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Rating:
Archive Warning:
Category:
Fandom:
Relationship:
Characters:
Additional Tags:
Language:
Français
Series:
Part 2 of Ridoc et les garçons
Stats:
Published:
2025-08-24
Completed:
2025-09-01
Words:
7,922
Chapters:
4/4
Comments:
1
Kudos:
1
Hits:
119

Détente promise

Summary:

Je suis pas vraiment sûre qu'il y a une histoire. On va dire que Ridoc et Liam s'amusent beaucoup. Le reste? Ce n'est que du décor.

Notes:

Hello!

Rien est à moi, ni l'univers ni les personnages. Je ne fais que jouer avec.

Bonne lecture!

Chapter 1: Mauvais soldat

Chapter Text

Liam est assis contre le mur, juste en face de la porte de la chambre de Violet. Ses jambes s’étendent devant lui, un petit morceau de bois coincé entre ses mains. La lame de son couteau glisse lentement sur les arêtes, faisant sauter de fins copeaux qui s’éparpillent au sol. Le couloir est presque silencieux, hormis le frottement régulier des flammes magiques le long du mur et les craquements étouffés du bois.

Sa concentration est telle qu’il n’entend pas tout de suite les pas qui s’approchent. Puis une voix éclate, légère, moqueuse :

- On dirait presque un vieux grand-père assis devant sa porte, à attendre que les saisons passent.

Liam lève les yeux et découvre Ridoc, adossé nonchalamment au mur d’en face, sourire en coin, mains dans les poches.

- Je taille, répond simplement Liam, sans s’offusquer.

- Tu tailles, répète Ridoc en laissant planer une seconde de silence. Tu me tends une perche, là.

Un coin des lèvres de Liam se relève, discret.

- Je savais que tu allais dire ça.

Ridoc éclate de rire et se laisse glisser le long du mur pour s’asseoir à son tour.

- Alors, qu’est-ce que tu fais vraiment ? Tu montes une collection de petits chevaux en bois pour impressionner Violet ?

Liam secoue la tête, amusé.

- Je monte la garde.

- Sérieusement ? Tu restes planté là ? C’est rude, mec!

- J’attendais qu’elle ne reparte pas sans moi. Et maintenant que je suis là… disons que j’ai pas trop envie de me relever. Mes épaules sont en compote.

Ridoc hausse un sourcil et le détaille de haut en bas.

- Alors t’as besoin d’aide pour bouger ton joli cul de là.

- Joli cul, hein ? fait Liam, un peu ironique.

- Je confirme. Et si t’es sage, je pourrais même arranger tes épaules. Un massage, tu vois. Voire plus, si tu le mérites vraiment.

Ridoc ponctue sa phrase d’un clin d’œil appuyé. Il s’attend à un rire moqueur, à une réplique sèche ou à une fin de non-recevoir. Mais Liam le fixe, ses yeux sombres remontant lentement de ses bottes jusqu’à son visage. Puis il range calmement son couteau et le morceau de bois dans ses poches, frotte les copeaux de son pantalon et dit :

- J’ai été plus que sage depuis que je la surveille.

Le silence s’installe un instant. Le sourire goguenard de Ridoc s’efface, remplacé par une expression intriguée.

- … Sérieusement ?

- Sérieusement. Aide-moi à me relever, Ridoc.

Avec un haussement d’épaules feint, Ridoc s’exécute. Il tend les deux mains à Liam, qui les attrape pour se redresser. Le contact révèle la tension de ses muscles, sa fatigue aussi. Une fois debout, Liam étire ses épaules avec un grognement discret.

- Bon, reprend Ridoc, direction ta chambre. Parce que je ne vais pas te masser en plein couloir, joli cul!

- Sage décision, répond Liam d’un ton calme, mais où brille un éclat amusé.

