vous assure, et une correction général.
bonne lecture ! ✪ ω ✪(ノ◕ヮ◕)ノ*:・゚✧

Notes:

Ceci ne sera pas conforme au canon pour certaine raison et je risque de changer les tags tout au long des mises à jour.
il y a certaines choses que vous devez savoir avant de lire cette fic.

toute cette fic ce passe pendant l'arc des chimères, donc tout les ados on 18 ans.

Stiles a deux ans de plus, soit 20 ans, et Derek en a 23 ans, ils n’on jamais vraiment été clair dans la série sur l'âge des personnages, surtout Derek. On sait juste que Derek a quelques années de plus que Stiles et Scott et, pour moi, lui donner 23 ans me semblait bien.

l'âge de Stiles est dû au fait qu’il ait raté un an d’école après avoir été diagnostiqué TDAH et un an de plus après la mort de sa mère.
Erica et Boyd son vivant parce que je les aime à l’inverse d’Allison que je ne supporte pas, et Isaac est toujours là. Derek est resté un alpha et Jackson a rejoint sa meute.
Peter a une seconde chance parce qu’il mérite mieux.
Stiles est en bons termes avec tout le monde.
Ça se passe pendant l’arc des chimères.
Et j’ai oublié de mentionner Aiden et Ethan dans tout la fic, faites en ce qu’il vous plait.

Bonne lecture

Chapter Text

L’air froid de la forêt laissait échapper un nuage de buée à chaque respiration, les feuilles mortes craquaient sous ses pieds.

« Le garçon qui courait avec les loups » était devenu la proie d’un Alpha sauvage et il ne voyait aucune issue à l’inévitable fin de cette chasse.
Il aurait pourtant dû retenir la leçon, se promener dans la réserve seul pendant la nuit n’était pas une bonne idée quand on voulait rester en vie, mais ses insomnies ne lui donnaient aucun répit et rester dans sa chambre commençait à l’étouffer.

Pour s’aérer la tête, il avait décidé d’aller se promener et s’était retrouvé aux abords de la forêt sans y penser, comme si quelque chose l’avait attiré.

Il marchait tranquillement, quand il eut l’impression d’être observé. Ça s’est avéré ne pas être qu’une impression.

Sorti de nulle part, un homme, une bête, apparut devant lui.
Peter avait été effrayant dans sa forme alpha déformée, mais l’inconnu face à lui l’était encore plus.
De sa bouche remplie de crocs se forma un sourire dérangeant, il prononça de simples mots pourtant glaçants.

« Cours. »

Sa voix grondante résonna dans l’air vide de la réserve et Stiles fit exactement ce qu’il lui dit, il se mit à courir aussi vite que ses jambes le lui permettaient. Il avait peur, bien sûr, mais pas forcément pour lui. Il avait depuis longtemps accepté qu’un jour il mourrait des mains d’un être surnaturel, il savait que sa vie serait courte, mais il n’avait pas effrayé, il avait fait la paix avec la mort tout au long de ses mésaventures. Il s’inquiétait pour son père qu’il laisserait seul, il s’inquiétait pour la meute, il s’inquiétait pour Derek.

Les seuls bruits que l’on entendait dans la forêt étaient la respiration saccadée de Stiles, les grognements de la bête ainsi que ses rires moqueurs et le fracas des pieds traversant les sous-bois.
Dans une autre situation, il aurait ri de lui-même et de sa chance merdique, car, après tout, qu’elles étaient ses chances de tomber sur un alpha diabolique au milieu de la nuit le seul jour ou il décide de prendre l’air ? Il va finir en casse-croûte pour psychopathe.

Si Stiles était honnête avec lui-même, il commençait sérieusement à paniquer et ce n’était vraiment pas le moment pour une de ses habituelles crises. Ils s’enfonçaient de plus en plus profondément dans la réserve, au point où Stiles en venait à se demander si on retrouverait un jour son cadavre, enfin, s’il y avait même un cadavre à retrouver.

Il savait bien qu’il n’avait aucune chance qu’il puisse semer l’alpha, il était d’ailleurs bien conscient que son assaillant ne faisait que jouer avec lui. Il avait peut-être amélioré son endurance à force de courir pour sa vie depuis que Scott s’était fait mordre, mais il reste humain. Il n’avait ni la force, ni la résistance et certainement pas la vitesse d’un être surnaturel.
Stiles fut sorti de ses pensées par la voix rauque et railleuse de la bête.

« Cours, cours, petit humain, mais à la fin tu ne m’échapperas pas. »

Des frissons rampèrent dans le cou de Stiles et il se demanda pourquoi il n’avait pas pensé à prendre sa poudre de sorbier qu’il a habituellement toujours sur lui. Il se maudit d’avoir oublié la seule chose qui puisse le protéger de toutes les créatures surnaturelles qui ne soient pas des chimères, mais même avec son sorbier il doute qu’il ait pu se concentrer assez pour former une barrière.
Il n’avait plus beaucoup d’options.

Perdu dans ses pensées, Stiles n’avait pas vu où il mettait les pieds, ça et sa maladresse légendaire l’avait fait trébucher sur une racine. Avant même de pouvoir faire un mouvement pour se relever, le poids de l’alpha le maintenait au sol.

« Enfin, je commençais à me lasser, tu vas être gentil et me laisser croquer. »

« Laisse-moi partir ! »

Stiles savait pertinemment que le loup-garou ne le laisserait pas simplement parce qu’il l’avait demandé, c’était une simple diversion pour accéder au couteau enduit d’aconit qu’il gardait attaché à sa ceinture.
Mais il ne put retirer la lame de son fourreau qu’un gloussement sombre et grognant l’arrêta. Stiles ne se rendit compte que maintenant de la proximité en décroît de son cou avec la bouche du loup-garou, son halène fétide lui donnant la nausée.

« Comme c’est mignon, tu croyais vraiment que je ne remarquerais pas le joli petit couteau que tu me caches ? Tu me crois stupide ?! Ça empeste l’aconit ! »

D’un geste brusque, l’alpha prit violemment sa main tenant la lame et serra jusqu’à ce qu’il la lâche puis il jeta le couteau hors de sa portée, au loin. La dernière chance de Stiles venait de lui être littéralement arrachée des mains et il perdit l’espoir de s’en sortir, laissant la peur l’envahir. Il essaya de se défaire de la poigne de l’alpha, mais ce fut en vain, alors il cria, espérant que quelqu’un l’entendrait.

« À l’aide ! Au secours ! »

« Tu es plutôt intéressant humain. Ta peur n’a jamais été dirigée vers moi, même maintenant. Tu es vraiment un spécimen à part. je ne vais peut-être pas te manger après tout, tu ferais un bon Bêta. »

Stiles n’eut même pas le temps d’enregistrer pleinement le sens de ces mots, qu’il ressentit une douleur atroce dans son épaule. Son cri résonna dans toute la réserve, mais il n’en était pas conscient. Tout ce qu’il savait, c’est que quelque chose en lui semblait se réveiller, tout autour de lui devin noir.

Chapter 2: suite de l'attaque

Summary:

Le matin se levait sur la réserve, ses oreilles captaient le faible chant des oiseaux qui commençaient tout juste à se réveiller. L’humidité du sol, sous lui, avait depuis longtemps trempé les vêtements. Les doux rayons de soleil qui traversaient le feuillage épais des arbres réchauffèrent son visage et lui firent ouvrir les yeux lentement.

Notes:

(See the end of the chapter for notes.)

Chapter Text

Le matin se levait sur la réserve, ses oreilles captaient le faible chant des oiseaux qui commençaient tout juste à se réveiller. L’humidité du sol, sous lui, avait depuis longtemps trempé les vêtements. Les doux rayons de soleil qui traversaient le feuillage épais des arbres réchauffèrent son visage et lui firent ouvrir les yeux lentement.

La vue qui accueillit Stiles était horrible. Du sang recouvrait la quasi-totalité des végétaux l’entourant et l’écorce de certains conifères était recouverte de marques de griffes. Mais ce qui attira l’attention de Stiles parmi cette scène macabre, fut le tas non identifiable de chair, de tripes et d’hémoglobines qui gisaient non loin de lui.

Stiles ne pensa que maintenant qu’il était en vie et que l’alpha qui le chassait n’était plus là. Il ne fallut pas longtemps pour relier les points et se rendre compte que ce qu’il regardait en ce moment puisse bien être son ancien assaillant. Il lui vint à l’esprit que c’était probablement son œuvre. La peur envahit tout son être. Que s’était-il passé ? Comment aurait-il pu battre un loup-garou alpha ? Les questions se bousculaient dans sa tête, mais aucune réponse ne lui vint.

Stiles détourna le regard de l’amoncellement de chair et eu enfin le courage examiner l’état de son corps. À sa grande surprise, il ne vit aucune blessure malgré la quantité impressionnante de sang qui se trouvait sur lui, à part quelques courbatures, rien ne lui faisait mal.
Il ne comprenait pas ce qu’il s’était passé et cela le mettait mal à l’aise.
Se redressant, Stiles observa à nouveau l’endroit en prenant un peu plus son temps et en essayant de rester calme.

« Certains arbres ont été déracinés, ça ne peut pas être moi qui ai fait ça. », pensa-t-il à haute voix. « Je ne me souviens de rien à part la morsure »

La morsure… il n’était plus humain, pas vrai ? Est-ce comme ça qu’il s’en était sorti ? Parce que la morsure l’avait transformé, il avait pu se défendre et survivre à cette attaque ? Il ne voyait que cette solution, mais ça lui semblait étrange. Il savait comment fonctionnait la morsure, il savait combien de temps il fallait pour qu’elle prenne effet et quels étaient les symptômes du changement.

Ça ne collait pas à sa situation, c’était trop rapide.

D’un coup, il envisagea quelque chose, s’il était effectivement devenu un garou et qu’il avait vraiment tué l’alpha, il allait avoir de gros ennuis. C’était déjà un miracle que Derek et Scott puissent coexister sur le même territoire sans qu’il ait trop de confrontations. Si un troisième alpha venait s’ajouter à tout ça… il n’osait même pas l’imaginer.

Stiles avait besoin d’aide, il le savait, mais il n’obtiendra rien de Scott. Il n’ira certainement pas voir Deaton, il ne lui a jamais fait confiance. Il ne pense pas que rentrer chez lui soit judicieux quand il n’a aucune idée de ce qu’il lui arrivait, il ne voulait pas risquer la vie de son père.

Il ne lui reste qu’une solution et il espère que Derek ne le tuera pas quand il se présentera au loft. Il était fatigué de tout ça et il avait vraiment besoin d’une douche chaude, d’un bon lit et, surtout, de quelqu’un qui ne le jugera pas.

Avec l’intention de se rendre chez Derek, Stiles se leva et fit quelques pas en évitant soigneusement les morceaux de corps qui traînaient un peu partout, mais se figea soudainement. Il n’avait aucune idée d’où il se trouvait, quelle direction il devrait prendre, il était complètement perdu. Dans sa course pour échapper au danger, il s’était enfoncé dans les profondeurs inconnues de la réserve et il n’avait aucun moyen de se repérer.

Stiles avait envie de pleurer, il ne savait pas quoi faire et plus il restait debout au milieu de ce paysage ensanglanté, plus l’envie de vomir se faisait forte.
Il se remit à marcher le plus loin possible de tout ça et tourna le dos à ce qui sera sûrement le sujet numéro un de ses prochaines terreurs nocturnes. Glissant sa main droite dans sa poche, il en sortit son téléphone et regarda avec dévastation son écran entièrement brisé. Ça avait été son dernier espoir, il aurait pu contacter Sourwolf qui connaissait la forêt comme sa poche ou n’importe qui de la meute, mais bien sûr, son téléphone était maintenant complètement inutilisable.

Il était bien conscient des tremblements qui parcouraient son corps, il était sous le choc et l’état mouillé de ses vêtements tachés de sang, ainsi que le froid glacial du matin qui inonde l’air, n’arrangeait en rien sa situation. Ainsi, Stiles décida d’une direction et avança en espérant se retrouver sur la route.
Il resta sur pilote automatique pendant un moment, ne faisant pas attention à son environnement, et se perdant dans ses pensées.

Il n’avait jamais demandé la morsure, pas parce qu’il n’en voulait pas, mais parce que trop de variables entraient en jeu.
Il aurait pu faire un rejet et il ne pouvait pas faire vivre ça à son père, ça le tuerait.

Il pourrait, comme Jackson, devenir une abomination, et Beacon Hills n’avait vraiment pas besoin d’un deuxième Kanima.

Ensuite, il y avait son TDAH. Les problèmes de contrôle d’un loup-garou plus sa difficulté à se concentrer, sans oublier que ses médicaments n’auraient plus aucun effet. Il pourrait devenir fou avec tous les nouveaux stimuli, ça n’en valait pas le risque.

La dernière chose qui l’avait décidé à rester humain, c’était le Nogitsune. C’est après ce fiasco, qu’il décida de n’accepter la morsure qu’en dernier recours, en cas de blessure mortelle ou de maladie incurable.
Le démon l’avait complètement détruit mentalement. Il souffrait maintenant de TSPT, d’insomnies, du syndrome du survivant, de paranoïa et de tout un sandwich d’autres problèmes psychologiques.
Il lui avait fait faire des choses horribles, à cause de lui des gens étaient morts. Alors vous vous doutez bien que Stiles n’avait aucune envie de ne pas avoir le contrôle total de son corps.
.
Il vivait à présent dans la peur qu’un jour le renard millénaire puisse revenir et prendre possession de son être. Il était plus effrayé par la possibilité que la morsure ait pu réveiller les ténèbres en lui, que par sa propre mort.

Stiles fut sorti de ses pensées par un craquement venant de derrière lui.
Surpris et toujours en mode survie, il se retourna plus vite que jamais alors qu’au même instant plusieurs parties de son corps se mettent à brûler. Avant de pouvoir avoir un aperçu de la menace, l’arbre d’où venait le bruit explosa en éclat. La biche, qui avait provoqué cet élan de panique, prit la fuite.

« C’est quoi ce bordel !? », s’exclama Stiles les yeux écarquillés.

Il n’avait rien touché, comment était-ce arrivé ?

Notes:

et voila, ce deuxième chapitre est terminé et je vous laisse a nouveau sur un cliffhanger, je vous entends râler a travers vos écrans, mais ne vous inquiétez le chapitre suivant devrait amener avec lui un certain sourwolf, soyez au rendez vous!

Chapter 3: l'aide

Summary:

Une seule question passait en boucle dans sa tête, qu’est-ce que la morsure lui avait fait ?

Notes:

Salut, on se retrouve un peu en retard, mais avec un chapitre plus long que les deux derniers.
Si jamais vous voyez des fautes, dites le moi et j’arrangerais ça.
bonne lecture (❁´◡`❁).

Chapter Text

Une seule question passait en boucle dans sa tête, qu’est-ce que la morsure lui avait fait ?

Il était resté figé sur place alors que sa vision commençait à se brouiller et que sa respiration devenait de plus en plus difficile. Son corps tremblait de plus en plus, et il savait ce que cela voulait dire, la crise de panique qui le menaçait depuis le début de cette affreuse nuit avait enfin décidé qu’il était temps d’agir. Il avait l’impression qu’il pourrait tomber d’une minute à l’autre, alors il se laissa glisser doucement jusqu’au sol et essaya de se calmer, sans succès. Il n’avait aucune idée de ce qu’il se passait et cela le terrifiait, il mit sa tête entre ses jambes et ferma les yeux hermétiquement. Il resta comme ça, au bord de l’évanouissement et trop perdu dans sa tête pour être conscient de son environnement.

Il ne savait pas de temps, il resta comme ça avant d’entendre une voix grave prononcer son nom. Il sursauta en sentant une main se poser sur son épaule et prit connaissance des mots qui lui étaient adressés.

« Stiles, calme-toi, il faut que tu respires. » dit la voix

Il connaissait cette voix, il savait qu’il était en sécurité tant que cette voix continuerait à lui parler.

Une de ses mains fut prise et posée sur une large poitrine et d’autres mots lui furent adressés.

