Actions

Work Header

Rating:
Archive Warnings:
Category:
Fandom:
Relationship:
Characters:
Additional Tags:
Language:
Français
Stats:
Published:
2022-10-24
Words:
2,445
Chapters:
1/1
Kudos:
15
Bookmarks:
1
Hits:
657

Le Coup de Peinture

Summary:

Un One Shot avec Jean Milburn car il n'y a pas assez de fanfic avec elle.

Work Text:

Tu tournais en rond devant l’ancienne classe d’Histoire du lycée de Moordale, pesant le pour et le contre de cette rencontre avec le Docteur Milburn. Tu ressentais le besoin de parler d’un problème en particulier à quelqu’un et le nouveau professeur qui s’occupait de l’éducation sexuelle dans l’établissement te semblait tout à fait convenir. Étant professeur de français, tu l’avais déjà croisée dans les couloirs et quelques fois dans la salle des profs. Tu t’aprétais à rebrousser chemin lorsque la porte s’ouvrit, laissant apparaitre Jean Milburn.

- Bonjour Miss L/n, je vous vois zoner depuis un bon quart d’heure devant mon bureau, que puis-je faire pour vous ? se moqua-t-elle légèrement avec son éternel sourire suffisant.
- Bonjour Docteur Milburn, répondis-tu avec assurance.
- Appelez moi Jean, nous sommes toutes deux adultes.
- Appelle-moi Y/n, dans ce cas, souris-tu en entrant dans la classe.

Tu regardes autour de toi un instant, observant le désordre de la classe.

- Jean, ne serait-il pas plus agréable de rassurer les élèves dans un local propre et rangé ?
- Tu n'es pas du genre à mâcher tes mots, je me trompe ?
- Non, c'est une perte de temps. Et puis, ce local est affreux, il faut dire ce qui est, haussas-tu les épaules, nonchalant.
- C'est vrai, ria-t-elle.

Elle se tourna vers toi, la tête penchée sur le côté, en pleine réflexion. Elle eut soudainement un sourire en coin et s'asseya sur le bord de son bureau.

- Que proposes-tu dans ce cas ?
- Hum, je me disais qu’on pourrait réorganiser la salle de classe : enlever les meubles en trop, nettoyer le sol et y déposer un tapis, ajouter quelques plantes pour rendre la pièce plus joyeuse et juste mettre des maquettes pour pouvoir expliquer plus facilement… je pense.
- C’est un beau projet mais, qu’entends-tu par “on” ?
- Je ne sais pas trop, ce n’est qu’une simple idée, bafouilles-tu en replaçant une mèche de cheveux derrière ton oreille, perdant quelque peu ton assurance devant le regard perçant de la feme mûre.
- Elle me parait bien, il faudra juste que nous demandions à Monsieur Groff l’autorisation.
- “Nous” ?
- Bien sûr, je ne vais quand-même pas faire ça toute seule ! s’écria-t-elle en riant avant de sortir de la salle, se dirigeant vers le bureau du directeur.

Tu la suivais en riant légèrement, la trouvant tout de même étrange. Après la courte réunion houleuse avec le directeur, les deux femmes retournèrent dans le local.

- J’ai cru qu’il n’allait jamais dire oui, soufflais-tu en te laissant tomber sur une chaise, en face de Jean.
- Mon Dieu, il nous a bien expliqué cinquante fois que l’école ne dépenserait pas un penny pour ce projet, elle ferma les yeux et pencha sa tête en arrière. Au fait, tu es libre ce soir ?
- Euh oui, pourquoi ?
- Ça te dit qu’on commence à travailler ?
- Zut, j'aurais espéré que tu me proposes un verre. Tu la taquines avec un sourire en coin.
- Doucement chérie, chaque chose en son temps. On va d'abord refaire ce… cette classe.
- Ce soir, vers quelle heure ?
- Je dirais aux alentours de 19h, pour ne pas finir trop tard.
- Parfait. J’ai des pots de peinture qui datent de la rénovation de ma maison. Je les apporterai, cette classe a besoin d’un petit coup de neuf. La couleur des murs est vraiment affreuse, grimaces-tu.
- Tu n’as pas faux, pouffa-t-elle. L’orange ne va vraiment pas.
- Et bien… A toute à l’heure ?