Ils entrent dans la petite chambre attenante. L’endroit sent le cuir, la sueur et la sciure de bois. Une épée repose contre le mur, des documents traînent sur le bureau, la cible est remplie de dague en son centre et le lit est défait. Liam pose son couteau sur la table de chevet, retourne sa chaise de bureau et s’assoit à califourchon dessus.

Ridoc reste debout une seconde à l’observer, secoue la tête, puis s’avance derrière lui et pose ses mains sur ses épaules.

- Détends-toi, grand gaillard, souffle-t-il.

Les muscles de Liam sont durs comme la pierre, noués par l’effort et le manque de repos. Ridoc appuie avec ses pouces, cherche les points de tension. Liam grogne bas, un son qui ressemble plus à un soupir de soulagement qu’à une plainte.

- C’est pas possible d’être tendu comme ça. Tu dors jamais ? demande Ridoc en continuant ses pressions.

- Pas beaucoup, admet Liam. Mais là… c’est bien.

- Retire ta chemise, j’aurai plus facile.

Sans hésiter, Liam passe sa chemise par-dessus ses épaules et la jette dans un coin. Ridoc sourit, satisfait devant la vue et remonte ses mains le long des trapèzes du blond. Ses doigts glissent, insistent, relâchent, jusqu’à ce que les épaules de Liam s’affaissent légèrement, enfin détendues.

Au bout d’un moment, Liam se redresse, fait craquer sa nuque et se retourne vers Ridoc. Ses yeux accrochent les siens.

- J’ai été plus que sage, répète-t-il d’une voix basse. Et j’attends toujours la détente promise.

Ridoc cligne des yeux, surpris par le sérieux du ton.

- … Oh. Tu veux vraiment dire ça.

Un sourire lent s’étire sur les lèvres de Liam.

- Mais avant ça, dit-il en se levant brusquement, je crois que je dois te remercier comme il se doit.

Sans prévenir, il attrape Ridoc par la taille, le soulève comme s'il n’était rien et le jette sur le lit. Le corps du plus petit rebondit légèrement sur le matelas, ses yeux écarquillés mais pétillants d’excitation.

Liam s’approche, son ombre se découpant dans la lumière pâle des flammes magiques. Ses mains se posent de chaque côté du corps de Ridoc, l’enfermant. Le manieur de glace éclate de rire, mais son souffle est court. Ses mains glissent instinctivement sur les bras de Liam, sentent la force contenue dans chacun des muscles, s’attardent sur le contour de la marque sans même s’en rendre compte.

Leurs regards s’accrochent, brûlants. Le silence s’alourdit, vibrant d’une tension nouvelle. Ridoc ouvre la bouche pour lancer une plaisanterie, mais Liam se penche un peu plus, son visage si proche que Ridoc sent la chaleur de son souffle. Leurs lèvres ne se touchent pas encore, mais tout leur corps crie déjà l’inévitable. Le blond frôle la mâchoire de Ridoc du bout du nez avant de se redresser.

Toujours campé entre les jambes de Ridoc, Liam glisse ses mains le long des cuisses offertes devant lui. Ses doigts s’arrêtent sur la ceinture du pantalon, la manipulant avec une assurance tranquille. Ridoc hausse un sourcil, étendu sur le lit, l’air faussement détendu.

- Ooooh, attends, attends… T’as l’air trop à l’aise avec ça. Tu fais ça souvent, ou c’est juste moi qui t’inspire, soldat modèle ?

Sans relever la pique, Liam fait sauter le bouton du pantalon de Ridoc et tire le tissu juste assez pour libérer ce qu’il veut. Sa main s’y glisse, ferme, caressant la longueur déjà à moitié dure.

Ridoc laisse échapper un sifflement de plaisir.

- Merde… t’as même pas fait semblant d’hésiter. C’est que t’en crèves d’envie, hein ?

Liam lève brièvement les yeux,fait un clin d'œil, mais ne répond pas. Au lieu de ça, il baisse la tête et fait lentement courir sa langue, de la base jusqu’au sommet, avant d’engloutir le sexe du plus petit d’un seul coup.