« Suis mon exemple, respire avec moi, doucement, profondément. »

Il fallut quelques essais à Stiles pour pouvoir réguler sa respiration, mais il y arriva enfin. Maintenant plus calme, il releva la tête et put finalement nommer la personne qui lui parlait.

« Merci Derek » lui dit-il « comment as-tu su ce qu’il fallait faire ? »

« Quand on a déménagé à New York avec Laura, j’avais l’habitude d’avoir des attaques de paniques. » Expliqua Derek. « C’est comme ça qu’elle m’aidait. »

Il y a eu un moment de silence pendant lequel ils s’observèrent, Derek avec inquiétude et Stiles pensivement. Derek ne parlait pas souvent de sa famille, mais chaque fois qu’il le faisait, Stiles ne pouvait s’empêcher de vouloir plus, car cela démontrait la confiance qui s’était construite entre eux. Il aurait aimé que Derek n’ait jamais eu à vivre ce qu’il avait vécu. S’il le pouvait, Stiles trouverait un moyen de retrouver Kate Argent pour la tuer aussi lentement et douloureusement que les Hale ont brûlés.

Maintenant qu’il y pensait, que faisait Derek ici ? Non pas que ça le dérange, plutôt le contraire même, mais il aimerait savoir.

« Je faisais une ronde dans la réserve quand, j’ai senti une odeur inconnue accompagnée de la tienne. Je les ai suivis, mais le temps que j’arrive tu n’étais plus là et l’endroit était recouvert de sang » lui expliqua Derek. « Toi aussi d’ailleurs, tu es recouvert de sang. Est-ce que tu vas bien ? Es-tu blessé ? » demanda-t-il en le regardant de haut en bas.

« Je ne sais pas… je veux juste rentrer chez moi. » répondit Stiles

Mais c’est ça le problème, il ne peut pas, ne veut pas, mettre son père en danger avec sa présence.

« Alors je te ramène, je demanderais à Isaac de ramener ta jeep, ensuite tu m’expliqueras ce qu’il s’est passé. », répondit Derek.

Stiles secoua sa tête négativement avant même qu’il ne finisse sa phrase et recommença à hyperventiler, tout en marmonnant de plus en plus fort.

« Non, non, je ne peux pas rentrer chez moi ! C’est dangereux, je suis trop dangereux ! » cria presque Stiles. « je ne peux pas rentrer chez moi, je ne peux pas, je ne peux pas… » continua-t-il en marmonnant.

Derek ne savait pas de quoi parlait l’humain, mais ça le mettait dans une grande détresse et il devait vite le calmer à nouveau avant que ça ne dégénère.

« D’accord, d’accord, Stiles, calme-toi, je te ramène au loft où on sera seul. », lui dit-il de sa voix la plus patiente. « je vais quand même devoir prévenir ton père que tu es avec moi, tu peux marcher ? »

Stiles s’apaisa immédiatement, bien que toujours essoufflé et hocha de la tête.

« Je crois que oui. », répondit-il à la dernière question.

Derek se leva de sa position accroupie et tendit la main à Stiles pour l’aider à se relever. Malheureusement, Stiles ne fit même pas un pas, qu’il vacilla et faillit tomber, mais Derek le rattrapa.

« On dirait que tu vas devoir me porter Sourwolf. », admit Stiles

Derek ne répondit pas, se contentant de grogner légèrement et de prendre Stiles dans un style nuptial. Ils commencèrent à revenir prudemment vers la Camaro.
Stiles était si épuisé, qu’il ne se rendit pas compte qu’il s’endormait sur l’épaule de Derek, bercé par les pas réguliers du loup-garou.

¤¤¤¤¤¤¤¤¤¤¤¤¤¤¤¤¤¤¤¤

Depuis l’affaire de la meute Alpha, Derek s’était vraiment amélioré dans son rôle de chef de meute. Il avait failli perdre Erika et Boyd et de nouveau sa sœur, Cora. Sa meute et son territoire avaient été menacés. Il avait de nouveau été manipulé par une femme, cette fois avec la magie et il avait failli mourir, encore, et perdre son étincelle Alpha.
Ça avait été des mois difficile et comme si ça ne suffisait pas, le Nogitsune avait fait son apparition, tout s’était enchaîné. Tout le monde avait appris de leurs erreurs et s’était amélioré, même Peter. Derek avait toujours tendance à froncer des sourcils et à grogner quand quelque chose, ou quelque, l’ennuyait, mais il s’était beaucoup plus ouvert aux autres et avait a pris à communiquer la plupart du temps. Il apprenait réellement aux Bêta à devenir des loups-garous accomplis et était beaucoup moins facilement énervé par Stiles depuis que Gérard Argent avait été vaincu. Stiles lui avait expliqué que le plan complètement idiot de Scott n’avait rien à voir avec lui et il s’était excusé pour tout ce qu’il avait pu faire ou dire. Depuis, ils s’étaient beaucoup rapprochés, mais Stiles n’avait jamais eu le courage de lui demander si Derek le considérait comme faisant partie de sa meute.

Au contraire de son amitié avec Derek qui n’avait fait que se renforcer, son amitié avec Scott, elle, n’avait fait que se détériorer.

Depuis cette nuit dans la forêt à la recherche de l’autre moitié du corps de Laura, Stiles avait découvert une autre facette de son meilleur ami.
Lentement, son meilleur ami qu’il considérait comme un frère s’était montré de plus en plus impatient avec lui, voire agressif, et tout ne pouvait pas être mis sur le dos de son manque de contrôle. Il soupçonnait Scott de lui rapprocher la morsure. Stiles s’était senti coupable au début, il ne le cacherait pas, mais il savait aussi que s’il y avait un coupable dans cette histoire, ce n’était pas lui et, d’une certaine manière, pas Peter non plus. Après tout, rien de tout ça ne serait arrivé si les Argent avaient suivi le code.
Le Nogitsune avait été le point de rupture de leur « amitié », mais, même sans, Stiles savait que ce serait inévitable. Dans un sens, bien que triste, Stiles s’était senti soulagé. Il ne pouvait plus supporter ce manque de confiance et cette relation unilatérale, mais les mots que lui avait crachés Scott au visage resteraient à jamais dans son esprit, ça l’avait blessé au plus haut point. Ça avait été violent, agressif, colérique et cinglant, il avait été accusé de choses qu’il n’avait pas faites. Tuer Donovan avait été de l’autodéfense, il ne tuerait jamais quelqu’un de sang-froid, seulement pour se protéger lui et les gens qu’il aime.

Stiles sait que si jamais Scott apprenait ce qu’il s’était passé dans la réserve, il ne se concentrera que sur l’alpha qui est mort et rien d’autre.

Il fut sorti de ses réflexions somnolentes par de légères secousses en étant déposé dans la camaro. Derek lui attacha sa ceinture avant de s’installer lui-même du côté conducteur.
Le trajet jusqu’au loft se passa en silence.

Quand ils arrivèrent, Derek le porta à nouveau jusqu’à sa chambre à l’étage où il le posa doucement sur le lit et le déshabilla de ses vêtements gorgés de sang.

« Merci. », dit Stiles à moitié endormi.

« Rendors-toi, tu en as besoin. », lui répondit Derek « Je vais appeler ton père. »

« D’accord… »

Stiles ne sait pas depuis quand Derek possède le numéro de son père, ni même pourquoi, mais ça ne le dérangeait pas.
Il se rendormit envelopper de l’odeur de Derek et plongé dans un sentiment de sécurité.

¤¤¤¤¤¤¤¤¤¤¤¤¤¤¤¤¤¤¤¤

De retour en bas, Derek prit son téléphone et appela le shérif. Ça ne sonna pas longtemps avant qu’il ne lui réponde.

« Derek ? Pourquoi appelles-tu si tôt ? » Demanda le shérif inquiet.

« C’est Stiles. », dit Derek aussi calmement que possible

« Où est-il ? Que s’est-il passé ? Est-ce qu’il va bien !? » demanda John, paniqué.

« Il est avec moi au loft. Tout ce que je sais, c’est qu’il s’est fait attaquer. », lui dit Derek « Il n’a pas l’air blessé, mais quand je l’ai trouvé il était recouvert de sang et était en pleine attaque de panique. » continua-t-il

Il y eut une pause avant que le shérif ne lui demande s’il pouvait parler à son fils.

« Il dort en ce moment, mais je lui dirais de vous appeler quand il se réveillera. »

« Je vais venir le voir »

« Je vous le déconseille, il n’a pas bien réagi quand j’ai proposé de le ramener chez vous. Je préférerais d’abord en savoir plus sur ce qu’il s’est passé, c’est plus sûr. »

Un soupir se fit entendre à travers le téléphone.

« Occupe-toi bien de lui Derek, je te fais confiance avec mon fils. Et donne-moi des nouvelles. », céda John.

« Comptez sur moi, je vous tiendrais au courant. Au revoir John. », dit-il avant de raccrocher en soufflant de soulagement.

Derek ne l’admettra jamais, mais parler avec le shérif le rendait toujours nerveux, il ne savait pas vraiment pourquoi. (C’est un mensonge, il sait pourquoi.)

Maintenant, il allait devoir appeler son oncle pour nettoyer la « scène de crime » dans la réserve et peut-être découvrir ce qu’il s’y était passé.
Derek avait été terrifié quand il avait senti le sang de Stiles à travers la brise, encore plus lorsqu’elle était accompagnée de l’odeur d’un surnaturel inconnu. Plus il avançait vers l’endroit d’où elles provenaient, plus l’odeur de sang était forte et plus il avait du mal à garder son calme. Et puis il avait vu, une scène digne d’un film d’horreur et il avait failli perdre le contrôle jusqu’à ce qu’il se rende compte que ce n’était pas le sang de Stiles. Parce que Stiles était son encre, il lui rappelait pourquoi il devait se battre, qu’il n’était pas invincible et qu’il avait des gens qui se souciaient de lui. Il lui était devenu impossible d’ignorer Stiles et les sentiments qui lui étaient associés. Il n’avait jamais fait le premier pas, Stiles était trop jeune et méritait mieux qu’un loup-garou brisé.
Il reprit son téléphone pour demander à Peter et aux autres Bêtas de vérifier s’il n’y avait plus d’intrus sur le territoire.
« Que puis-je faire pour toi, cher neveu ? » salua Peter.

« J’ai besoin que tu fasses quelque chose. » répondit Derek

« Je suis tout ouïe »

« Stiles a eu des ennuis, mais je n’ai pas plus d’information. J’aimerais que tu ailles dans la réserve et que tu vérifies s’il n’y a personne d’indésirable, prends les Bêtas avec toi. », dit Derek « Récolte autant d’informations que tu le peux et profites-en pour nettoyer les dégâts. »

« Je m’en occupe, mais que veux-tu dire par dégâts exactement ? » demanda Peter

« Tu comprendras quand tu le verras, suis juste les odeurs et le sang. »

Derek raccrocha avant que son oncle ne puisse poser plus de questions.
Il avait encore du mal à lui faire confiance et sa meute était dans le même cas. Bizarrement, Stiles et Peter semblaient s’entendre d’une façon étrange qui leur était propre. Parce que Stiles avait toujours été un bon juge de caractère et que Peter avait vraiment l’air de faire son mieux pour la meute, Derek avait fait des efforts.
Son oncle avait été l’exécutant de sa mère, un travail difficile et critiqué. Quand il était plus jeune, Derek n’avait pas su ce que ça voulait dire, juste que son oncle était souvent absent. Ce n’est que plus tard qu’il a compris que sa mère ne s’était jamais sali les mains et que c’était pour ça que Peter avait les yeux bleus.
Il savait que Peter ferait ce qu’il fallait.
Pour passer le temps, il commença à lire un livre, l’ouïe concentrée sur Stiles a l’étage pour capter le moindre changement dans sa respiration.
Après avoir lu quatre fois la même page sans la comprendre, il abandonna son livre pour aller dans sa cuisine et commencer à préparer à manger.
Il ouvrit son frigo et sortit des œufs, du bacon et des saucisses. Il se mit aux fourneaux, mit en marche la machine à café et bientôt, l’odeur se répandit dans tout le loft.

¤¤¤¤¤¤¤¤¤¤¤¤¤

Le doux arôme de la caféine et de nourriture vint le réveiller.
Stiles était affamé, il avait l’impression qu’il pourrait manger des montagnes de plats sans problème.
Il se leva et descendit les escaliers, toujours un peu somnolent, et prit place à la table. Avant qu’il ne puisse réagir, une tasse entra dans son champ de vision, sentant bon le café. Il la prit et l’amena à sa bouche pour en prendre quelques gorgées et fredonna de plaisir.

« Merci » dit Stiles.

Sans un mot, Derek retourna dans la cuisine, préparant deux assiettes remplies à ras bord.

Ce n’est que maintenant que Stiles se rappela qu’il ne portait qu’un boxer et qu’il ne s’était pas douché avant d’être mis au lit alors qu’il était encore recouvert de sang. Il devra changer les draps et demander à Derek des vêtements de rechange.

« Si tu veux prendre une douche, j’ai déjà mis une serviette et des vêtements propres à côté du lavabo, je vais couvrir nos assiettes pour que ça reste chaud », lui proposa Derek.

« Comment as-tu su… ? » demanda Stiles.

« Tu marmonnes, beaucoup, sans t’en rendre compte. » Lui répondit-il ?

Personne ne prêtait vraiment attention à ce qu’il disait habituellement, il n’avait donc jamais perdu cette mauvaise habitude.

« Je vais y aller alors, merci. » dit, Stiles

Il a fini son café rapidement, posa sa tasse et prit la direction de la salle de bain.
Une fois sous l’eau, il prit enfin le temps de s’attarder sur ce qu’il lui arrivait. Il entendait tout, vraiment tout. Les bruits que produisait Derek dans la cuisine pendant qu’il rangeait, l’eau passant dans la plomberie, mais aussi les oiseaux dehors, les voitures et le vent se prenant dans diverses choses. C’étaient beaucoup d’informations. Et ce n’étaient que les sons ! Son odorat captait toujours les effluves du petit déjeuner que Derek avait préparé, mais il sentait aussi les produits pour se laver et les odeurs qu’il reconnaissait instinctivement comme la meute. Tout cela formait une étrange combinaison.

Il se sentait submergé.

Il avait l’impression de pouvoir entendre le bourdonnement de l’électricité traverser les circuits du bâtiment et, même à travers tout ça, les battements de cœur de Derek restaient forts et clairs.
Stiles avait appris à son « meilleur ami » à se contrôler et avait côtoyé beaucoup trop de métamorphes pour ne pas savoir comment rester calme. Il mit toute son attention sur un seul point, Derek, laissant le reste devenir un murmure dans son esprit. Il se sentit tout de suite apaisé et mieux dans sa peau.

L’eau de la douche, qui était maintenant claire, devenait froide. Il était propre, mais il aurait voulu rester plus longtemps.
Il sortit, se sécha et vit le vêtement que Derek lui avait laissé. Il y avait un de ses Henley a manche longue beaucoup trop grand pour lui et un pantalon de survêtement lui aussi trop grand, mais qui, grâce au cordon a sa ceinture, tiendra sur ses hanches.

Une fois habillé, son regard rencontra son reflet. Il n’avait pas l’air différent, juste fatigué et effrayé. Il avait vu à quel point il avait été recouvert de sang, l’eau de sa douche restant rouge pendant longtemps, et il savait que s’il était vraiment un loup-garou ses yeux seraient rouges.

Il avait besoin d’être sûr, mais il ne savait pas comment faire.

Il est resté un moment à fixer le miroir du regard en se concentrant, mais rien ne se passait. De rage, il donna un coup de poing dans son reflet, brisant le verre en mille morceaux.
La porte s’ouvrit soudainement, lui faisant peur. Il ressentit alors une sorte de picotement dans tout son corps. Derek avait dû s’inquiéter pour lui en entendant le miroir se casser et s’était précipité pour voir s’il allait bien.

« Stiles, qu’est-ce que… » commença Derek les yeux légèrement écarquillés.