Tu te levas en attrapant tes affaires de cours. Elle te regarda un instant puis souria.

- Je viendrai te chercher en voiture, je peux avoir ton adresse ?
- Attends, je te passe mon numéro, ça sera plus simple pour communiquer.

Tu te rapprochais d’elle et pris sa main dans la tienne. Tu la sentis frissonner au contact. Tu attrapas un bic qui trainait sur le bureau et écrivis ton numéro de téléphone dessus.

- Comme ça, tu ne le perdras pas, souriais-tu grandement en sortant, ne remarquant pas la légère rougeur sur ses joues.

Sur le chemin du retour, tu sens tes joues chauffer. Cette femme te fait de l’effet, c’est indégniable. Tu grilles plusieurs fois des priorités, te prenant des insultes, mais ta tête était ailleurs : qu’allais tu mettre pour ce soir ?

En entrant dans ta nouvelle maison, tu courus prendre une douche. En sortant, tu vis une notification popper sur ton téléphone.

De Inconnu : Re, c’est Jean
Toi : Hey, voilà mon adresse (pièce jointe)
De Jean : Parfait, à tout à l’heure !

Tu reposes ton téléphone en souriant bêtement. La serviette enroulée autour de ton corps, tu allas dans ta chambre et ouvrit ton placard en grand. Une salopette en jeans te fait de l'œil. Tu mis un t shirt en dessous, enfilais de vieilles baskets puis préparais la peinture.

La sonnette retentit et tu te précipitais pour ouvrir la porte. Un sourire maladroit apparut sur tes lèvres pendant que tu la reluquais de bas en haut. Jean se racla la gorge en souriant également.

- Je… hum… je vais aller chercher la peinture, baffouillas-tu en disparaissant puis réapparaissant juste après.

Elle ne répondit rien et prit deux seaux dans ses bras, te frôlant les mains. Ton cœur rata un battement. Tu te rendis compte qu’elle avait avancé sans toi quand tu entendis au loin sa voix.

- Tu comptes rester là toute la nuit ? ria-t-elle doucement en rangeant les pots de peinture dans son coffre.

Tu te contentas de soupirer en la suivant dans sa voiture. Le trajet se passait dans un silence léger. Tu la zieutais discrètement, aimant la manière dont sa mâchoire se crispe lorsqu’elle conduit. Voulant changer de vitesse, elle caressa ta cuisse. La première fois, tu crus à un hasard. Mais l’action se répéta dix minutes plus tard. Ton cerveau tenta de raisonner tout cela : elle ne le faisait juste pas exprès. Cependant, à la troisième fois, ton cœur s’emballa, et tu la regardas franchement. Tu vis alors un petit sourire en coin se former sur ses lèvres. Damn it, tu lui aurais bien sauté dessus tout de suite si elle n’était pas en train de conduire, ayant ta vie entre ses mains par la même occasion. Heureusement pour toi, la radio cracha la météo des prochains jours, et Jean augmenta le volume, ce qui te recentra sur la route.

En arrivant au lycée, tu l’aidas à débarquer les pots, prenant garde de ne pas t’en mettre partout. Tes bras furent soulagés lorsque vous atteignirent la salle de classe. Après avoir préparer le sol et les meubles, tu sortis des pinceaux. Jean s’en empara d’un et commença à peindre. Elle avait ôté son pull, la laissant en débardeur. Tu fus absorbée un instant par son dos.

- Hum hum.
- Oui ?
- Je ne pense pas que le mur va se peindre tout seul Y/N.

Bon sang, que ton nom sonnait bien dans sa bouche.

- Oui, excuse-moi. J’étais… concentrée.

Elle haussa un sourcil, puis retourna à son travail. Tu te mis finalement à t’y mettre, après avoir enclenché de la musique. Directement, tu te mis à danser légèrement tout en fredonnant. Trop occupée sur ton mur pour le remarquer, tu ne vis pas que Jean s'était arrêtée. Elle t’observait depuis quelques chansons désormais lorsque tu interceptas son œillade en ta direction.

