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Language:
Français
Stats:
Published:
2026-02-03
Completed:
2026-02-03
Words:
5,300
Chapters:
2/2
Comments:
3
Kudos:
20
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1
Hits:
212

Comme une canette entre tes mains

Summary:

Isagi se rend compte que Kaiser est plus fort que ce qu'il avait prévu, et lentement, en se rappelant de plusieurs moments où Kaiser utilise sa force, sur lui ou sur les autres, il se rend compte qu'il aime ça.

Notes:

J'aurais dû utiliser l'information comme quoi Kaiser peut soulever 80 kilos bien plus tôt…

(See the end of the work for more notes.)

Chapter Text

Isagi faisait face à une scène à laquelle il ne pensait pas être témoin un jour.

Quand ils ont atterrit en Allemagne, Isagi était impatient de commencer les entraînements sous le maillot de l'équipe du Bastard Munchen.
Seulement, avant que tout le monde ne commence, Isagi et les nouveaux membres de l'équipe ont tous eu une visite touristique pour se familiariser avec leur nouveau pays.

Isagi n'avait pas vu Kaiser depuis le début de la visite, celui-ci semblait plutôt à l'aise dans les rues austères et s'est vite détaché du groupe.

Isagi était sous le choc quand il a reconnu Kaiser, à quelques mètres de lui, dans une ruelle étroite, entouré de 5 garçons visiblement prêts à en découdre.
Isagi ne reconnaissait aucun des 5 qui étaient actuellement en train de foncer sur Kaiser, les poings en avant.
Il ne savait pas quoi faire, tout son corps était incapable de bouger, son souffle s'est coupé sous la surprise.

Et au moment où il pensait que Kaiser allait esquiver et s'enfuir, Isagi sent ses yeux s'écarquiller en voyant Kaiser se rapprocher et asséner un coup de poing au premier homme.
Même à plusieurs mètres, Isagi entend clairement le craquement de la mâchoire de l'homme, le coup était si violent qu'il peut voir son corps reculer de plusieurs pas.

Isagi ne comprend pas ce que disent les 4 autres, il est trop loin et ses traducteurs ne le traduise pas. Mais d'après les expressions meurtrières des 4 autres garçons, Isagi sait qu'ils viennent d'insulter Kaiser et que ça va mal se terminer.
Isagi arrive à faire un pas en avant, prêt à interpeller Kaiser, à courir vers lui pour lui prendre le poignet et fuir d'ici.

Mais Kaiser semble dans son élément, Isagi ne le voit pas avoir peur ou trembler.
Au contraire, il donne de puissants coups de jambe contre les mecs qui se protègent comme ils peuvent, il anticipe les coups avant qu'il ne lui parviennent, il pare et répond impitoyablement à ses adversaires.
Et quand Isagi reprend son souffle, il voit autour de Kaiser 5 garçons essoufflés et gémissant de douleur.

Il ne sait pas pourquoi, mais il se sent beaucoup mieux maintenant, maintenant qu'il sait que Kaiser a gagné.

Mais il voit dans le dos de Kaiser le dernier homme se relever et se jeter sur lui.
Isagi savait que Kaiser allait esquiver mais c'était plus fort que lui, il ne pouvait s'empêcher de s'inquiéter :

Kaiser !

Kaiser pensait avoir rêvé, il pensait avoir entendu la voix d'Isagi pas loin de lui.
Il savait que ça ne pouvait pas être vrai car Isagi était en sécurité avec les autres membres de l'équipe, avec Noel Noa.
Sauf que quand il se retourne vers le son de la voix qu'il sait appartenir à Isagi, il voit bel est bien Isagi derrière lui.
Celui-ci court vers sa direction, une main en avant comme s'il voulait se saisir de Kaiser et l'emmener. Kaiser peut voir l'expression inquiète voire effrayée d'Isagi.
Il pensait que c'était parce qu'Isagi avait peur de lui, peur de ce qu'il venait de faire, que sa force venait de l'effrayer.
C'est la vive douleur dans sa joue et la brûlure sourde qui se développe sur tout le côté de son visage qui le réveille.

L'impact est si puissant qu'il doit reculer et s'appuyer contre le mur de brique pour éviter de tomber au sol et se faire encore plus mal.
Kaiser ferme un instant les yeux sous la douleur, et serre le poing pour s'empêcher de gémir, la dernière chose qu'il veut s'est donner la satisfaction à ce connard de l'avoir blessé.