*Eh bien, au moins, maintenant il sait* pensa Stiles.

Chapter 4: Explications ...et complications ?

Summary:

Stiles et Derek se jugeaient en silence.
Le premier cherchait tout signe de colère qui pourraient apparaitre sur le visage du plus âgé, mais tout ce qu’il vit fut de la surprise, de l’inquiétude et de la confusion.
Le second semblait chercher des réponses, comme si, en le regardant assez fort, il pouvait comprendre ce qu’y avait conduit à ce moment

Notes:

Un nouveau chapitre rien que pour vous, bonne lecture ! o(〃^▽^〃)o

(See the end of the chapter for more notes.)

Chapter Text

Stiles et Derek se jugeaient en silence.
Le premier cherchait tout signe de colère qui pourrait apparaître sur le visage du plus âgé, mais tout ce qu’il vit fut de la surprise, de l’inquiétude et de la confusion.
Le second semblait chercher des réponses, comme si, en le regardant assez fort, il pouvait comprendre ce qu’y avait conduit à ce moment.

Derek prit la parole, soulageant la tension qui pesait sur les épaules de Stiles.

« Tu aurais dû me le dire. »

« J’allais le faire… Après. », lui répondit Stiles. « j’avais peur de ta réaction. »

Derek parut blesser, mais cela ne dura qu’un instant avant que son « masque » de Sourwolf ne refasse son apparition.

« Tu croyais que je réagirais mal. » Ce n’était pas une question et Stiles se sentit mal d’avoir réellement pensé ainsi. Il fixa le sol, se sentant affligé.

« Pourquoi ? » Demanda cette fois Derek.

Stiles releva la tête et regarda droit dans les yeux de Derek, un sourire timide sur les lèvres.

« Parce que, je suis l’alpha maintenant. »

Les mêmes mots qui avaient été prononcés, il n’y a pas si longtemps, au poste de police, firent légèrement sourire Derek. Cela apaisa en partie les inquiétudes de Stiles, mais certaines restaient avec lui.
Qu’allait-il devenir ? Un alpha sans meute n’était pas mieux qu’un oméga, c’était même pire.
Ses craintes devaient se lire sur son visage, car Derek le rassura sans qu’il n’ait à dire quoi que ce soit.

« On trouvera une solution. Tu fais partit de la meute Stiles, ça ne va pas changer parce que tu as les yeux rouges. » Un soulagement absolu envahit Stiles en entendant ces mots, les larmes coulèrent sur ses joues et un sanglot passa ses lèvres.

Il n’était pas seul comme il le croyait au départ, il avait une meute. Il avait toujours pensé qu’il était plus investi que les autres, qu’ils le laissaient rester parce qu’ils avaient pitié de lui. Il a toujours eu l’impression qu’il se comportait plus en loup, sur certains aspects, qu’eux.

Il n’en avait jamais parlé à personne, mais il aurait pu jurer qu’à certains moments il ressentait un lien qui les unissait tous entre eux.
Stiles fut surpris de sentir une paire de bras l’entourer, le pressant contre la poitrine de l’autre alpha. L’étreinte fut légèrement maladroite et hésitante, comme si Derek ne savait pas comment si prendre. Stiles se demandait à quand remontait la dernière fois que Derek avait été enlacé par quelqu’un. Avant qu’il ne revienne à Beacon Hills ? Pour Stiles, cela remonte à avant le Nogitsune. Il sait que son père l’aime, mais il n’a jamais été très démonstratif à ce sujet et, après la possession, Stiles ne supportait plus vraiment le contacte physique. Plutôt ironique quand on sait à quel point Stiles est tactile et aime les câlins. Ça faisait de lui quelqu’un d’affamé de touché qui n’aime pas le contacte avec d’autres, une condition difficile à vivre.
Malia n’avait pas compris. Leur relation, si on pouvait même l’appeler comme ça, avait pris fin et Stiles en était content. Elle ne lui parlait plus et l’évitait. Même si ça faisait mal qu’elle le traite ainsi, pour lui, ce qu’il s’était passé n’aurait pas dû arriver. Il aimera toujours Malia, mais pas comme ça. Il espère juste qu’elle s’en rendra compte et lui pardonnera un jour.

Comme elle avait tendance à le faire ses derniers temps, la voix de Derek le sortit à nouveau de ses pensées. Il bougea pour dégager son visage et regarder Derek.

« Il va falloir que tu m’expliques ce qu’il t’est arrivé exactement. » Lui dit Derek. « J’ai besoin de comprendre. »

Stiles hocha la tête. Ils retournèrent tous les deux dans le salon et s’assirent sur le canapé, positionné de manière à se faire face.
Il fallut un certain temps à Stiles pour savoir comment commencer à expliquer cette nuit. Heureusement pour lui, Derek ne le pressa pas et attendu patiemment qu’il soit prêt à parler.
Il prit une inspiration et commença à expliquer ce qu’il subissait depuis un moment.

« Je fais des insomnies, enfin… Plutôt des terreurs nocturnes. Ça fait un moment maintenant et, parfois, pour me calmer, je m’assois dans ma cour où je prends la jeep pour rouler sans destination en tête. »

Stiles s’arrête un moment, reprenant son souffle.

« Je… Je ne sais pas pourquoi, mais je me retrouve souvent aux abords de la réserve sans le vouloir. La plupart du temps, je rentre juste chez moi, mais cette nuit avait été horrible, j’étais fatigué et j’avais besoin de me dégourdir les jambes, de penser à autre chose. Je ne faisais que longer la frontière de la forêt quand il est apparu devant moi. Il était monstrueux Derek, je ne sais même comment te le décrire. Je n’avais rien sur moi pour me défendre, alors j’ai fui dans la réserve. »

C’était comme s’il revivait la scène, il avait du mal à continuer, mais il prit sur lui-même et se força.

« Le pire dans tout ça, c’est que je savais très bien que je ne lui échapperais pas ! Il jouait avec moi ! » Stiles inspira profondément. « Il a commencé à me narguer. Je ne sais même pas combien de temps j’ai passé à courir, mais il a fini par me rattraper. J’ai essayé de me défendre, mais je n’ai rien pu faire et tout s’est passé très vite. Un instant, je tenais mon couteau, et l’instant d’après, je ressentais une douleur insupportable dans l’épaule et ne puis plus rien, je crois que je me suis évanoui. Quand je suis revenu à moi, il y avait du sang partout et il n’était plus là. Alors j’ai essayé de m’éloigner, de retrouver Roscoe. J’ai entendu un bruit et avant que je ne le sache, un arbre a explosé sans que je le touche. J’ai fait une crise de panique et la suite, tu la connais. »

Derek avait écouté sans jamais l’interrompre et Stiles en était reconnaissant, il ne savait pas s’il aurait pu tout expliquer si ça avait été le cas.

« Tu as l’air d’avoir un contrôle incroyable. », constata Derek.

« Ouais, je ne sais pas. Je suppose qu’avoir entraîné Scott, Malia et tous les autres m’on donné un avantage. », supposa Stiles. « Je savais quoi faire pour ne pas me laisser submerger par mes sens. Même si j’avoue que pendant un moment j’ai cru que j’allais perdre la tête. Je ne savais pas que vous entendiez autant de choses, comme la plomberie, les oiseaux ou même ce bourdonnement qui semble venir des murs, l’électricité peut-être ? »

Derek avait l’air surpris à nouveau. Ce n’est pas une expression que l’on voit souvent sur son visage et c’est d’autant plus inhabituel que ce soit la deuxième fois en un court laps de temps. Cela inquiéta Stiles, car n’était jamais bon signe quand ça arrivait.

« Qu’y a-t-il ? » demanda Stiles « ce n’est pas normal, c’est ça ? Je ne vais pas finir par tuer des gens, n’est-ce pas ?! »

« Non, ce n’est pas ça. » Répondit Derek en essayant de l’apaiser. « C’est juste, bien que les loups aient une bonne audition, elle n’est pas si développée. », expliqua-t-il. « D’ailleurs, maintenant que j’y fais attention, tu ne sens pas vraiment le loup. Ça y ressemble, mais pas exactement et il y a quelque chose, un peu comme l’ozone. C’était déjà là avant aujourd’hui, mais c’est beaucoup plus présent maintenant. »

« Alors, je ne suis pas un loup ? »

Avant que Derek ne puisse répondre, la tête de Stiles se redressa dans la direction de l’avant du bâtiment.

« Quelqu’un arrive. », dit Stiles « ils sont plusieurs. »

Derek n’entendait rien même en se concentrant et fut étonné de la portée des sens de Stiles. Si ce qui Stiles disait étais vrais, et Derek n’en doutais pas, alors il serait capable d’entendre beaucoup plus qu’un loup, même alpha, ne le pourra jamais. Ils allaient devoir effectuer des recherches pour en savoir plus à ce sujet.
En prévision d’une potentielle attaque, il se plaça devant Stiles pour le protéger. Ils attendirent, tous les deux debout, que la menace montre son visage. Un moment passa avant que Stiles ne se rende compte que les intrus étaient en faites la meute de Derek. Les entendants se chamailler les uns avec les autres, un léger rire se fraya un chemin hors de sa bouche a certaines choses qu’il entendait.
Derek se retourna et leva un sourcil en question.

« C’est la meute. », dit-il un peu gêné d’avoir mis Derek en alerte pour rien.

Derek se détendit de sa position offensive et, au bout de quelques minutes, il put entendre le faible son des Bêtas venant vers le loft.

« Je les ai appelés pour vérifier les alentours, ils doivent être là pour faire un rapport. »

Stiles était inquiet de ce qu’ils penseraient de lui en le voyant. Lui, Erica, Boyd et Isaac avaient eu des débuts difficiles, et c’est sans parler de Jackson. Il ne savait pas comment ils réagiraient quand tout serait expliqué.
La porte du loft s’ouvrir et comme prévu, Peter entra, très vite suivi des adolescents.

« Neveu, me raccrocher au nez ainsi sans aucune raison, quelle impolitesse. », dit Peter dans même une salutation. « Ce que j’ai vu là-bas pourrait faire blêmir le loup le plus endurci. Pourrais-tu être gentil et m’expliquer ce qu’il s’est passé ? »

 

« Bonjour à toi aussi Peter. », répondit Stiles à la place, toujours caché derrière Derek.
Immédiatement, Stiles fut assailli de loups inquiets, voulant vérifier qu’il allait bien.
Erica fut la première à l’atteindre et, ayant toujours été la plus tactile avec lui, elle n’hésita pas à le serrer dans ses bras, une fois assurés qu’il n’était pas blessé. Étrangement, le touché de la meute ne le mettait pas mal à l’aise, il le remarquait maintenant.

Les quatre autres loup-garou le surveillèrent de derrière Erica.
Stiles était surpris que Jackson se soit déplacé pour lui a une heure pareille. Bien qu’il se soit adouci depuis sa résurrection en loup-garou, Stiles n’aurait jamais pensé qu’il s’inquiéterait pour lui. Il dégageait toujours la même ambiance de connard, mais ses insultes auparavant cinglantes, s’étaient transformé en taquineries. Stiles savait maintenant que ça n’avait été qu’une manière pour Jackson de se protéger, un mécanisme de défense pour essayer de paraître moins faibles aux yeux des autres.
Doucement, Erica relâcha son étreinte.

« Comment ça va Batman ? Peter nous a dit que tu avais eu des ennuis ? » Demanda Erica.

« Ouais Stilinski, moi qui voulais te voir meurtri, tu es en faîte en pleine forme. » Lui dit Jackson semblant en réalité soulagé.

« Tu sais, tu peux simplement dire que tu es heureux de me voir sain et sauf. » Répondit Stiles.

« Même pas dans tes rêves. », dit Jackson.

Le rire qui sortit de la bouche de Stiles fut libérateur, le premier rire depuis longtemps qui n’étais en rien forcé ou retenu.

« ça y est, on l’a perdu. », dit Isaac troublé, ne sachant pas ce qui avait provoqué cet éclat.

Les autres, le regardant avec confusion et inquiétude, n’arrangeaient en rien son fou rire. Il riait de lui-même pour avoir pensé un instant qu’ils ne se souciaient pas de lui. Ils avaient suivi quelqu’un en qui ils n’avaient pas encore totalement confiance, très tôt, simplement parce qu’on leur avait dit qu’il avait des problèmes.
Son rire mourut au moment où il sentit un mouvement à sa gauche, quelque chose se rapprochant de son cou. Son instinct prit le dessus sur lui et, en un clin d’œil, il se retrouva à serrer un poignet dans sa main. Ses attributs de métamorphe sortirent à la vue de tous et un grognement résonna dans le loft.
Stiles entendit faiblement le hoquet de surprise qu’émirent les autres, mais resta concentré sur Peter, le fixant de ses yeux rouges.
La Bêta ne tarda pas à baisser les yeux et à dévoiler son cou au nouvel Alpha, lui montrant sa soumission. Instinctivement, Stiles s’approcha du plus vieux et serra ses crocs sur sa gorge, pas pour blesser, mais pour avertir.

Le corps de Peter se détendit, montrant qu’il n’avait en aucun cas l’envie de sa battre. Stiles relâcha sa prise et passa une main sur le cou de Peter, le parfumant.
Les Bêtas étaient inquiets, ils ne savaient pas ce qu’il se passait, mais Derek si, et il les a retenu quand l’un d’eux essaya de faire un pas dans leur direction.
C’était un miracle en soi que Peter se soit laissé faire sans combattre, pensa Derek, moins surpris qu’il ne devrait l’être.
Peter n’avait jamais aimé se soumettre de quelques manières que ce soit. Alors qu’il accepte ce genre de soumission face à Stiles était étonnant, même Talia n’y avait pas eu ce privilège. Permettre à quelqu’un de mettre ses crocs sur une partie aussi vulnérable que le cou requérait une grande confiance, cela voulait dire que Peter reconnaissait Stiles comme son Alpha.
Stiles recula semblant reprendre ses esprits et donna de l’espace à Peter. Il était embarrassé de ce qu’il venait de faire et les regards de tout monde sur lui ne l’aidaient pas.

« Désolé… Je ne voulais pas… » Commença à s’excuser Stiles.

Derek s’avança et mit sa main sur la nuque de Stiles sans y penser. C’est un réflexe qu’il avait développé avec les Bêta et, par la même occasion, avec Stiles pour les calmer. Il se rendit compte trop tard que c’était sûrement ce que Peter avait essayé de faire, il n’y a même pas une minute. Son corps se tendit, se préparant à la confrontation, mais, à l’inverse de ce qu’il pensait, Stiles se détendit et se pencha dans son contact. Derek ignora les questions des Bêtas préférant rassurer Stiles.

« Tu n’as rien fait de mal Stiles, tu te débrouilles étonnamment bien pour un nouvel Alpha à une semaine de la pleine lune. » expliqua Derek. « Si tu as besoin d’un peu de temps, tu peux monter un moment. »

Stiles prit un moment pour réfléchir et se rendit compte que, oui, il commençait à être submergé. En plus, il n’avait vraiment pas envie d’expliquer à nouveau ce qu’y lui était arrivé. Derek sembla comprendre et le poussa doucement vers les escaliers. Devant les marches, Stiles se retourna et fit un sourire rassurant à tout le monde avant de monter dans la chambre de Derek où il ferma la porte. Bien qu’il entendît toujours parfaitement ce que tout le monde se disait, le simple fait d’être seul dans une pièce le faisait se sentir mieux.
Il s’allongea sur le lit et réfléchit à ce qu’il pourrait bien être, toutes les recherches qu’il avait faites devaient sûrement pouvoir l’aider à trouver une réponse.

Il rassembla ce qu’il savait.

1- Il était presque sûr d’être un métamorphe.

2- Il avait une audition beaucoup plus développée que celle d’un loup.

3- Il possédait un contrôle étonnamment bon, ce qui était étrange même en sachant quoi faire.

4- D’une manière ou d’une autre, il avait fait exploser un arbre à distance.

5- Il ne sentait pas le loup, mais ça y ressemblait.