Ridoc sursaute, ses doigts se crispant aussitôt dans ses cheveux.

- Oh putain !… Eh, doucement, soldat ! Tu veux m’enterrer vivant ou quoi ?

Un bruit étouffé lui répond, proche d’un grognement satisfait. Les lèvres de Liam se referment plus fort, créant une succion qui fait arquer le dos du brun. Sa main guide malgré lui le rythme, tirant sur les mèches claires quand la chaleur devient trop vive.

- Putain, ouais… reste comme ça… T’imagines pas à quel point t’as une tête adorable de mon point de vue ricane Ridoc, la voix brisée par un gémissement. Sérieux, Violet devrait te remercier d’être aussi appliqué partout, pas que sur le terrain. Je te prends comme garde du corps quand tu veux.

Liam serre plus fort à la base, accélère un peu, et Ridoc éclate d’un rire haché par le souffle.

- Bordel, tu veux me faire fermer ma gueule, c’est ça ? Bonne chance… aah… j’suis pas du genre à…

Ses mots s’étranglent. La langue de Liam a trouvé un point précis, et s’applique dessus dans un mouvement régulier qui fait basculer le brun en arrière, les cuisses tremblantes. Ses doigts tirent presque brutalement sur les cheveux à sa portée, mais Liam ne lâche rien, implacable, avalant chaque secousse.

- Aaah… bordel… t’imagines même pas la vue que j’ai d’ici… Violet serait choquée de te voir à genoux comme ça, s’exclame-t-il, avant de s’interrompre dans un râle.

La langue de Liam insiste sur ce point, et Ridoc sent la montée fulgurante. Ses reins s’arquent, sa voix devient grave, précipitée.

- Liam… j’vais… j’vais jouir… retire-toi si tu veux pas…

Mais Liam s’enfonce encore plus, l’engloutissant jusqu’au bout, coinçant son nez dans les poils bruns. Sa bouche serre, sa gorge avale chaque secousse. Ridoc crie presque, étranglé, incapable de retenir la vague. Ses jambes tremblent, ses doigts tirent si fort qu’il pourrait arracher des mèches de cheveux à Liam. Il se vide au fond de la gorge du blond dans un gémissement brisé, haletant, jusqu’à perdre son souffle.

Il retombe lourdement contre le matelas, la respiration hachée, incapable de parler quelques secondes. Enfin, dans un rire rauque, il souffle :

- T’es… complètement malade. Mais bordel…

Ridoc n’a pas le temps d’en dire plus. Liam s’est déjà redressé, implacable. D’un geste ferme, il retourne le cavalier d’Aotrom sur le ventre, tire son pantalon plus bas jusqu’à dégager ses fesses. Puis il ouvre son propre pantalon, l’abaissant juste assez pour libérer son sexe.

Il serre deux doigts, les porte aux lèvres de Ridoc et, d’un ton grave qui ne souffre aucune contestation, ordonne :

- Suce. C’est mon tour d’avoir ma récompense.

Ridoc tourne la tête, un sourire encore tremblant au coin des lèvres, mais il obéit. Sa bouche s’ouvre, ses lèvres engloutissent les doigts de Liam avec une lenteur provocante, sa langue jouant avec eux comme pour le narguer.

Quelques minutes plus tard, les doigts luisants de salive quittent sa bouche avec un petit bruit obscène. Liam les fait glisser entre ses fesses, appuyant doucement contre l’entrée serrée. Ridoc tressaille, le souffle coupé.

- Bordel… t’y vas pas de main morte, murmure-t-il en enfouissant son visage dans les draps.

Liam ne répond pas. Ses doigts jouent lentement, un premier, puis deux, patients, précis. Ridoc gémit, à moitié plaintif, à moitié excité, et sa voix se brise dans un rire haletant :

- Tu fais semblant d’être doux… mais j’te connais, tu veux juste me faire supplier.