- Je ne pense pas que le mur va se peindre tout seul, Jean.
- Oui, excuse-moi. J’étais concentrée… elle te souria narquoisement en se mordant la lèvre inférieure.

Cette femme allait causer ta mort si elle continuait ainsi. Tu te rapprochas d’elle et lui mis de la peinture sur la joue avant de te reculer rapidement loin d’elle. Elle resta sur place, prise de stupeur, la bouche ouverte.

- C’est pour t’avoir foutu de moi, répliquas-tu en riant.
- Tu ne sais pas à qui tu viens de t’attaquer ma belle.
- Hâte de voir ça dans ce cas, la défiais-tu.

Elle te fonça dessus, mais tu n’as pas eu le temps d’esquiver l’attaque. Tu avais une grosse tache bleue sur ta salopette.

- Tu vas me le payer, Milburn.

S’ensuivit ensuite une bataille de peinture des plus intenses pour les deux partis. Il y eut un couac dans la musique, ce qui fit stopper la lutte. Durant cette dernière, tu étais tombée, Jean ayant pris l’avantage sur toi. Mais vu qu’elle a été distraite par l'arrêt soudain de la musique, tu en profitas pour retourner la situation et la mettre en dessous de toi. Tu lui attrapas les poignets et les mis au-dessus de sa tête afin qu’elle ne puisse plus t’attaquer avec son pinceau. Tu tentas de reprendre une respiration correcte et elle aussi. Tu plantas ton regard dans le sien et te perdis dans ses yeux bleus. Elle ne semblait pas vouloir bouger, ne luttant pas contre ton emprise. Elle lâcha son pinceau et tu fis de même. Ton regard passa de ses lèvres à ses yeux. Tu regardas de nouveau dans les yeux de Jean, soudainement sombres, soudainement complètement intenses.

- Je… je peux ?
- Oui…

Tu te penchas en avant, et ce fut tout ce qu'il fallut. Juste la moindre inclinaison de son menton. Jean laissa ses yeux se fermer, se laissa soupirer à la sensation. La sensation d'elle. Tu désseras ta prise et posa une main sur la joue de la blonde. Cette dernière entrelaça leurs doigts et serra. Jean s'écarta, et tu ne pus retenir le demi-gémissement qui se logea dans ta gorge.

- Comment te sens-tu ? demanda-t-elle en souriant.
- Bien… Mais j’ai envie de plus.

Tu fis glisser ton genou entre ses jambes. Jean eut une profonde inspiration lorsqu’il arriva entre ses cuisses. Elle se frotta doucement contre, instinctivement.

- Y/N…
- Oui ?

Tu n’eus pas le temps de comprendre qu’elle retourna une nouvelle fois la situation.

- … sache que j’ai le contrôle.

Tu hochas simplement la tête. La manière dont elle te regardait ne te donnait pas envie de contester quoi que ce soit venant de cette femme.

- Tout ce que tu voudras Jeannie…

Elle eut un rictus à l’entente du surnom puis t’embrassa fougueusement. Tu sentis les dernières bribes de maîtrise sur la situation te quitter lorsqu’elle te débarassa de ta salopette. Ton t-shirt la rejoignit rapidement, te laissant en sous-vêtements. Elle se leva et retira son débardeur. Tu l’aidas pour son pantalon. Juste après cela, elle te poussa jusqu’au bureau, sur lequel elle t’allongea.

- Jean, touche-moi.

Depuis que tu la connaissais, depuis la première fois que tu l’avais vue, tu as été attirée par elle. Et maintenant que tu l’avais enfin, tu ne voulais pas la laisser partir. Tu la veux. Et elle te veut également.

- Supplie-moi.

Mais elle n’allait pas te laisser gagner comme ça. Et tu la remercias silencieusement de te donner du fil à retordre. Tu te redressas et l’attiras à toi.Son bassin entra en collision avec le tien, t’arrachant un soupire. Tu allas pour l’embrasser, mais à la place, tu lui mordillas la lèvre. Elle enfonça ses ongles dans tes cuisses, puis ton dos. Ses mains caressaient ton corps pendant que tu jouais avec son cou. Tu y déposas un suçon, puis un deuxième.