6- Il avait perdu connaissance pendant un moment et quelqu’un était mort. Pas bon signe.

7- La réserve l’attirait. Cela avait-il un lien avec le Nemeton ?

Avec ces informations en tête, il fouilla dans sa mémoire.
Ça ne dérangeait pas Stiles de ne pas être un loup-garou, ce qui le dérangeait c’était de ne pas savoir s’il était dangereux. Du moment où il était certain de ne faire de mal à personne, il pourrait gérer à peu près n’importe quoi. Mais Stiles avait beau chercher, il ne voyait pas ce qu’il pourrait être.
Rein de ce qu’il avait lu ne mentionnait de créature aux capacités « explosifs ».

La seule chose qui lui vint à l’esprit fut les utilisateurs de magie, mais ça n’avait pas de sens. Les utilisateurs de magie ne possédaient pas de sens développé ou des griffes et des crocs. De plus la magie est souvent héréditaire, quelque chose que l’on a depuis la naissance, pas que l’on acquiert via la morsure. Et ce n’est pas tout, la magie n’est pas compatible avec la morsure, soit la morsure ne prend pas, ce qui arrive beaucoup plus souvent qu’avec des humains normaux, soit elle tue toute trace de magie et la personne concernée devient un simple garou ; et il y a aussi les cas d’immunité pour les utilisateurs plus puissants

Stiles n’a pas d’explication et ça le frustre grandement. Il pourrait demander de l’aide à Chris Argent, mais il préférait le laisser tranquille après ce qu’il avait fait a Allison, ce serait comme remuer le couteau dans la plaie, il ne pouvait pas faire ça. Peut-être que le coffre-fort Hale aurait des réponses et possédait des livres qu’y pourrait aider, ou Peter pourrait l’aider. Stiles jurerait que cet homme possédait une encyclopédie dans la tête, le nombre de connaissances qu’il détenait était vraiment impressionnant.
Entendant l’agitation en bas, Stiles décida d’écouter ce qu’il s’y passait.

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Derek venait d’expliquer la situation de Stiles et comment c’était arrivé. Peter était resté silencieux depuis que Stiles était monté et les Bêtas n’arrêtaient pas de parler.

« On va faire comment pour la meute avec Stiles ? » demanda Isaac.

« Batman ne va pas être obligé de partir, pas vrai ? » dit Erica.

« Ne dis pas n’importe quoi, même moi je trouverais dégueulasse qu’on expulse Stilinski. » contra Jackson.

« vous ne vous concentrez pas sur la bonne chose, l’important pour le moment c’est de savoir comment on va passer la pleine lune qui n’est que dans une semaine. C’est très peu de temps pour se préparer. » rétorqua Boyd.

Derek avait voulu qu’ils se calment d’eux-mêmes, mais ça ne faisait qu’empirer et ils ne lui prêtaient même plus attention quand il essaya de leur parler.
Le rugissement de Derek fendit l’air et les adolescents se turent enfin. Il se racla la gorge et commença à répondre à leurs questions.

« Boyd, tu as raison, on a peu de temps pour se préparer, mais Stiles a l’air de ne pas avoir trop de problèmes avec son contrôle pour le moment. Erica, pas besoin de s’inquiéter, Stiles ne va nulle part. Comme l’a dit Jackson ce ne serait pas juste, il est meute et le restera, peut importe la couleur de ses yeux. Quant à savoir quoi faire Isaac, il n’est pas rare qu’une meute finisse avec plusieurs Alphas, bien qu’en générale les conditions soient tout autres. »

« Que veux-tu dire par “tout autre” ? » demanda Isaac.

« Accouplement, voilà ce qu’il veut dire. » répondit Peter avec un sourire narquois.
(En haut, Stiles rougit en entendant ces quelques mots)

 

Si les regards pouvaient tuer, son oncle serait mort sur le coup. Donnez-lui le soin de rendre sa vie plus compliquée qu’elle ne l’était déjà.
Avant que tout le monde ne se fasse des idées, Derek reprit la parole.

« Bien que ce soit la raison la plus courante, ce n’est pas la seule. Il arrive parfois qu’un Bêta, pour protéger la meute ou son alpha, doive tuer le chef de meute ennemie. Dans ce cas le nouvel alpha, soit se soumet, soit forme sa propre meute. Dans d’autres cas, certaines meutes deviennent trop grandes à gérer seule, alors ils chercheront un alpha avec une petite meute qui acceptera de co-régner ensemble. Il y a aussi les jeunes alphas qui ont besoin de formation et ceux qui ont perdu leur meute et se retrouvent seuls, ils seront accueillis, de façon permanente ou provisoire, au sein de meutes qui le veulent. Dans tous les cas, il n’y a aucun problème du moment où les alphas s’entendent entre eux et qu’il n’y a pas d’affrontements. Plusieurs alphas veulent aussi dire meute plus forte et meilleure défense. » expliqua Derek.

Cela calma une bonne fois pour toutes les inquiétudes des adolescents

Derek était confiant, le statut Alpha de Stiles ne devrait poser aucun problème. Bien qu’ils puissent avoir tendance à se disputer, ce n’était jamais pour les mauvaises raisons., tout cela était leur dynamique même.
Parfois Derek fonçait tête baissée dans le danger et essayait de se sacrifier, et Stiles était là pour l’en empêcher avec son sarcasme et ses insultes intelligentes.

Parfois Stiles commençait à divaguer, à perdre le fils de ses pensées et à paniquer pour rien et Derek serait pour lui rappeler de se concentrer.
Ils s’équilibraient, se complétaient et c’était une des raisons pour lesquels Derek l’aimait.
Et puis, Stiles a toujours été l’alpha humain de la meute. Les autres l’écoutaient et suivaient ses ordres. Ils venaient toujours vers lui en cas de problèmes et recherchaient sa présence.
Derek était sûr qu’il n’y avait rien de quoi s’inquiétait là-dessus.
Mais pour l’instant, les Bêta devraient rentrer chez eux, ils ont école dans quelques heures et tout sommeil qu’ils peuvent avoir est bon à prendre.

« Erica, Boyd, Jackson, rentrez chez vous, reposez-vous. Isaac, monte dans ta chambre, essaye de dormir un peu. Peter, j’ai besoin que tu restes un peu, j’ai des questions à te poser. Vous avez tous fait du bon travail, je vous verrai plus tard. » dit Derek.

Avant que qui que ce soit ne puisse partir, le bruit de Stiles descendant les escaliers les arrêta. Tout le monde attendit pour voir ce qu’il était venu faire. Stiles se rapprocha du centre de la pièce et ouvrit la bouche.

« Je voulais juste vous dire merci, vous n’étiez pas obligé de faire tout ça pour moi. » dit-il.

« Tu es toujours là pour nous quand on en a besoin, c’est à notre tour d’être là pour toi. » rétorqua Isaac.

Les autres hochèrent la tête d’accord et, après quelque au revoir, repartirent chez eux. Isaac monta dans sa chambre et étreignait Stiles au passage, ne laissant dans la pièce que Derek, Peter et Stiles. Le silence fut vite brisé quand Derek se tourna vers son oncle.

« J’ai besoin que tu me dises tout ce que tu sais sur les métamorphes aux sens ultras développés. »

Notes:

Comme d’habitude, n’hésitez pas à m’informer s’il y a des fautes ou des incohérences.
À la semaine prochaine ! (*^▽^*)

Chapter 5: la théorie de Peter

Summary:

" Au vu de cette question et de vos airs inquiets, je suppose que notre petit chaperon rouge n’est pas un loup-garou ordinaire, ai-je tort ? " Il n’attendit pas de réponses avant de continuer. "Si vous voulez une explication, il va falloir que vous soyez plus précis." Continua-t-il.

Notes:

Désolé d'avoir mis si longtemps à mettre à jour, j'ai eu des problèmes avec mon ordinateur et je viens de terminer ce chapitre.>︿<
J'espère qu'il vous plaira, n'hésitez pas à me faire remarquer d'éventuelles erreurs et à me donner des conseils.
Bonne lecture ! (❁´◡`❁)

Chapter Text

Peter regarda Derek et Stiles à tour de rôle, une expression pensive sur le visage. Il avait une petite idée de ce dont les deux plus jeune voulaient parler, ça n’avait pas été difficile de rassembler les morceaux. Il pouvait admettre sans se vanter qu’il était plutôt observateur, il remarquait certaines choses qui pourraient passer inaperçues pour certains.
Il prit la parole.

« Au vu de cette question et de vos airs inquiets, je suppose que notre petit chaperon rouge n’est pas un loup-garou ordinaire, ai-je tort ? » Il n’attendit pas de réponses avant de continuer. « Si vous voulez une explication, il va falloir que vous soyez plus précis. » Continua-t-il.

« Tu n’as pas l’air surpris. », constata Derek légèrement méfiant.

« Tu as raison, je ne le suis pas, mais ce n’est pas important pour l’instant. Dites-moi plutôt ce qu’il vous fait croire que Stiles est différent. »

« Hé bien… » Stiles commença à expliquer à Peter ce qu’il savait, ce qu’il s’était passé, lui donnant les détails que seul Derek connaissait jusqu’à maintenant. « Et il n’y a pas que ça, il est possible que j’aie pu faire de la magie, ou en tout cas c’est ce que je crois qu’il s’est passé. » Continua Stiles.

« Intéressant… », dit Peter. « Je ne t’apprends sûrement rien en te disant que la magie n’est pas une chose que nous pouvons faire, mais j’ai peut-être entendu parler de certaines histoires, des mythes vraiment. »

Il avait donc eu raison de supposer que le plus vieux loup aurait des réponses ou, au moins, des idées sur ce qu’il lui arrivait. Des Mythes et des histoires, c’étaient déjà plus que ce que Stiles avait pu rassembler.

« À quoi penses-tu ? » Demanda Derek lui ôtant les mots de la bouche.

Peter observa son neveu distraitement avant de se tourner vers le principal concerné.

« Tu n’es pas sans savoir, Stiles, que tu as toujours eu un peu de magie en toi, en témoignes tes barrières de sorbiers, mais ça restait faible. Ce n’était certainement pas assez puissant pour survivre à la morsure ou pour t’immuniser. » Expliqua Peter pensant que ce qu’il disait était évident pour les deux autres.

« En faîtes, je pensais que tout le monde pouvait utiliser le sorbier. », répondit Stiles, surprit.« Mais c’est vrai que Deaton avait dit que je possédais l’étincelle si je me souviens bien, il n’a jamais expliqué ce que ça voulait dire et je pensais que c’était une façon détournée de me motiver ? Je n’ai jamais pensé à faire des recherches là-dessus. » Informa Stiles agacé de ne pas en savoir plus à ce sujet. C’était en partie pour cela qu’il n’avait aucune confiance envers le druide, ses réponses énigmatiques à la Dumbledore étaient irritantes, inutiles et avaient compliqué leurs problèmes plus que nécessaire.

« L’étincelle ? » Peter en savait assez sur ce genre de magie pour savoir qu’elle était censée être une des plus puissantes. Il ne comprenait pas que Stiles n’ait jamais fait plus que de simples protections. Ils allaient devoir se pencher là-dessus une autre fois. « C’est peut-être la solution à nos questions, nous devrions garder ça en tête, mais pour l’instant j’ai une théorie qui pourrait expliquer ta situation : ta magie était en sommeil et la morsure l’a réactivé. Puisque tu étais en danger et avais besoin de te défendre, elle a dû fusionner avec la transformation et prendre le contrôle pour te maintenir en vie. Je ne peux pas te dire avec certitude ce que tu es, il faudra le découvrir par toi-même, mais je suis sûr qu’avec de l’entraînement tu seras très puissant. », termina Peter.

Cela donna quelques réponses à Stiles, même si ce n’était qu’une supposition. Il n’aimait pas forcément que sa « magie » ait pris le contrôle de son corps et il devait avouer que ça lui faisait peur, vous devez bien deviner pourquoi. Il devait garder à l’esprit que ce pouvoir était le sien et qu’il pouvait apprendre à le contrôler.

« Tu parlais d’un Mythe, quel rapport cela à avoir avec ta théorie ? » Demanda Derek.

Stiles aussi se posait cette question et acquiesça, d’accord avec lui et voulant en savoir plus.

« Eh bien, cette hypothèse s’inspire d’une histoire qui parle d’un rituel oublié depuis longtemps, l’histoire des Gardiens. C’étaient des personnes qui se consacraient corps et âme à un Néméton et à sa protection. Des utilisateurs de magie passaient parfois toute une vie à remplir les conditions pour l’accomplissement de ce rituel, malheureusement celles-ci étaient plutôt dures à réaliser. En plus de demander une très grande force d’esprit et une puissante volonté, il fallait aux candidats une énergie magique énorme et seuls les plus entraînés et les plus robustes pouvaient espérer commencer cet exploit. Les conditions à remplir étaient multiples, une forte connexion avec notre terre mère et au Néméton lui-même, le soutient de l’Alpha d’une meute puissante et unie, un cœur et des intentions purs et un esprit résistant. Même après avoir rempli ces conditions, la décision de faire de quelqu’un un gardien revenait au Néméton. Il était extrêmement rare que l’un d’eux voie le jour, les Néméton étant assez difficile quand il s’agit de donner leur confiance à quelqu’un, beaucoup de gens moururent en essayant de la gagner. Cela fait des siècles que personnes ne s’est donné autant de peine de faire quelque chose de presque voué à l’échec. » Peter fit une pause, réfléchissant un peu avant de s’adresser à nouveau au plus jeune. « À vrai dire, mis à part ta magie qui était en sommeil et d’autres petites choses, tu remplis beaucoup de ces conditions Stiles. »

C’était tellement d’informations d’un coup, Stiles ne voyait pas comment il aurait pu remplir certains de ces critères, surtout après tout ce qu’il avait vécu. Ça lui semblait impossible que son cœur soit toujours pur après le Nogitsune et il n’était pas entraîné ou fort.

« Est-il vraiment possible que j’aie pu faire quelque chose d’aussi irréaliste ? Et comment j’explique ça à mon père… ? »

« Ça, ce n’est pas mon problème. » Dit Peter en se dirigeant vers les escaliers. » Je vais aller dormir, j’ai besoin de mes huit heures de sommeil. »

Peter monta, laissant Stiles et Derek seul.
Stiles ne put s’empêcher de se demander où il dormirait maintenant que la dernière chambre venait d’être prise. Probablement sur le canapé, il ne voyait pas Derek comme quelqu’un qui gardait un matelas gonflable.
Son ventre laissa échapper un grognement plaintif. Avec toutes ses conversations, il avait oublié qu’il n’avait pas mangé le petit déjeuner que Derek lui avait préparé. Ça devait être complètement froid maintenant. Derek le regarda brièvement, le faisant rougir, avant de partir dans a cuisine réchauffer leurs assiettes. Stiles s’assit à table et pensa que le loft avait bien changé depuis la première fois où il était venu. Avant c’était vide, comme si personnes n’y habitaient vraiment, mais quand la meute a commencé à passer plus de temps ici, que lui-même avait décidé d’apporter certaines choses pour décorer ainsi que quelque plaids et coussin duveteux, ils y avaient apporté plus de vie. Depuis, personnes dans la meute n’avaient vraiment arrêté de ramener de petites choses de temps en temps, c’était maintenant beaucoup plus agréable comme endroit.
Une assiette chaude fut posée devant lui, titillant son nez sensible de la douce odeur qui en émanait.

« Mange, tu en as besoin, tu n’as sûrement rien avalé depuis hier. », lui dit Derek en prenant place devant lui avec sa propre nourriture.

Stiles le remercia avant de prendre une bouchée de son petit déjeuner. Il ne put retenir le gémissement appréciateur, qui lui valut un sourcil haussé de la part de Sourwolf, car a cet instant les basiques œufs bacons saucisses n’ont jamais eu meilleur goût. Il ne mit pas longtemps à terminer son assiette qui était initialement remplie à ras bords. Bien que cela remplit son estomac jusqu’alors vide, Stiles n’aurait pas dit non à une deuxième part, plutôt inhabituel pour lui, mais il l’ignora en se disant qu’il mangerait plus tard s’il a encore faim.
La fatigue qu’il avait mise de côté revint en force et le fit lâcher un puissant bâillement. Il avait pu faire une sieste tout à l’heure, mais ce n’était rien par rapport à toutes ses heures de sommeil perdu ce mois-ci.