Un sourire étire la bouche de Liam. Il retire ses doigts, abaisse un peu plus son pantalon et crache dans sa paume avant d’enduire son sexe d’un geste ferme. Il se place, imposant, entre les cuisses de Ridoc, et presse doucement contre son entrée.

Ridoc, tremblant encore de son orgasme précédent, jure entre ses dents.

- Putain… tu comptes pas vraiment…

Il n’a pas le temps de finir. Liam s’enfonce d’un coup de reins mesuré, puissant. Ridoc crie, son dos se cambre, ses mains agrippent les draps comme si sa vie en dépendait.

- Aaah ! Merde… Liam !

La poigne ferme de Liam sur ses hanches l’empêche de fuir et de s’avancer dans les draps. Il l’ancre, l’empale sans lui laisser le choix. Ridoc halète, gémit, incapable de reprendre le contrôle, et pourtant un rire étranglé échappe à ses lèvres.

- Tu… tu veux vraiment ta récompense, hein ? Tu pouvais pas juste… demander et attendre un peu?

Liam se penche, son torse couvrant son dos, et murmure bas, sa voix grave contre son oreille :

- J’ai demandé. Ton corps m’a répondu.

Puis il reprend, plus fort, ses coups de reins claquant dans la chambre. Ridoc, écrasé contre les draps, n’arrive même plus à aligner une phrase entière. Sa voix se brise entre plaintes rauques et rires incontrôlés.

- Oh putain… je… je vais pas tenir si tu continues comme ça… !

Les draps grincent, leurs souffles se mêlent, chaque mouvement arrache à Ridoc un mélange de gémissements et de sarcasmes désespérés.

Le rythme brutal s’interrompt d’un coup. Liam s’enfonce au plus profond, s’immobilise, son souffle lourd contre la nuque de Ridoc.

-Quoi… ?! gronda ce dernier, frustré, la voix éraillée. Pourquoi tu arrêtes ?!

La poigne de Liam se resserra sur ses hanches.

-Tu comptes continuer à obéir ?

Ridoc tourne légèrement la tête, un sourire étirant ses lèvres malgré sa respiration hachée.

- Ça dépend des ordres.

Un silence tendu, juste leurs souffles emplissant la chambre. Puis Liam, grave, ferme, lâche lentement :

- Écarte les cuisses autant que tu peux. Abaisse la tête. Lève les hanches. Et retiens-toi le plus longtemps possible.

Le cœur de Ridoc bat plus vite. Ses bras tremblent contre le matelas, mais son rire rauque jaillit malgré tout.

- … Ordres acceptés, dit-il en commençant à retirer sa veste et son tee-shirt.

- Bon soldat, souffle Liam, un sourire presque invisible dans sa voix, tout en l’aidant à se débarrasser de son haut pour le jeter plus loin.

Ridoc obéit. Il plie les bras, colle la joue contre les draps, cambre son bassin pour lui offrir tout ce qu’il peut. Ses cuisses s’écartent jusqu’à ce que les muscles tirent, son pantalon l’empêchant d’aller plus loin, et un grognement lui échappe, il aurait du penser à la retirer aussi, mais il est trop pressé et tiraillé dans un  mélange de douleur et d’excitation.

Satisfait, Liam se redresse légèrement, gardant une main ferme dans le dos du plus petit pour le maintenir. Il ne bouge pas tout de suite, savourant la vue de Ridoc qui se plie à ses ordres malgré l’ironie constante dans sa voix, malgré son esprit rebelle.

- Putain… soupire Ridoc en haletant. Tu sais que j’suis pas du genre discipliné, hein ?

- Tu l’es maintenant et pour moi, répond Liam en reprenant ses mouvements, lents d’abord, puis plus puissants, comme pour ancrer son autorité dans chaque coup de reins.