- C’est pour ce qui s’est passé dans la voiture.
- Je ne vois pas de quoi tu parles.

Tu serras ses fesses lors de sa réponse. Elle glapit puis t’embrassa. Son soutif tomba. Tu glissas ton pouce sur ses mamelons exposés et sensibles, ce qui la fit gémir. Le désir de son corps a dominé son bon sens alors qu’elle saisisit ton visage et écrasait vos lèvres ensemble dans un baiser agressif et nécessiteux, quand vous vous éloignez pour l'air, elle saisit ta mâchoire.

- Fini de jouer.

Elle dégrafa ton soutien-gorge. Elle fit glisser ton dernier sous-vêtement, te retrouvant nue devant l’objet de tes désirs.

- Ouvre.

Tu fis ce qu’elle demanda, ne réfléchissant plus que par désir. Elle s'avança et appuya sa main contre ton clitoris, frottant en faisant de petits cercles, qui te font gémir. Elle t'attira pour un autre baiser avant de se mettre à genoux et de lécher ton cœur bouillant, te taquinant avec sa langue. Tu posas le revers de ta main sur la bouche afin de diminuer tes gémissements, ce qui ne servit strictement à rien et qui fit sourire Jean. Elle se redressa et t’embrassa tendrement, laissant ses doigts glisser lentement, trop lentement sur ton corps.

- Jean…
- Supplie-moi.

Elle ne s’arrêta pas là où tu la voulais, et caressa tes cuisses. Ta tête tournait d’excitation. Tu la veux. Et elle te veut aussi. Tu la regardas de tes yeux vitreux, espérant qu’elle y lise toute ton envie.

- Utilise des mots, princesse.
- Pour l’amour du ciel, Jean, baise-moi. Prends moi comme s’il n’y avait pas demain. Je te veux en moi. Baise-moi jusqu’à ce que je ne sache plus marcher.

Elle n’en demanda pas plus. Sa main gauche descendait lentement jusqu'à ton cœur. Laissant de petites marques avec ses ongles jusqu'à ce qu'elle atteigne l'intérieur de ta cuisse. Un gémissement sortit de tes lèvres.

- Tellement nécessiteuse…

Elle sourit, frottant lentement tes plis à une vitesse tortueuse, te rendant plus gémissante et plus humide encore. Sans un avertissement, elle a enfoncé deux doigts en toi, ne te lâchant pas des yeux. Tu gémis bruyamment, enfonçant tes hanches dans sa main, ayant besoin de bien plus que ce qu'elle donnait.


- Fuck Jean…


Tu attiras ses lèvres contre les tiennes pour lui faire comprendre que tu voulais plus, vu qu’elle poussait à un rythme horriblement lent.


- Plus vite…


Tu ne pouvais plus penser, sauf à la partie où elle te baisait. Tes hanches bougeaient au rythme que Jean imposait. Tes jambes se mirent à trembler, ta respiration était incohérente, tout comme les mots que tu sortais. Tu as du te retenir en arrière pour ne pas tomber lorsque ton orgasme te prit. Tu pris quelques secondes pour reprendre tes esprits. Tu la regardas un instant puis te laissas tomber à genoux en face d’elle. Tu fis glisser sa culotte sur le sol et ta langue explora son intimité. Elle se posa contre un banc, se sentant défaillir.


- Tu… Continue…


Tu enfonças tes ongles dans ses cuisses, laissant des marques, continuant de la dévorer. Elle couina lorsque tu la doigtas lentement, voulant la faire attendre comme elle avait fait avec toi. Tes poussées lentes et profondes la firent trembler légèrement mais pas assez pour l’amener là où elle le voulait.


- Pu-Putain… Plus vite…


Tu rajoutas un doigt mais gardas le même rythme. Tu déposas quelques baisers sur son ventre.


- Oh mon- Y/N, s’il te plait !


Tu ne te fis pas prier et lui offris ce qu’elle demanda. Elle se défit rapidement. Tu te levas et la pris dans tes bras en déposant un baiser sur sa joue.


- J’en ai pas fini avec toi beauté, murmura-t-elle d’une voix suave. Mais je pense qu’on sera mieux chez moi…
- Pas besoin de me le dire deux fois…