« Tu devrais aller dormir, tu as besoin de laisser ton corps et ton esprit se reposer si tu veux être productif pendant nos prochaines recherches. En plus, tu es bien placé pour savoir qu’être fatigué va rendre le contrôle plus difficile. », lui dit Derek « Tu peux prendre mon lit, je dormirais sur le canapé, ça ne me dérange pas. »

« Pas moyen que je te laisse faire ça, cette chose que tu appelles un canapé est foutrement inconfortable et je parle par expérience ! » rétorqua Stiles « je dormirais dessus, mon manque de muscle me sera utile pour une fois. Et puis, je t’ai déjà assez causé de problèmes, je ne vais pas, en plus, prendre ton lit. » Termina-t-il en regardant Derek, le défiant de dire autre chose.

Ils restèrent à se regarder pendant un moment, tous deux trop têtu pour abandonner. L’échange fut rompu par Stiles qui bâilla à nouveau.

« Très bien, j’espère que ça ne te dérange pas de partager le lit dans ce cas. » soupira Derek « tu as vraiment besoin de bien dormir et comme tu l’as fait remarquer, mon canapé n’y est pas adapté. Ne fais pas trop de bruit en montant, Isaac a un test à l’école, il a besoin de se reposer. »

Le lycée, il avait oublié le lycée. Comment allait-il faire ? Il ne pourra jamais supporter tout le bruit et toutes les odeurs entourant cet endroit. Il ratera les exams, il n’aura pas son diplôme, il ne trouvera pas d’emploi et il vivra complètement dépendant des autres. Il décevra son père encore une fois. Il tournait en spirale et il était probablement à nouveau en crise de panique, cette journée commençait tout juste et déjà elle était longue et fatigante, Stiles avait l’impression de ne faire que paniquer et pleurer depuis la nuit dernière et il en avait vraiment marre.
Ses oreilles bourdonnaient, sa respiration était difficile, ses yeux brûlaient, son nez coulait et il sentait les larmes glisser le long de son visage. Il entendait faiblement son nom être appelé plusieurs fois.

« Stiles, tout va bien. Je suis sûr qu’on trouvera une solution, tu pourrais demander à avoir tes cours à domicile ou quelque chose du genre. Tu es plus qu’assez intelligent pour pouvoir t’en sortir. »

Concentré sur la voix de Derek et ses apaisements, Stiles réussit à se calmer assez pour se rendre compte que le plus vieux l’avait de nouveau pris dans ses bras. Stiles était juste soulagé que Derek n’est pas encore eu affaire a une de ses plus grandes crises. Dans le passé, il lui était arrivé de perdre conscience ou, après ce qui était sa plus grande crise jamais vue, de se réveiller dans une chambre complètement détruite. Il se demandait, encore maintenant, où il avait trouvé la force pour réussir à faire un trou dans son mur.
Somnolant après toutes ces émotions, il fut guidé en douceur dans les escaliers, un bras le tenant à tout moment. Avec une douceur qui pourrait en surprendre plus d’un, Derek l’installa dans le lit king size qu’il possédait. Des draps s’échappait l’odeur de Derek, un mélange de bois de santal, de cuire, de forêt et de quelque chose de distinctement « loup » et Stiles pensa que c’était étrange qu’il puisse reconnaître toutes ses odeurs alors qu’il ne les avait jamais « vraiment » sentis avant.
Aux portes du sommeil, Stiles n’était que légèrement conscient que Derek se déshabillait non loin de lui, et se demanda faiblement si le manque de pudeur faisait partie des caractéristiques des loups-garous ou si c’était juste Derek. Perdu dans des pensées qu’il ne comprenait pas vraiment, Stiles s’endormit avant même que Derek ne s’installe pour la nuit.

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Dans le lit, Derek se mit à réfléchir et à penser aux évènements de la nuit dernière.
Derek était bien conscient des difficultés de Stiles à trouver le sommeil, c’était ainsi depuis longtemps et bien que ça ne soit pas sain pour Stiles, ce n’était pas ce qui inquiétait le plus Derek.
Le Néméton, c’était ça qui l’inquiétait.
Cette souche d’arbre maudite en avait bien assez fait et même si Derek savait que le Néméton n’était pas malfaisant à la base, mais qu’il eût été corrompu, ça ne changeait rien au fait qu’il essayait d’attirer Stiles a lui. Il n’avait aucune idée de ce qu’il leur voulait, mais il ferait tout ce qu’il peut pour protéger sa meute.
Mais ce qui perturbait Derek, au-delà de tout ça, c’était cette histoire de lien que devait avoir Stiles avec la souche. Certes, un lien avait été créé quand Stiles s’était sacrifié pour son père, mais il pensait que ce lien était mort avec le Nogitsune. Tout ce qu’ils peuvent faire pour l’instant c’est de rester à l’affût et sur leur garde, surtout avec ce qui traîne dans Beacon Hills en ce moment.
D’ailleurs, Derek ne le remarquait qu’à cet instant, mais Stiles n’avait fait aucune mention de Scott, et maintenant qu’il y pensait, ça faisait un bon moment qu’il n’avait pas vu ces deux-là ensemble. Il devrait certainement se renseigner là-dessus aussi.
Ça va être une longue semaine…
À côté de lui, Stiles remua, l’air mal à l’aise, frissonnant, les sourcils froncés de peur et laissant échapper des gémissements plaintifs.
Derek n’était pas très doué pour ce genre de chose et il ne savait pas vraiment quoi faire, mais il se rappelait ce que son oncle faisait quand il était jeune et empreint aux cauchemars. Prudemment, Derek attira Stiles vers lui, glissant sa tête sur la base de son cou, laissant intentionnellement échapper une odeur apaisante.
Une des choses qui était bien en étant un alpha était cette capacité à modifier sa propre odeur pour protéger, apaiser et rassurer sa meute.
En quelques secondes, Stiles se détendit et laissa échapper un petit son de confort, avant de s’installer fermement autour de lui comme un koala a une branche et Derek se laissa enfin céder au confort de son lit et s’endormit.

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*quelques heures plus tard, après-midi*

Lentement, Stiles se réveilla, gardant toujours les yeux fermés de paresse.
Cela faisait longtemps qu’il ne s’était pas aussi bien reposé. Il était bien au chaud, entouré d’odeurs rassurante et bercée par le doux battement régulier sous son oreille. Il était encore bien trop embrumé par le sommeil pour que son esprit le harcèle de ses pensées habituelles. Il lui fallut, d’ailleurs, quelques minutes avant de se rappeler que les coussins ne respiraient pas.
Il ouvrit ses yeux et la première chose qu’il vit fut la poitrine musclée et légèrement poilue de Derek.
Stiles sentit son visage se réchauffer, et une sensation familière de picotement s’épanouit dans son bas ventre. Il devait sortir de là avant que quoi que ce soit de fâcheux ne se produise.
Utilisant ses bras pour se relever, Stiles essaya de s’extirper de l’étreinte de Derek sans le réveiller. C’était sans compter sa maladresse qui le fit glisser et tomber de tout son poids sur le loup-garou qu’il réveilla.

« Stiles… » grogna Derek la voix rauque de sommeil « qu’est-ce que tu fous ? »

C’était vraiment injuste à quel point Derek était mignon et sexy en se réveillant. Stiles savait très bien qu’il n’était lui-même pas un spectacle pour les yeux le matin, ressemblant plus à un zombie qu’a un être humain fonctionnel.

« Désolé, je voulais me lever et j’ai glissé. Je ne voulais pas te réveiller. », expliqua Stiles.

« Ce n’est pas grave, il faut qu’on se lève de toute façon. »

« Tu as raison. En plus, il faut que j’appelle mon père, il doit se faire un sang d’encre.

Une fois habillé et descendu, Derek le laissa emprunter son téléphone et parti dans la cuisine pour lui laisser un semblant d’intimité.
Maintenant seul dans le salon, Stiles fixa le clavier numérique un moment en se demandant comment aborder le sujet de la morsure avec son père sans le faire avoir une crise cardiaque.
Bien que son père ait maintenant accepté le monde surnaturel, Stiles savait qu’il était encore un peu mal à l’aise avec le concept. Il ne savait pas du tout comment il réagirait. Il espérait pour le mieux, mais ne se faisait pas d’illusions.
Ce n’est pas comme s’il pouvait juste lui dire » salut ! je me suis fait mordre par un loup-garou alpha qui ne comprenait pas le concept de consentement et apparemment je suis magique ! maintenant je suis une sorte de loup-mage-garou et personnes ne sait comment c’est possible. Ha oui, c’est vrai, je suis un alpha parce que je l’ai tué. Sinon, comment était ta journée ? « Ce serait une catastrophe…

Prenant son courage à deux mains, Stiles entra le numéro de son père et appuya sur le bouton d’appel avant de pouvoir changer d’avis.
Ça ne sonna pas longtemps avant que son père ne décroche.

» Derek ? Est-ce que Stiles va bien ? « demanda d’emblée le shérif

» Hey papa, c’est moi. « répondit Stiles » je vais bien, enfin, aussi bien que je puisse l’être. Il s’est passé beaucoup de choses, c’est difficile à expliquer. «

» Essaye, j’ai tout mon temps, je t’écoute. «

» Je ne sais pas trop ce que Derek t’a dit la nuit dernière, mais… Je suis allé à la réserve. « commença Stiles.

» pourquoi ferais-tu ça ? Tu sais très bien à quel point cet endroit peut être dangereux la nuit. «

» ouais… J’essaye toujours de comprendre moi-même. Pour résumé, je me suis fait mordre par un alpha sauvage, Derek m’a trouvé et ramené chez lui et apparemment on ne sait pas trop ce que je suis. «

» ils ne savent pas ce que tu es ? », demanda le shérif septique « que veux-tu dire par là ? »

« simplement qu’on ne sait pas. Peter semble penser que ma magie en sommeil a fusionné avec le loup, ils disent que je ne sens pas le loup et que mes sens sont trop développés. Avant que tu ne demandes, non je ne savais pas que je pouvais faire de la magie, je viens juste de le découvrir. »

« Qu’est-ce qu’il va se passer maintenant ? » demanda son père.

Stiles haussa les épaules avant de se souvenir que son père ne pouvait pas le voir.

« Je ne sais pas, nous sommes dans le noir. Je devrais rester avec Derek au moins jusqu’à la pleine lune, puis on verra je suppose. » expliqua-t-il

Stiles entendit son père soupirer à travers le téléphone, ce fut suivi d’un léger gloussement fatigué.

« Qu’est-ce qui te fait rire ? »

« il n’y a vraiment que toi pour te mettre dans ce genre de situation. Je suis soulagé que tu ailles bien malgré tout ça. Je passerais te voir après le travail. Je viendrais bien tout de suite, mais j’ai des rapport à vérifier et des papiers à remplir. Remercie Derek pour moi, je t’aime. »

« je t’aime aussi papa, prends soin de toi. »

Stiles raccrocha et soupira de soulagement. La conversation avait été beaucoup plus facile qu’il ne le pensait, il s’était encore une fois inquiété pour rien. Il avait hâte de revoir son père.
Une tasse apparut devant ses yeux et il n’enregistra que maintenant la douce odeur de café et de nourriture flottant dans le loft. Il prit la tasse et remercia Derek pendant que celui-ci retournait dans la cuisine.

« Le déjeuner est presque prêt. » l’informa Derek

« Super, ça sent vraiment bon ! »

Son estomac sembla d’accord avec lui, car il choisit ce moment pour laisser échapper un grognement. Stiles n’avait pas remarqué à quel point il avait faim jusqu’à maintenant et alla s’installer a table très vite suivie de Peter qui venait de descendre.
Aujourd’hui, ils commenceraient les recherches, ils avaient besoin d’énergie.

Chapter 6: Un drôle d'animal.

Summary:

Stiles ne savait pas comment il s’était retrouvé ici, marchant dans les bois brumeux de la réserve.

Notes:

Et voici un nouveau chapitre, j'espère qu'il vous plaira.

J'ai essayé d'intéger une illustration que j'ai faites pour vous, mais vu que c'est la première fois que j'essaye ça, et que je ne sais pas si ça va fonctionner, je vous donne le lien pour accéder a mon Instagram en note de fin.

Bonne lecture ! (~ ̄▽ ̄)~

(See the end of the chapter for more notes.)

Chapter Text

Stiles ne savait pas comment il s’était retrouvé ici, marchant dans les bois brumeux de la réserve. L’atmosphère que dégageait cet endroit était presque onirique.

Une sorte d’épais brouillard semblait recouvrir les arbres, la luminosité était étrange et Stiles ne put s’empêcher de penser que les couleurs autour de lui n’étaient pas naturelles.
Alors qu’il avançait, il se rendit compte que ses pas ne faisaient aucun bruit, tout semblait étouffé, aucun son ne résonnait dans l’air de la forêt. Aucun oiseau, aucun insecte, pas de vent et pas d’animaux. Tout avait l’air figé dans le temps.

Plus il s’approchait de ce qui semblait être le Néméton et plus il remarquait les petites lucioles qui volaient autour de lui, semblant devenir de plus en plus nombreuses. Elles éclairaient l’endroit d’une douce lueur qui rendait toute la scène devant lui encore plus surnaturelle.
À chaque pas qu’il faisait, le crachin semblait se séparer, comme pour dégager un chemin invisible parmi les végétaux.

Stiles s’arrêta brusquement.

Devant lui, sur le Néméton, se reposait une créature. C’était grand, roux et magnifique.

Cette créature ressemblait tellement à un renard que le cœur de Stiles rata un battement, mais ce n’était que ça, une ressemblance. Elle avait des traits en commun avec les loups, ses longues pattes noires lui donnaient une allure de cerf, elle possédait de grandes oreilles et une sorte de collerette sombre.

L’entité le regardait de ses yeux ambré, recelant de sagesse, de patience et d’une intelligence troublante. Stiles ne pouvait s’empêcher de remarquer à quel point elle lui semblait familière, mais il ne savait pas pourquoi.

Stiles pencha inconsciemment la tête et fut surpris de voir la créature faire de même. Il pouvait ressentir émaner d’elle un brin de malice.

L’animal au pelage roux se redressa et ouvrit la gueule, laissant échapper un son étrange entre l’aboiement et le hurlement, semblant lui dire « approche-toi, n’ai pas peur ».
Ses jambes bougèrent toutes seules et, avant même qu’il ne puisse y penser, il se retrouva juste en face de la créature.
Il sentit monter en lui un besoin irrépressible d’entrer en contact avec elle, de la toucher.

Il tendit la main, paume vers le haut, attendant avec impatience que la créature fasse le premier pas, maintenant le contacte visuel tout ce temps.
Quelques secondes passèrent sans que rien ne se fasse, mais ensuite le regard de l’entité se posa sur sa main. Avec douceur, elle effleura sa truffe humide sur sa peau, de petites bouffées d’air sortant de son nez, avant qu’elle ne pose la gueule sur sa paume.

Avec prudence et révérence, Stiles commença à la caresser avant de remarquer, surprit, que de là d’où ils se touchaient une douce lumière s’échappait.
C’était chaleureux et rassurant.

Devenant progressivement de plus en plus grande, elle commença à les englober, inondant l’endroit de son éclat. Quand la lumière s’estompa enfin, la créature avait disparu et n’avait laissé derrière elle qu’une sphère flamboyante où elle se tenait auparavant.

Le globe se déplaça, lâchant une traînée d’étincelles dans son sillage, et s’enfonça dans la poitrine de Stiles avec lenteur. Il ressentait tellement de choses qu’il ne pouvait pas toutes les définir, mais il était sûr de ça, cette sphère de lumière, quelle qu’elle soit, était bienveillante. Parmi tous ses sentiments indéfinissables, il pouvait ressentir une forte protection envers lui-même.
Stiles se détendit et ferma les yeux, laissant toutes les sensations l’envahirent.