Son souffle s’épaissit, lourd, rugueux, à mesure qu’il reprend son rythme. Lents d’abord, étirés, presque cruels. Puis plus profonds, plus secs, chaque poussée venant heurter le point sensible de Ridoc avec une précision qui lui vole l’air.

Ridoc râle, mord l’oreiller, le drap, n’importe quoi pour étouffer les sons. Ses mains agrippent le tissu, ses bras tremblent déjà à force de soutenir son poids.

- Tu tiens, ordonne Liam, sa voix grave derrière lui.

- Bordel… tu crois… que c’est facile ?! grogne Ridoc, le ton étranglé. Tu frappes à chaque fois ma prostate !

Une main s’abat sur sa hanche, glisse sur son flanc pour l’ancrer davantage, l’empêcher de se tortiller.

- Concentre-toi. Respire. Écarte encore.

Ridoc obéit. Ses cuisses s’ouvrent un peu plus, au prix d’une brûlure dans ses muscles et du bruit sec de son pantalon qui se déchire. Sa tête s’enfouit davantage dans les draps, ses hanches s’élèvent comme exigé. Chaque fibre de son corps hurle, pas seulement de plaisir, mais aussi d’effort pour ne pas céder, pour rester dans la contrainte imposée.

- Bon soldat… murmure Liam, ses coups de reins accélérant, frappant plus fort, plus profonds encore.

Les mots font grogner Ridoc, rage et désir mêlés.

- Tch… arrête… d’dire ça… j’vais pas…

Mais sa voix se brise sur un cri arraché quand Liam se cambre au-dessus de lui, l’enfonçant encore plus.

- Retient-toi, répète Liam, implacable. C’est un ordre.

Le front de Ridoc s’écrase contre le matelas. Sa respiration devient erratique, ses doigts blanchissent à force de serrer les draps. Il vibre de partout, corps tendu entre soumission forcée et vague brûlante prête à l’engloutir.

- Bordel… Liam… je… j’vais pas y arriver…

- Si, tu peux. Tiens bon, encore un peu.

Les coups redoublent de puissance, réguliers, calculés, comme s’il voulait tester ses limites.

Ridoc tremble, ses gémissements étouffés se muant en supplications à demi ravalées. Ses cuisses s’écartent toujours, ses hanches restent levées malgré la douleur, malgré l’envie folle de lâcher prise. Il n’est plus que tension, sueur, volonté qui s’effrite à chaque seconde.

Son corps se contracte d’un coup, incontrôlable. Ses bras lâchent, ses hanches se heurtent en avant malgré lui, et un cri étranglé lui échappe alors qu’il jouit violemment contre les draps, incapable de retenir la vague.

Liam s’arrête net, profondément en lui, figé. Son torse collé au dos de Ridoc se soulève dans un souffle lent, presque déçu. Il reste ainsi quelques secondes, immobile, laissant le cavalier d’Aotrom revenir à lui

Ridoc s’écroule complètement sur le matelas, le front collé au tissu trempé de sueur. Son cœur bat à rompre sa cage thoracique, sa respiration siffle comme après un combat entier.

Le silence pèse, lourd, étouffant, jusqu’à ce que la voix de Liam tombe, grave et ferme :

- Mauvais soldat.

Ridoc grogne, encore haletant, incapable de relever la tête. Ses cuisses tremblent, ses muscles sont vidés.

- Je t’avais donné un ordre, continue Liam, sa main pressant la nuque du brun pour le maintenir contre le lit. C’était mon tour de me détendre. Pas le tien.

Ridoc rit faiblement, presque douloureux.

- Bordel… j’ai… pas tenu.

- Non, tu n’as pas tenu, confirme Liam d’un ton froid mais maîtrisé. Et ça… ça mérite une punition.

Ses doigts glissent le long de la colonne vertébrale offerte, caressants, presque tendres, en contraste cruel avec ses mots. Puis il agrippe de nouveau ses hanches, fermement.

- Tu crois que tu vas t’en tirer comme ça ? Qu’on arrête là parce que t’as craqué trop tôt ?