Quand il les rouvrit, il fut tout de suite confus.

La forêt, le Néméton, avait disparu. À la place, Stiles se tenait allongé dans un lit.
Tout cela n’avait-il était qu’un songe ?

N’avait-il fait que de rêver de ce moment magique en compagnie de cette Créature magnifique ?

Cela avait paru si réel.

Stiles n’avait plus qu’une idée en tête, découvrir ce qu’était exactement cet animal.

Il se leva, trébuchant en le faisant, descendit les escaliers, manquant de tomber dans sa précipitation et ne remarquant même pas l’odeur de petit déjeuné venant de la cuisine, et pris l’ordinateur portable qui traînait sur la table basse.
Ce n’était pas le sien, c’était celui d’Isaac, mais ça n’avait pas d’importance, car il connaissait les mots de passe de tout le monde dans la meute, même si personne ne le savait.

Il ouvrit le navigateur internet, cliqua sur la barre de recherches, et resta un moment à se demander ce qu’il taperait.

Peut-être que décrire simplement à quoi ressemblait la créature pourrait marcher.

Animal loup/renard, grandes pattes, grandes oreilles.

Il effectua la recherche et tomba tout de suite sur des images d’un animal appelé le loup à crinière.
Les informations sur ces animaux n’étaient pas vraiment nombreuses, il y avait juste des informations qu’on pourrait définir de basique.

Le lieu d’habitation qui est au brésil, leur comportement non agressif envers l’homme, leur alimentation omnivore, leur habitude d’accouplement et leur nombre de plus en plus décroissant.
Bien que ça soit intéressant, ce n’était pas ce que cherchait Stiles.

Il avait espéré trouver un lien avec le surnaturel ou avec la mythologie, mais il ne trouvait que des rapports scientifiques. Il n’avait toujours aucune idée de ce que son rêve signifiait et il ne savait pas ce que le Néméton avait avoir dans tout ça.

Devrait-il s’en inquiéter ?

Voyant du mouvement sur sa droite, Stiles referma avec hâte tous les onglets qu’il avait ouverts et reposa l’ordinateur à sa place d’origine.
Il ne voulait inquiéter personne, car, jusqu’à preuve du contraire, ce n’était qu’un rêve.
Pas besoin d’affoler la meute pour rien.

Il se tourna vers Derek, le regarda s’installer avec lui sur le canapé, et accepta une des assiettes qu’il avait amenée avec lui
« Tout va bien ? » lui demanda Derek, soucieux.

« Oui, pourquoi ? »

Il ne savait pas pourquoi Derek paraissait si préoccupé, mais il n’eut pas besoin de demander qu’il lui donnât une réponse.

« Avec la pleine lune ce soir, je pensai que tu serais plus nerveux que ça. »

Il avait été tellement occupé avec le loup à crinière de ses rêves qu’il avait complètement oublié ce qu’il se passerait ce soir.

« Tu es sûr que vas bien ? Ça ne te ressemble pas d’oublier quelque chose de si important. », dit Derek.

« Je… ouais, j’ai beaucoup de choses en tête, ne t’inquiète pas. »

Derek n’avait pas l’air de le croire, mais laissa tomber.
Ils mangèrent dans un silence confortable, la présence de l’autre suffisant à les mettre à l’aise.

Cette semaine avait été riche en découvertes.

Toute la meute s’était mise à effectuer des recherches sur ce fameux rituel dont parlait Peter, mais ils n’avaient rien trouvé de plus que ce qu’il leur avait déjà dit.
C’était frustrant d’en savoir assez pour connaître sa condition, mais jamais pour avoir des détails.
Alors, ils avaient cherché des renseignements sur les étincelles et, après des centaines de livres lus, ils en avaient trouvé.

Il s’avérait que l’étincelle était une forme de magie extrêmement rare.
Stiles avait appris que tout le monde dans le monde surnaturel possédait une étincelle, mais que celles-ci étaient bien différentes de l’Étincelle de Stiles.

Son pouvoir, s’il apprenait à s’en servir, pourrait s’avérer extrêmement utile, car c’était une magie qui reposait sur l’imagination et la croyance. Il n’aurait pas de limite.

Stiles n’était pas sûr de posséder une capacité si puissante et, au début, Peter ne savait pas s’il pouvait vraiment utiliser la magie non plus.
Mais Stiles se voilait la face.

Plus le jour J approchait et plus Stiles se sentait agiter. Il faisait les cent pas, avait encore plus de mal à se concentrer que d’habitude et se sentait paradoxalement épuisé et énergique. Mais le pire, c’étaient les objets qui tombaient tout seuls et la meute qui ne trébuchaient sur rien quand il se sentait frustré dans ses recherches. Il y a eu aussi le vase qui avait explosé quand Erica l’avait surpris. Ou les pannes d’électricité subite quand son esprit divaguait dans des endroits qu’il ne devrait pas en présence d’autres personnes avec un super odorat. Et certaines autres choses.

Il ne pouvait plus se le nier, c’était lui qui avait fait ça et ça entrait certainement dans la catégorie « magie ».
Il s’était retrouvé plus d’une fois à compter ses doigts tellement tout ce qui lui arrivait semblait irréel.

Le positif dans tout ça, c’étaient les visites de son père.

Il avait été compréhensif et réconfortant avec lui. Il venait au loft aussi souvent qu’il le pouvait et restait même parfois dîner.
Cela l’avait étonné de voir à quel point Derek et son père s’entendaient bien, même s’il avait remarqué une nervosité inhabituelle venant de Sourwolf.

Son père avait arrangé les choses avec le lycée, il suivait maintenant les cours sur son ordinateur et avait même l’impression d’apprendre plus facilement. Peut-être parce qu’il était entouré d’odeur rassurante qui calmait un peu son surplus d’énergie habituel ?

Avec ses visites, son père avait amené ses affaires, plus besoin de voler des vêtements à l’autre Alpha, bien que cette partie ne l’eût pas vraiment dérangé.

Cette semaine avait aussi été pleine de révélations, sur le niveau relationnel.

Il avait eu le temps d’observer la meute de plus près et de remarquer certaines choses.

Boyd, bien que silencieux, faisait en faîte extrêmement attention au bien être des autres et parlait quand s’était nécessaire. Quand quelqu’un n’allait pas bien, il était la présence rassurante, qui montrait que vous n’étiez pas seul, et qui vous soutenez sans rien dire.

Erica était parfois une vraie boule d’énergie, et Stiles soupçonnait qu’elle aurait toujours été ainsi si son épilepsie ne l’avait pas épuisé avant sa morsure. Elle était très protectrice envers ceux qui comptaient pour elle et n’hésitait pas à le montrer. Elle pouvait paraître un peu casse-cou de temps en temps, mais Stiles pensait qu’elle voulait juste prouver qu’elle n’était plus faible et fragile.

Isaac était en faîte très timide. Il se comportait parfois comme un chiot en recherche d’approbation, toujours serviable et polie, il n’osait parfois pas demander de l’aide pour ses devoirs. C’était triste de savoir pourquoi il se comportait ainsi, mais heureusement M. Lahey était maintenant mort et enterré.

Jackson voulait juste un endroit auquel il aurait l’impression d’appartenir. Il détestait qu’on lui mente, mais avait du mal à être honnête avec les autres quand ça le concernait. Il ne savait pas non plus comment montrer son affection, mais Stiles était bien conscient que, comme Isaac, il ne cherchait que l’approbation des autres.

Peter restait Peter, sournois, sarcastique et un peu flippant parfois, mais il se souciait profondément de la sécurité de tous. Sous ses airs creppy, il y avait en faîte un loup effrayé de perdre à nouveau sa meute. Stiles avait bien remarqué qu’il se plaçait toujours la où il pourrait avoir une vue sur toute la pièce, face à l’entrée et le dos toujours protégé. C’était sûrement pour ça qu’on le trouvait toujours assis dans les escaliers ou appuyé contre un mur.

Mais le plus intéressant était Derek.

Stiles savait maintenant que Derek ne le détestait pas, mais il pensait, il n’y a pas si longtemps, qu’il ne faisait que le supporter. Il avait tort.

Pendant une semaine, Stiles avait pu observer le plus vieux sous un nouvel angle, ses nouveaux sens l’aidant à capter les chimiosignaux dont il n’avait pas connaissance avant.

Il était maintenant conscient que Derek était attiré par lui.

Ce que Stiles n’avait pas compris, c’était pourquoi il n’avait pas fait le premier pas. Si Stiles pouvait littéralement sentir l’attirance, Derek en était forcément capable aussi.
En sachant ça, Stiles avait fait plus attention au comportement que Sourwolf avait envers lui et avait remarqué qu’il était différent qu’avec le reste de la meute.

Premièrement, il semblait toujours savoir de quoi Stiles avait besoin.

Que ce soit quelque chose à boire ou juste de l’espace, il lui apportait ses sodas préférés sans qu’il ne demande rien, ou tenait la meute a l’écart quand le contacte le mettait mal à l’aise, bien que ce soit rare ses derniers temps.

Deuxièmes, le contacte physique.

Derek aimait son espace personnel, Stiles le savait, et même s’il était un peu plus démonstratif avec les Bêtas, il préférait qu’on le laisse tranquille. Sauf pour lui.
Stiles ne le faisait pas exprès, mais il était parfois assez collant et, même s’il faisait plus attention depuis sa possession, il lui arrivait d’envahir l’espace des gens autour de lui. Alors quand il remarqua que Derek ne grognait même pas quand il devenait tout câlin, il se rendit compte qu’il ne le faisait qu’avec lui.

Troisièmement, il semblait plus détendu en sa présence.

Vraiment, celui-là l’avait surpris.
Quand il y avait trop de monde ou trop de bruit, Derek devenait tout tendu et encore plus grognon que d’habitude. En général, il se mettrait sur le côté et observerait en silence dans une position défensive. Mais si Stiles était là, il commençait à relâcher ses muscles et à se calmer, son froncement de sourcils disparaissant.
Ce qui était étrange, c’était que quand Stiles se mettait à divaguer, comme il finit toujours par le faire, Derek l’écouterait en silence, une expression qui semblait affectueuse sur le visage, et plaçant un mot de temps en temps pour qu’il ne parte pas en spirale.

À ce niveau, Stiles commençait à croire que ses sentiments envers le brun n’étaient pas si unilatéraux.

Il savait qu’ils devraient parler comme des personnes responsables à un moment donné, mais il préférait attendre après la pleine lune pour laisser tout le stress qu’elle leur donnait derrière eux.
Il espérait juste qu’il avait raison et qu’il ne serait pas rejeté.

La journée passa lentement.
Stiles savait qu’il paraissait distant et qu’il inquiétait la meute, mais il n’y pouvait rien, ce loup à crinière ne quittait pas son esprit.
Bientôt, le soir tombera et tous se retrouveront dans les bois pour sa première pleine lune.

Notes:

Voici le lien qui vous conduira directement a mon illustration pour ce chapitre ;

https://www.instagram.com/p/CVveyL3qbz3/?utm_source=ig_web_copy_link

Je ne fais pas de promesse, mais je pense peut-être à en faire plus pour d'autres chapitres.

Chapter 7: la pleine lune

Summary:

salut tout le monde,
je m'excuse de ne pas avoir posté plus tôt, mais j'ai eu un début d'année 2022 assez chargé. j'en profite pour vous souhaiter a tous une bonne année.

je me suis rendu compte que j'avais un peut foiré ma chronologie dans mes note de chapitre 1, alors je vous fait une petite explication.

ma fic ce passant dans l'arc des chimères, les ados n'on pas 16 ans, mais bien 18. ce qui fait que Stiles à 20 ans et Derek 23 (parce que j'avais mal compté.( '>﹏<).

je suis désolé pour la confusion, je changerais les explications au début de la fic pour éviter d'embrouiller plus de gens.

bonne lecture ! (ノ◕ヮ◕)ノ*:・゚✧

Notes:

je préviens, pour ceux qui ne sont pas a l'aise avec les scènes de sexe, que ce chapitre en contiens et que ça ce passe entre deux adultes consentent.
ce sera ma toute première scène spicy/hot/lemon, j'espère sincèrement que ça vous plaira.
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bonjour, je poste une mise a jour, c'est le même chapitre presque a l'identique, mais corrigé.

(See the end of the chapter for more notes.)

Chapter Text

Tous les animaux de la réserve étaient conscients qu’il ne fallait pas sortir les nuits de pleine lune, de même que les habitants de Beacon Hills savaient qu’il s’y passait des choses étranges.
La forêt aurait été calme si ce n’était pour le groupe de jeunes personnes qui marchaient dans les sous-bois avec plusieurs sacs entre eux.
Ils se déplaçaient tous avec une destination précise en tête, les ruines de la maison Hale.
Là-bas, les attendant à la lisière des bois, Derek et Stiles parlaient tranquillement.
Stiles était, bien sûr, stressé. Qui ne le serait pas à sa place ? Surtout quand il ne savait pas du tout à quoi s’attendre. Il ne restait plus qu’à espérer qu’il n’y aurait pas de mauvaise surprise au rendez-vous.
La lune n’était pas encore levée, mais déjà Stiles avait l’impression de vibrer de l’intérieur.
C’était comme si quelque chose de grand était sur le point de se passer. Étrangement, il avait le sentiment que c’était quelque chose de bien, pour une fois.
Au bord de son champ de vision, Peter restait attentif au danger de toute sorte, prêt à protéger son Alpha aux moindres signes de problèmes.
À ses côtés, Derek restait proche, vigilant et préparé à devoir le retenir en cas de perte de contrôle.
Ils étaient si proches que leurs épaules se frôlaient à chaque mouvement.
Bientôt, ils entendirent les Bêtas arriver, le cliquetis des chaînes qu’ils transportaient les suivant à chaque pas.
Stiles n’aimait pas l’idée d’être attaché, mais il savait très bien que ce n’était pas négociable. Tout le monde était déjà passé par là au moins une fois et il savait très bien que c’était plus sûr qu’il soit retenu.
Il ne pouvait et ne voulait pas retarder le moment où ça arriverait, ça devait être fait avant que la lune ne se lève.
Ainsi, ils commencèrent les préparatifs.
Ils cherchèrent l’arbre le plus robuste qu’ils puissent trouver et ils l’attachèrent, essayant de le détendre avec quelques blagues, ce qui marcha plus ou moins bien.
Toutes les chaînes installées et bien attachées, il ne restait plus qu’une chose à faire, attendre.
Dans quelque temps, ils seront fixés, et le mystère entourant la nature de sa transformation sera enfin dévoilé.

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L’astre céleste demeurait haut dans le ciel, illuminant la réserve de sa pleine rondeur.
La meute ressentait son effet comme jamais auparavant, la force avec laquelle la lune les affectait était féroce.
Contrairement aux autres, Stiles était étrangement calme.
Ses yeux étaient fermés et sa respiration profonde, si on ne savait pas mieux, on pourrait croire qu’il dormait.
Malgré ça, tous restaient sur le qui-vive. Ils ne savaient pas à quoi s’attendre, ce qu’il se passerait, mais plus les minutes défilaient et plus ils s’inquiétaient.
D’un coup, un bruit de craquement se fit entendre, suivit très vite par des gémissements de douleur. Devant eux, Stiles commençait à changer, mais ce qui les choqua tous, c’était qu’il ne s’arrêtait pas à sa forme bêta, son corps entier se transformait.
Il grandissait, ses bras s’affinaient et changeaient de forme, son visage s’allongeait et de la fourrure orange commençait à pousser sur tout son corps. Sous la pression, les chaînes entourant Stiles se brisèrent et ses vêtements se déchirèrent et, très vite, là, à la place de Stiles, se tenait un animal qu’aucun d’eux n’avaient jamais vu.
« C’est incroyable » pensaient les deux plus vieux loups, en aucun cas un loup-garou mordu ne devrait pouvoir avoir accès a une forme animale complète, tous les loups nés dans des familles traditionnelles le savaient, et pourtant Stiles venait de leur prouver le contraire.
Avant que qui que ce soit ne puisse bouger, abasourdi par ce qu’ils venaient de voir, Stiles se releva sur ses longues pattes noires et les scruta de ses yeux ambrés et, à ce moment, tous surent qu’il avait toujours le contrôle de son esprit.
Il avança vers eux lentement, comme pour ne pas les effrayer et frotta son odeur sur tous les membres de la meute. Il vint vers Derek en dernier, s’arrêtant devant lui.