Ridoc parvient à relever la tête, ses lèvres étirées en un sourire fatigué mais provocateur.

- … Je crois surtout… que j’suis pas prêt pour ce que tu prépares.

Liam se penche à son oreille, souffle brûlant contre sa peau.

- Oh, tu vas l’être. Parce que maintenant, c’est à moi. Et toi, tu ne bouges plus.

Sa main claque sèchement sur sa hanche.

- Redresse-toi un peu. Mets-toi à quatre pattes.

Ridoc grogne, encore sonné, mais obéit en traînant ses mouvements. Le blond changeant sa position pour ne pas sortir de lui. Le corps de Ridoc ruisselle de sueur, ses jambes tremblent, pourtant il se place, paumes à plat sur le matelas, dos cambré.

Liam passe une main sur ses reins, corrige sa position.

- Voilà. Maintenant tu vas compter.

- Compter quoi ? demande Ridoc, la voix rauque.

Liam se rapproche, sa bouche frôlant son oreille.

- Dix. Dix coups. Profonds. Durs. Et à chaque fois, je me retire. Tu n’as pas le droit d’oublier un nombre. Si tu te trompes, on recommence.

Ridoc rit, nerveux, jetant un regard par-dessus son épaule.

- Tu… tu déconnes ?

- Est-ce que j’ai l’air de déconner ?

Ridoc déglutit, ses mains crispées sur les draps.

- … Putain. D’accord.

Liam ne répond pas. Il se retire, se positionne et, d’un coup sec, s’enfonce entièrement dans le plus petit. Ridoc étouffe un cri, la tête basculant en arrière.

- Un !

Il se retire aussitôt, ne lui laissant pas le temps de reprendre son souffle. Un deuxième coup de reins, plus fort, claque contre lui.

- Deux !

La cadence s’installe, brutale, implacable. Chaque fois, Liam s’arrache de lui juste après l’avoir pris au plus profond. Ridoc compte, haletant, ses mots parfois coupés par un gémissement, parfois arrachés dans un râle.

- … Cinq ! … Six !

Ses bras tremblent, ses doigts s’agrippent au drap comme s’il allait tomber. La sueur coule dans son dos, ses cuisses brûlent, mais Liam ne ralentit pas.

- Sept ! Oh, putain… Huit !

À neuf, Ridoc faillit oublier, sa voix étranglée coincée dans sa gorge. Liam se penche aussitôt, ses dents effleurant sa nuque.

- Tu comptes mal, soldat.

- N-neuf ! lâche enfin Ridoc dans un cri.

Liam sourit contre sa peau, cruel et satisfait. Puis il donne le dixième coup, le plus violent de tous, entrant d’un seul mouvement jusqu’à la garde.

- DIX ! hurle Ridoc, la voix brisée.

Liam se retire aussitôt, laissant Ridoc retomber à moitié sur le matelas, souffle coupé, tremblant de partout.

- Bon soldat, murmure-t-il finalement, mais son ton annonce tout sauf un répit.

Ses mains se referment à nouveau sur ses hanches, cette fois sans aucune intention de s’arrêter après dix.

Il pénètre d’un coup Ridoc, reprend un rythme soutenu, accélère encore, ses coups de reins martelant le corps de Ridoc avec une brutalité implacable. Son souffle devient rauque, ses abdominaux se contractent dans l’effort. Puis, dans un dernier coup puissant qui fait hurler le brun, il s’enfonce à fond et s’y maintient, tremblant, le corps parcouru de spasmes.

Un grognement sourd jaillit de sa gorge, la chaleur de son orgasme déferle, se répandant profondément en Ridoc. Le visage du blond s’écrase dans le creux du dos devant lui, haletant, grognant encore.

Ridoc, lui, est au bord de la rupture, son sexe douloureusement gonflé, ses reins se contractant dans l’urgence du plaisir. Il bascule la tête en arrière, prêt à se libérer encore une fois.

Mais au moment exact où son corps cède, la main de Liam se referme brutalement à la base de son sexe, bloquant toute éjaculation.

- Non. Le mot claque, sec, implacable.

Ridoc étouffe un cri de frustration, son corps secoué de spasmes violents, prisonnier d’un orgasme refusé. Ses doigts s’agrippent aux draps, ses yeux se révulsent presque sous la douleur mêlée à l’extase inassouvie.

- Mauvais soldat, souffle Liam à son oreille, le ton bas et féroce. Tu croyais que c’était ton tour ?

Il presse encore sa poigne, le maintenant à la limite, l’empêchant de céder. Chaque seconde d’agonie arrache à Ridoc un gémissement étranglé, brisé sous son contrôle.

- C’était mon temps de détente, pas le tien.

Ridoc, haletant, hoquette un rire presque hystérique malgré les larmes de frustration au coin de ses yeux.

- Salaud… t’es… un vrai salaud…

- Exact, confirme Liam en relâchant lentement sa poigne, laissant Ridoc pantelant, frustré, vidé de toute force mais pas de son désir.

Puis il se redresse, reprenant son souffle, dominant toujours la scène.

- Et la prochaine fois, si tu veux ta récompense, tu ferais mieux d’apprendre la discipline.

Liam reste un instant immobile derrière lui, sa main toujours serrée autour de sa base. Puis il la desserre, recule, et laisse Ridoc complètement retomber sur le lit, tremblant, gémissant d’un mélange d’épuisement et de frustration.

Le brun croit en avoir fini, mais Liam n’a pas dit son dernier mot. D’un geste calme, presque doux, il retire enfin les bottes et les chaussettes de son amant, puis fait glisser entièrement son pantalon le long de ses jambes avant de le jeter de côté. Il prend ensuite le temps de se dénuder lui-même, gestes lents, contrastant avec la brutalité d’avant.

Puis, d’une pression ferme mais sans violence, il repousse Ridoc plus profondément dans le lit. Celui-ci se laisse faire, haletant, encore secoué par les spasmes de l’orgasme interrompu. Ses yeux sombres cherchent ceux de Liam, entre reproche et abandon.

- Détends-toi, souffle Liam en venant s’allonger contre lui, ses bras massifs encerclant son torse.

Il le cale contre son corps chaud, sa poitrine large servant d’oreiller, et enfouit son visage dans les cheveux trempés de sueur contre lui. Sa main caresse lentement le flanc du plus petit, dessine des cercles apaisants sur sa peau, replace une mèche humide collée à sa tempe.

Ridoc grogne, les doigts crispés, et tente de glisser sa main vers son sexe encore douloureusement gonflé. Mais Liam la rattrape aussitôt, entrelace leurs doigts et les replaque sur son torse.

- Non. Pas ce soir, murmure-t-il d’une voix douce mais ferme.

Ridoc gémit de frustration, sa tête s’écrasant dans son épaule.

- Tu me tues… tu vas vraiment me laisser comme ça ?

Un sourire discret effleure les lèvres de Liam. Il embrasse la tempe du brun, ses lèvres effleurant sa peau brûlante.

- Exactement. Parce que je prends soin de toi à ma façon. Ton corps a besoin de repos, pas d’être vidé encore plus.

Ses caresses se font lentes, enveloppantes, ses grandes mains glissant le long des côtes, effleurant la gorge, massant doucement les muscles tendus. Ridoc finit par céder, soupirant sous la tendresse inattendue.

Liam reste ainsi, entourant son corps du sien, l’empêchant de chercher sa propre libération mais lui offrant en retour une chaleur protectrice. Chaque fois que Ridoc bouge un peu trop, il resserre son étreinte et murmure à son oreille :

- Chut… sois sage, je suis là.

 

Et dans ce mélange cruel et tendre, Ridoc comprend qu’il est prisonnier, mais dans la plus douce des prisons : les bras de Liam.