Stiles plaça son museau sur le coup de Derek, le lécha, et recula. Il le regarda dans les yeux avant de pousser un aboiement en sa direction et de partir en courant dans la réserve. Avant de complètement disparaître parmi les arbres, il se retourna à nouveau vers Derek, semblant l’inviter à le rejoindre.
Derek ne mit pas longtemps à prendre sa forme de loup et à le suivre, ne donnant aucune explication aux restes de la meute.
La course poursuite fut intense. Stiles était sournois, il prenait des virages inattendus, sautait au-dessus d’obstacles difficiles, et disparaissait derrière des arbres pour réapparaître plus loin devant. Parfois il passait tout près de Derek, se frottait légèrement sur lui, avant de repartir tout aussi vite.
Derek sentait son sang pulser dans ses veines avec force, son instinct guidant ses pas et se concentrant sur une seule chose, rattraper son compagnon.
Il y a des choses que Derek n’avait jamais eu le temps d’aborder avec sa meute, ce qu’il se passait en faisait partie, les courses d’accouplement.
Elles avaient une grande signification pour les loups-garous et il était presque sûr que Stiles était bien au courant de cela.
L’excitation envahissait tout son être, il avait peut-être renoncé à révéler ses sentiments au plus jeune, mais ça ne l’empêchait pas pour autant de le vouloir et d’en rêver.
Il savait qu’il devait reprendre ses esprits avant de faire quelque chose qu’il pourrait regretter. Après tout, Stiles avait peut-être commencé ça, mais ça ne voulait pas dire qu’il le voulait vraiment. Il ne se souviendra peut-être même pas de tout ça demain.
Le temps passait pendant lequel ils se poursuivaient et Derek s’étonnait de l’endurance de Stiles. Quel que soit l’animal dans lequel Stiles s’était métamorphosé, on pouvait facilement deviner qu’il n’était pas fait pour courir aussi longtemps, des pattes aussi longues ne lui rendaient pas service, c’était d’ailleurs surprenant que Derek ne l’ait pas encore rattrapé.
Devant lui, Stiles disparu à nouveau derrière les arbres et Derek n’hésita pas à le suivre.
Les branches et les buissons fouettaient son épaisse fourrure alors qu’il passait à toute vitesse. Il ne voyait Stiles nulle part, mais il continuait d’avancer, il ne pouvait pas le perdre maintenant.
Assez vite, les arbres devant lui firent place à un endroit malheureusement trop familier. Le Néméton.
Stiles était là, dos a lui, de nouveau humain et complètement nu.
Derek prit forme humaine à son tour et l’observa. Il était magnifique, le clair de lune le baignant de sa lumière, rendant sa peau pâle presque translucide et faisant ressortir ses grains de beauté. Stiles se tourna vers lui et sourit doucement, avant d’avancer jusqu’à ce qu’il soit devant lui.

Ils se regardaient, en silence, une tension certaine entre eux.
Sans y penser consciemment, Derek fit briller ses yeux en rouge et Stiles n’hésita pas à lui répondre de la même manière.
Lentement, Stiles fit glisser ses mains sur le cou du plus vieux, alors que Derek posait les siennes sur sa taille. Attirés comme des aimants, ils se rapprochèrent jusqu’à ce que leur souffle ne soit plus qu’un. Leurs lèvres se joignirent dans un baiser doux et passionné, plus rien n’avait d’importance à part eux. Tous deux avaient rêvé de ce moment trop de fois auparavant, mais Derek se rappela ce pour quoi lui et Stiles ne pouvaient pas être ensemble et le repoussa, non sans douceur.

« Stiles, non, nous ne pouvons pas… », dit Derek

Mais Stiles ne comprenait pas, il avait pourtant accepté la course et avait été réceptif. Pourquoi changer d’avis subitement ?

« Pourquoi ? », demanda Stiles, « je voulais attendre demain pour t’en parler, mais tout semblait se passer si bien, je pensais que toi aussi tu le voulais, alors explique-moi Derek, je ne comprends pas. Si tu ne voulais pas de moi, pourquoi ne m’as-tu pas arrêté plutôt ? »

« tu es trop jeune, je… je ne veux pas être comme elle. »

La confusion s’installa sur le visage de Stiles, comment ça, trop jeune ?

« Quel âge penses-tu que j’ai, Derek ? »

« Dix-sept ans. », répondit Derek, les sourcils froncés d’incompréhension.

« Dix-sept ans… », répéta Stiles incrédule, il ne savait même pas comment Derek en était venu à croire qu’il était plus jeune que tous leurs amis. Il gloussa un peu. « Derek, je n’ai pas dix-sept ans, j’en ai vingt. »

Un silence s’installa pendant lequel Stiles vit un des sourcils de Derek se relever de scepticisme.

« Tu ne peux pas avoir vingt ans, tu es toujours au lycée. »

« Ouais… quand j’ai été diagnostiqué TDAH, on a mis beaucoup de temps à trouver le bon dosage pour mon traitement, j’ai dû redoubler. Un an plus tard, ma mère a commencé à passer de plus en plus de temps à l’hôpital, je te laisse deviner la suite. C’était deux années merdique, je n’aime pas trop en parler. », expliqua Stiles

Il y eut un autre silence pendant lequel Stiles laissa Derek assimiler ce qu’il venait de dire. Il est vrai que depuis qu’ils se sont rencontrés, plus personne n’avait vraiment fêté son anniversaire, il n’avait jamais pensé qu’aucun d’eux ne connaissait son âge.

« Est-ce tout ce qui te dérangeait ? On aurait pu s’embrasser bien plus tôt si j’avais juste pensé à te dire mon âge ? », tenta de rire Stiles

« Tu mérites quelqu’un de mieux que moi, quelqu’un qui ne soit pas brisé. »

« Ne penses-tu pas que c’est à moi de décider si tu es assez bien pour moi ou pas ? Derek, je ne pense pas que tu sois brisé, je pense que tu es traumatisé, on l’est tous, je le suis… penses-tu que je suis brisé ? »

« No—», commença Derek avant de se faire couper par Stiles.

« On a tous les deux des problèmes qu’on doit résoudre, mais ne serait-ce pas mieux qu’on le fasse ensemble ? Qu’on soit là l’un pour l’autre quand ça devient difficile de respirer ou de se regarder dans le miroir, qu’on s’entraide quand on a l’impression qu’on ferait mieux de disparaître ? Je… je t’aime comme tu es, avec tes qualités et tes défauts, avec tes grognements et tes sourcils froncés, avec tes adorables dents de lapin et ton souci profond pour les gens qui t’entourent et j’espère vraiment que c’est réciproque, parce que cette déclaration serait vraiment gênante si ce n’est pas le cas. »

Stiles regarda Derek, timide et plein d’espoir, attendant une réponse.

Derek ne savait pas quoi dire, il n’avait jamais été doué pour parler de ses sentiments. Il était heureux, bien sûr, mais savoir que Stiles eût, semblait-il, traversé ça sans qu’il ne s’en rende compte lui fit ressentir quelque chose avec lequel il n’était que trop familier, de la culpabilité.
Comment aucun d’eux n’avait remarqué que Stiles allait si mal ?
Derek fit de son mieux pour ignorer ça pour l’instant, il avait plus important sur lequel se concentrer maintenant.
Ne sachant pas comment exprimer ce qu’il pensait à Stiles, il se dit que les gestes parlaient plus que les mots.
Il prit le visage de Stiles dans ses mains et l’embrassa.
Il le sentit se détendre instantanément contre lui, prenant part, avec enthousiasme, au baiser.
Leurs langues se mêlèrent, explorant la bouche de l’autre, mémorisant le goût de l’autre, ils s’embrassèrent comme si chaque baiser était le dernier, ne se séparant que pour reprendre leur souffle. Leurs mains commencèrent à dériver sur leurs corps, se découvrant.
Stiles, qui l’avait fait reculer sans qu’il ne le remarque vraiment, poussa doucement sur ses épaules pour l’inciter à s’asseoir. Derek se retrouva bientôt allongé sur le dos, Stiles à cheval au-dessus de lui.
Trop concentré l’un sur l’autre, aucun d’eux ne fit attention à l’endroit sur lequel ils s’installaient.
Ils se séparèrent, gardant leur front connecté et reprenant leur respiration.

« Je vais prendre ça pour un oui. », dit Stiles en bougeant les hanches, l’air taquin.

« Tu es sûr que c’est ce que tu veux ? C’est pour la vie, il n’y aura pas d’option divorce si on va jusqu’au bout. », l’informa Derek.

« Je sais, je le veux. »

Stiles se pencha pour poser de doux baisés sur le front et les joues de Derek avant de s’arrêter devant ses lèvres.
Il regarda Derek dans les yeux avec tendresse.

« Accouplons-nous. »

Derek combla l’espace qui séparait leurs bouches et l’entraîna dans le baisé le plus doux qu’ils aient partagé jusqu’à maintenant.
L’air autour d’eux se remplis du son de leur soupires, leurs corps bougeaient en rythme, leurs érections se frottant l’une contre l’autre.
Les mains de Derek serraient les fesses de Stiles doucement, ses doigts taquinant son entrée.
Stiles gémit, posant son front sur l’épaule de l’autre alpha.
Doucement, pour ne pas le blesser, Derek poussa son doigt en lui, qui entra avec une étonnante facilité.

« Si je te fais mal, dis-le-moi tout de suite et j’arrêterais. »

Stiles hocha de la tête et embrassa le cou de Derek, le mordillant de temps en temps avant de passer sa langue dessus avec douceur. Le doigt en lui commença de doux va et viens, lui laissant le temps de s’habituer aux nouvelles sensations qui l’assaillaient, quand, d’un coup, Stiles émit un fort gémissement, Derek venait de trouver sa prostate. Prenant soin de toucher ce même endroit, Derek rajouta un doigt, puis un autre, jusqu’à ce que quatre de ses doigts se mouvent sans problème.
Stiles était plus dur qu’il ne l’avait jamais été, son corps surchauffait, il avait besoin de plus.
Il se releva, délogeant les doigts de Derek, prit le membre s’ayant de l’homme sous lui et le positionna devant son ouverture.
Derek prit sa joue dans sa paume et le regarda de manière rassurante. Tout en maintenant le regard, Stiles inclina sa tête et posa un baiser sur la main de l’autre, avant de commencer à s’abaisser sur sa verge avec prudence. Ils soupirèrent tous les deux quand l’entièreté de la longueur de Derek fut entrée en lui.
Ils restèrent un instant immobiles, profitant et s’habituant aux sensations qu’ils ressentaient.
Stiles commença à bouger, s’appuyant sur la poitrine de Derek pour s’aider, et chassa son plaisir.

« Haa… c’est si bon… », gémissait Stiles, il avait déjà joué avec lui-même, mais rien ne pouvait se comparer à ce qu’il était en train de vivre.

Le bruit de leur peau s’entrechoquant était fort dans l’air vide de la nuit, leurs mouvements s’accéléraient, mais Stiles commençait à se fatiguer. Ses genoux tremblaient, et plus le plaisir montait, plus il avait du mal à se relever. Le remarquant, Derek se redressa et maintint Stiles en place pendant qu’il les retournait, inversant leur position. Il suça le cou de Stiles pendant que celui-ci l’entourait de ses jambes, et laissa des marques d’un violet sombre sur son passage. Avec ses hanches, il donna de profonde et puissante poussées, prenant soin de toucher le point de plaisir de Stiles à chaque passage, concentré en premier sur la jouissance de l’autre.
Il ne fallut pas longtemps à Stiles pour ressentir une sensation familière se répandre dans son bas ventre.

« Derek… ha ! je vais bientôt jouir… ! »

« Stiles… ne te retient pas. »

Au bord de son orgasme, Stiles fut poussé par un instinct puissant, il enfonça ses crocs dans la jonction du cou de Derek qui, à son tour, enfonça les siens dans celle de Stiles. Stimulé par la morsure, il ne fallut que quelques poussées de plus avant qu’ils ne jouissent tout deux.
Aucun d’eux n’avaient jamais ressenti quelque chose de pareil. Autant de plaisir et de bien-être, ils avaient l’impression que tout était enfin à sa place.
Passant inaperçu des deux amants, le Néméton, sur lequel ils s’étaient installés, brillait d’une douce lumière verte. À l’insu de Stiles, sa magie s’était libérée et avait infiltré la souche d’arbre. Cela avait renforcé le lien qui les unissait et avait purgé le reste de ténèbres qui restaient accrochées à la vieille source de magie.
La respiration de nouveau stable, Derek se retira de Stiles en douceur, le faisant lâcher un dernier gémissement.

« Tu vas bien Stiles ? Je ne t’ai pas fait mal ? », s’inquiéta Derek.

« non, c’était fantastique, on va définitivement recommencer. », sourit Stiles béatement

Derek regarda Stiles avec tendresse, il l’avait déjà dit, mais il le redit, Stiles était magnifique. C’est joues rougies, sa peau qui semblait briller a la lumière de la lune, les constellations de grains de beauté éparpillées sur tout son corps et ses yeux ambrés dans lesquels il pourrait se perdre pendant des heures étaient, pour lui, la plus belle œuvre d’art qui puisse exister.

« Qu’est-ce qu’il y a ? J’ai quelque chose sur le visage ? », demanda Stiles.

« je t’aime »

Le sourire qui illumina le visage de son compagnon était des plus magnifique, c’était le genre d’image qu’il gardera à jamais dans sa mémoire et qu’il chérira avec soin.

« Je t’aime aussi, mais on devrait retourner voir la meute avant qu’ils ne s’inquiètent sérieusement pour nous. »

« Tu as raison. »

Ils se relevèrent tous les deux et repartir par là où ils étaient arrivés, s’arrêtant à la lisière des arbres.

« Ils vont être insupportables, tu sais. », informa Stiles.

« Quand ne le sont-ils pas ? »

Ils échangèrent un dernier sourire avant de changer de forme et de partir.

Pour toute personne extérieure, ils formaient une drôle de paire. Un loup géant d’un noir intense et un loup à crinière trop grand pour son espèce, qui jouaient ensemble sur le chemin qui les menait à leur meute.
Se tenant cachée à la vue de tous, une silhouette parée de blanc, presque spectrale, les regardait maternellement, ne leur souhaitant que du bien.

Notes:

je tiens a vous informer qu'a partir de maintenant, je mettrais plus de temps pour poster de nouveaux chapitre.
jusqu'à maintenant, j'avais déjà tout d'écrit, mais ce chapitre était le dernier de "pré-préparé". je ferais quand même de mon mieux pour ne pas trop trainer, mais je ne peux rien vous promettre.

à la prochaine !

Chapter 8: la confrontation

Notes:

Enfin un nouveau chapitre !
je m'excuse pour la longue attente, je vous promet que cette fic ne sera en aucun cas abandonné, j'ai juste un peu de mal a trouver l'inspiration en ce moment.
merci pour votre patience et bonne lecture !

Chapter Text

La meute était inquiète, ils ne savaient pas quoi faire, et Peter ne les laissait pas chercher leurs Alphas, ils ne savaient pas ce qu’il se passait.

Derek était parti vite, sans prendre la peine de leur expliquer la situation.

Ils avaient pensé, pendant un court instant, que tout se passerait bien, et puis Stiles s’était enfui et Derek l’avait suivi.

Peter avait tout de suite su ce qu’il se passait et, bien qu’ils soient heureux pour Stiles et son neveu, il aurait aimé que celui-ci ait, au moins, instruis ses Bêtas sur les traditions lupines. Il ne voulait vraiment pas s’occuper de ça.

Ça faisait un moment que les deux Alphas étaient partis, ils ne devraient plus tarder à revenir.

Un bruit se fit entendre venant de devant eux, des pattes tapants le sol feuillu de la forêt, quelques grognements ludiques et une sorte de ricanement animal, ressemblant étrangement au son que pourrait produire un renard.

Se dévoilant à la vue de tous, Derek et Stiles, toujours dans leurs formes de loup, caracolant joyeusement.

Peter n’aurait jamais pensé associer ce mot a son neveu, mais il était reconnaissant que Derek se laisse enfin être heureux, car d’après les odeurs combinées et la force de leur lien, tout s’était bien passé.

S’arrêtant devant eux, Derek les regarda chacun leurs tours, avant de rejeter la tête en arrière et de lâcher un puissant hurlement. Les autres ne tardèrent pas à se joindre à lui et, bientôt, toute la tension et le stress de la soirée disparu, ne laissant derrière lui que l’excitation de la pleine lune.

Erica fut la première à remarquer et commenter l’odeur qui entourait les deux Alphas.

« On dirait que vous vous êtes bien amusé. », ricana-t-elle avec un sourire narquois.

« Ça me donne envie de vomir, je n’avais pas besoin de savoir ça. », dit Jackson le nez froncé.

« Moi je suis heureux pour eux. », rétorqua Isaac.

« Est-ce que tout va bien maintenant ? », demanda Boyd, toujours la tête sur les épaules. « Devons-nous rester prudents ou tout est réglé ? »

Le bruit des os qui craquent et se déplacent fit grimacer les bêtas, et Stiles se tint devant eux. Derek se changea à son tour, de manière beaucoup plus fluide et silencieuse.

« Bordel, ça fait un mal de chien à chaque fois ! », dit Stiles, essayant tant bien que mal de cacher sa nudité.

Ce n’est pas parce qu’il avait eu un élan de courage tout à l’heure avec Derek qu’il n’avait soudainement plus aucune pudeur, il s’était toujours senti mal à l’aise avec son corps.

« Ne t’inquiète pas, ça deviendra plus facile avec le temps, c’est ta première pleine lune. Plus tu t’exerceras, plus le changement deviendra facile. Il faut que ton corps s’habitue. Tu t’es très bien débrouillé. »

Stiles et Derek restèrent un moment à se regarder avec amour.

Peter choisit ce moment pour prendre la parole.

« Personnellement, je n’ai jamais douté une seconde que tu réussirais à te contrôler chéri. Bon ! maintenant que nous avons la certitude que tu ne vas pas essayer de tous nous tuer dans une rage dévorante, que faisons-nous toujours là ? La nuit est jeune, allons courir, nous amuser et évacuer se trop-plein d’énergie qui nous submerge ! »

« Peter à raison, après tout nous avons un nouveau membre à accueillir dans la meute comme il le faut. »

Ni une, ni deux, tout le monde se mit à courir, jouer, à se taquiner et a lutté ensemble. Ce fut l’une des meilleurs et des plus inoubliables pleines lunes que la meute ait vécue.

Ils finirent tous par s’endormirent au loft, entassé les uns sur les autres, heureux et épuisé.

 

Quelques jours plus tard

 

Maintenant que Stiles ne s’inquiétait plus pour sa première pleine lune, et qu’il n’y avait plus autant de recherches à faire sur son cas (ils avaient passé tous les livres dans le coffre-fort Hale au peigne fin.), rester au loft, toute la journée, à ne rien faire, commençait à le rendre fou. Alors, il prit une décision, il retournera au lycée et il en parla avec Derek pour voir ce qu’il en pensait.

« Tu es sûre que tu es prêt à y retournée ? »

Stiles trouvait ça mignon que Derek n’est plus aucun mal à lui montrer son inquiétude.

« Écoute, j’adore passer du temps ici avec toi, et le sexe est plus que géniale, mais tu sais que rester des journées entières, au même endroit, à faire les mêmes choses, ce n’est pas bon si tu veux me garder saint d’esprit. Et puis, ça me manque un peu de passer du temps avec les bêtas et je veux savoir si je suis capable de rester calme avec autant de stimuli, je veux savoir si je pourrais vivre une vie normale, enfin… aussi normale qu’elle puisse être quand on est un surnaturel. Je… »

« C’est bon Stiles, je comprends, mais si jamais il se passe quoi que ce soit, et je dis bien quoi que ce soit, tu m’appelles ou tu le dis aux autres. Tu n’as pas à supporter ça tout seul. »

Stiles hocha la tête, un sourire sur les lèvres.

« D’accord Sourwolf, merci. »

Stiles se rapprocha de lui sur le canapé et lui embrassa la joue, avant de continuer.

« En plus, je ne pourrais pas éviter Scott éternellement, Beacon Hills n’est pas si grande, je finirais par le croiser en allant faire des courses ou quelque chose dans le genre. Et puis mes absences répétées vont faire poser encore plus de questions et après… tout ce qu’il s’est passé je préfère éviter. Ça évitera aussi plus de problèmes à mon père. »

« Tu n’as pas besoin de t’expliquer, je te fais confiance pour connaître tes propres limites. »

Et bien que Stiles soit inquiet, il était aussi impatient. Demain sera le test ultime. Arrivera-t-il à contrôler sa colère quand il verra inévitablement Scott ? pourra-t-il rester calme face à tant d’odeurs, tant de sons ?

Il sera honnête, faire ça serait une façon de se prouver à lui-même et aux autres qu’il était capable de prendre soin de lui-même, qu’il pouvait s’en sortir et qu’il ne serait pas un boulet pour la meute.

Pour l’instant ce qu’il devait faire c’était de se préparer.

Première étape, rassembler ses affaires. À vrai dire, ce ne sera pas difficile. Ces derniers jours, son père avait ramené de plus en plus de ses affaires et, même après la pleine lune, Stiles avait préféré rester au loft.

Maintenant qu’il y pense, il se demandait s’il n’avait pas inconsciemment emménagé chez Derek ; le plus étrange dans tout ça c’est que son père n’avait rien dit, pire, il avait semblé le pousser à le faire.

Ils allaient avoir besoin de parler à un moment donné, de plus que son père n’était pas encore au courant que lui et Derek étaient en quelque sorte ''mariés''.

Mais revenons dans le présent, il pourra faire tout ça plus tard.

Le plus important pour l’instant c’était de montrer à Derek à quel point il l’aime et qu’il apprécie la confiance qu’il a en lui.

Son changement d’humeur a dû être remarqué, semble-t-il, l’odeur d’excitation envahissant rapidement la pièce.

Ce qui était génial quand votre partenaire et vous aviez un super odora, c’est que l’excitation est contagieuse et s’amplifie mutuellement. Sentir l’excitation de votre autre moitié augmente la vôtre et ainsi de suite, telle une boucle de rétroaction. C’est vraiment agréable et jouissif et Stiles se demandait si ce n’était que Derek et lui qui le ressentaient ainsi, ou si tous les couples surnaturels le vivaient.

Stiles s’approcha de Derek et l’embrassa profondément.

Ils n’ont pas quitté le lit de la journée.

 

Une camaro noire s’arrêta devant le lycée, quelque chose d’habituel pour les étudiants de Beacon high. Ce qui était inhabituel c’était qui en sortait.

Voir Stiles « n’arrête jamais de parler » Stilinski sortir de la voiture en compagnie du gars sexy et mystérieux qui porte une veste en cuir, en choqua plus d’un, mais ce qui suivit le fit encore plus.

Stiles fit le tour de la voiture et embrassa Derek.

Imaginez, l’étrange hyperactif du lycée disparaît pendant plusieurs semaines sans raison, et reviens sans aucune explication, roulant une pelle au plus beau mec de Beacon Hills.

Il y a de quoi être surpris.

Tous se demandaient s’ils n’avaient pas atterri dans un univers alternatif.

Stiles interrompit le baiser en sentant Erica essayer de se faufiler pour lui sauter dessus, mais il se retourna avant qu’elle ne puisse le faire et l’attrapa au vol.

 

« Batman ! »

 

« Catwoman! »

 

« tu ne nous avais pas dit que tu revenais aujourd’hui Stiles ! », dit-elle en s’agrippant à lui comme un koala a un arbre.

 

« Je voulais vous surprendre ! », répondit Stiles en la serrant contre lui.

 

« je n’aurais jamais cru que je dirais ça un jour, mais je suis content de te revoir Stilinski. »

 

« Awww, je t’ai manqué ! je savais que tu devais au moins m’aimer un peu jacks. », dit-il avec un sourire narquois. Il déposa Erika et s’avança vers Jackson pour le serrer dans ses bras à son tour.

« Pff… ne va pas le crier sur tous les toits », répond Jackson en lui rendant son étreinte.

 

Cette action eu pour conséquence de perturber encore plus les lycéens autour d’eux, car, qui aurait cru qu’ils verraient un jour Jackson faire un câlin à Stiles sans être sous la menace d’une arme ? Pour eux, cette journée était de plus en plus bizarre. Mais d’une manière étrange, cela plaisait à Stiles de semer le chaos dans leur esprit et de voir leur air ahuri.

Il se sépara de Jackson et se tourna ensuite vers Isaac qui se rapprochait timidement. Le « chiot », comme aimait le surnommer Stiles, avait encore du mal à engager le contacte physique et encore plus à le demander. Heureusement, ça s’améliorait de jour en jour, surtout depuis qu’ils avaient expliqué à Isaac qu’il ne méritait pas de se faire maltraiter et que celui-ci avait arrêté de traîner avec Scott et Alison.

Stiles aimait Isaac comme on aimait un petit frère très attachant, même s’ils avaient eu des débuts difficiles. Il avait vraiment voulu tuer son " meilleur ami " quand il avait appris que cet abruti avait tapé Isaac, une ancienne victime d’abus. Mais plus que ça, il avait voulu envelopper Isaac de la plus douce des couvertures et le mettre à l’abri, le plus loin possible du danger.

 

« Hé Stiles, je suis content que tu sois là. »

« Moi aussi et je suis heureux de te savoir à mes côtés pour les horribles cours de chimie. », répondit-il en ébouriffant les cheveux d’Isaac.

« T’exagères, tu es toujours dans les premiers de la classe, surtout depuis que Harris n’est plus là. »

« Tu as peut-être raison, mais la chimie reste un cours horrible pour moi. », haussa-t-il des épaules.

La tête de Stiles se tourna vers la dernière personne du groupe et aussi la plus silencieuse.

« Boyd, » salua Stiles en souriant « comment vas-tu ? »

« Bien merci, mais ce serait plutôt à moi de te poser cette question. Pas trop stressé ? »

« Honnêtement si, mais vous êtes tous là, ça me fait me sentir mieux, il y a juste une certaine personne que je préférerais éviter pour le moment. »

« Ne t’inquiète pas, nous serons la si besoin. La meute prend soin des siens. », répliqua Boyd.

« Oui, et je suis sûr qu’aux moindres soucis notre cher Alpha sera là pour te protéger. », continua Erika avec un sourire narquois.

Et Stiles se sentit sourire à son tour. C’était vraiment bon de se sentir soutenu et aimé de toute la meute, bien que Stiles ait le sentiment que celle-ci n’était pas encore au complet.

Son téléphone émit une notification.

Stiles le sortit de sa poche et ce qu’il vit agrandi son sourire.

 

_De Peter

Bonne chance pour tes cours Lil Red. _

 

Tout à fait son genre d’être au courant de quelque chose dont il ne devrait pas. Stiles devrait peut-être penser à faire le tour du loft pour vérifier s’il n’y avait pas des mouchards. Il ne sait même pas quand il en a venu à y être habitué.

Du coin de l’œil, il vit Derek le regarder avec un sourcil haussé et lui montra son message et Derek acquiesça un sourire en coin.

« Vous devriez y aller, vous allez être en retard. »

Et il avait raison, ils auront juste le temps d’atteindre la salle de cours avant que ça ne sonne.

« Allons-y alors, à tout à l’heure, Sourwolf ! »

Sur ce, Stiles embrassa Derek rapidement et partit sur le chemin du premier cours de la journée.

 

He bien, dire que la matinée était ennuyante serait faible. Les gens chuchotaient sur son passage de manière totalement indiscrète et le regardaient bizarrement.

Il ne savait vraiment pas pourquoi son retour provoquait de telles réactions, bien qu’en y réfléchissant il avait bien sa petite idée.

Il aurait peut-être dû réfléchir à deux fois avant de s’afficher devant tout le monde, mais il en avait eu marre de s’effacer et d’être relégué à l’arrière-plan, alors il avait jeté la prudence au vent. C’est tant mieux à vrai dire, il n’avait pas envie de cacher avec qui il traînait, si ça ne leur plaisait pas ils pourraient aller se faire foutre.

 

En tout cas, parmi tout ça, il y a bien une chose dont il était content, ne pas encore avoir croisé Scott pour l’instant.

(Ce que Stiles ne savait pas c’est que celui-ci était, comme depuis quelque temps, en retard. Puisque Stiles n’était plus là pour le conduire avec la jeep, il avait dû se débrouiller avec sa moto qui avait la fâcheuse tendance à tomber en panne. De plus, il n’avait plus personne sur qui compter pour le réveiller quand il se rendormait et sa mère partant tôt au travail, elle n’avait pas le temps de s’occuper de lui. )

 

Il devrait peut-être arrêter de se porter la poisse, car à peine pensé ça qu’il sentit une odeur affreusement familière au bout du couloir.

Les autres ont dû le sentir se crisper puisqu’ils se mirent tous autour de lui de manière protectrice, de telle manière que lorsque Scott passa, il ne le remarqua presque pas. Malheureusement, ''presque’’ ne suffit pas.

 

« Stiles ?! Putain, qu’est-ce que tu fous avec la bande de Derek ?! »

« Bonjour à toi aussi Scott, comment vas-tu ? » répond-il l’air déjà épuisé.

« Change pas de sujet Stiles ! »

« je n’ai aucune explication à te donner, je ne te dois rien. »

Scott renifla et le regarda d’un air condescendent.

« Au contraire, tu me dois tout, surtout après ce que tu m’as fait. »

Il était confus, de quoi Scott parlait-il ?

« Qu’est-ce que tu racontes… ? »

« tu me dois tout ! tu as fais de ma vie un enfer, à cause de toi je suis obligé de vivre avec cette malédiction, et j’ai du voir l’amour de ma vie mourir dans mes bras ! tu devrais me remercier d’avoir eu la patience de te supporter pendant tout ce temps ! »

Il n’en revenait pas, il se doutait bien que Scott lui en voulait, mais de la a lui reprocher tout ce qu’il leur était arrivé et sous-entendre que Stiles n’avait fait qu’être toléré…

Si ça avait été il y a quelques semaines, Stiles aurait sûrement eu une crise de panique et se serait dit qu’il avait sûrement raison, mais maintenant il avait une meute, une famille, qui l’aimait pour qui il était et un compagnon qui s’était volontairement lié a lui pour la vie.

Ses mots l’avaient atteint, c’est sûr, mais pas autant qu’ils auraient dû, et au lieu d’une profonde tristesse, Stiles ressentait une colère froide.

Comment osait-il dire ça après tout ce qu’il avait fait pour lui ?

Il était conscient de la bagarre qui faisait rage autour de lui. Tous ses bêta criant sur Scott et celui-ci criant en retour, ses yeux rouges a la vue de tout le monde.

Scott essayait, que ce soit conscient ou non, de soumettre la meute qui, heureusement, ne réagissait absolument pas à la menace.

C’était SA meute, comment osait-il essayer de s’approprier SA meute ?!

Il ne supporterait pas ça plus longtemps, il comptait bien remettre ce « Vrai » connard à sa place, et tant pis pour garder secret sa « condition ».

Il s’avança, un grognement se développant dans sa poitrine, et le repoussa loin des siens. Scott revenait à la charge avec une intention claire, mais fut arrêté net par un rugissement puissant.

Et c’est là que Stiles le vit, le vacillement de couleur dans ses yeux, passant rapidement du rouge au jaune, avant de revenir à l’habituel rouge « Vrai » alpha de Scott.