Sa tête tourne un peu à cause du coup, mais il peut clairement entendre Isagi haleter de stupeur pas loin de lui et crier son nom une seconde fois, encore plus inquiet que la première.

Il ne sait pas comment Isagi l'a retrouvé, mais il le fait vraiment au mauvais moment. Les mecs à ses pieds sont très résistants, normalement il met très facilement à terre ses adversaires. Ceux-ci sont plus coriaces, ce sont des chiens des rues, et Kaiser sait qu'ils n'hésiteront pas à s'attaquer à Isagi si Kaiser ne le protège pas.

Kaiser est obligé de vite reprendre ses esprits malgré la douleur et se jette sur le dernier encore debout, il charge son poing droit vers le bas et assène un violent coup dans l'estomac, le faisant tituber en arrière.
L'homme tente de rester debout, mais son corps s'écroule au sol après s'être retenu contre le mur.
Kaiser le voit trembler puis cracher au sol.

Ses poings lui font mal à force de frapper des muscles solides, et le côté gauche de son visage lui brûle, Kaiser peut même sentir un liquide chaud couler sur ses lèvres.

Merde, ça fait mal.

Il n'a pas le temps de grimacer face à la douleur de son nez, Isagi le rejoint immédiatement et cherche dans sa poche de manteau un mouchoir.

- Kaiser, est-ce que ça va !? Ton nez saigne !

Isagi avait du mal à se calmer, sa respiration était intense et rapide à cause de sa course vers Kaiser, ses mains tremblaient tellement qu'il avait failli laisser échapper son mouchoir de sa poche.
Il ne prenait pas en compte la menace que pouvait encore représenter les autres gars essoufflés derrière Kaiser. La seule chose qui lui importait, c'était qu'il avait déconcentré Kaiser, et que c'était de sa faute s'il venait d'être blessé.
Isagi aurait bien voulu soigner le nez en sang, mais il lui était difficile de le toucher, ses mains tremblaient et n'étaient pas du tout précises, il craignait qu'en le touchant, il face encore plus mal à Kaiser.

- Je suis désolé de t'avoir surpris, tu t'es pris un coup à cause de moi. Je ne voulais pas...

Kaiser ne comprenait pas pourquoi Isagi ne lui donnait pas son mouchoir et tremblait autant juste devant son nez.
Il est donc venu prendre le poignet d'Isagi pour le stabiliser, celui-ci était si fin que sa main pouvait l'entourer facilement.

Maintenant que Kaiser se penche près de lui, il remarque qu'Isagi, en plus de trembler, est pâle et qu'il a du mal à reprendre son souffle.
Kaiser connait cet état. Il sourit, amusé, et vient poser sa main sur la joue d'Isagi qui sursaute comme si Kaiser allait le frapper lui aussi.

- C'est fini.

C'était la première fois depuis plusieurs heures qu'Isagi pouvait entendre Kaiser parler, et le voir sourire.
Dès qu'il l'a entendu, Isagi s'est détendu d'un coup, un souffle audible quitte ses lèvres, ses yeux écarquillés se ferment et il essaye de respirer normalement :

- Comment tu as fait ça ?

Kaiser comprend qu'Isagi l'a vu se battre :

- Leur casser la gueule ?

- Je ne t'avais jamais vu comme ça. Je veux dire, on se déteste, pourtant tu n'as jamais été comme ça avec moi. Tu ne m'as jamais poussé ou frappé, comme avec Kunigami. Tu n'as jamais utilisé ta force sur moi alors que tu pourrais...

Isagi se souvient de ce moment, c'était il y a quelques jours, Kunigami l'avait percuté en plein match pour l'empêcher de lui voler le ballon.
À cause de sa force, Isagi s'est retrouvé projeté au sol.
Il a récolté de nombreux bleus sur les cuisses et les bras à cause de cette altercation, mais ce qui l'a le plus surpris, c'était la réaction de Kaiser ce jour-là.

Isagi pensait se redresser aussitôt et continuer à voler le ballon des pieds de Kunigami pour l'empêcher de marquer, mais il a entendu Kaiser hausser le ton et s'en prendre à Kunigami.
Les deux faisaient à peu près la même taille, mais pour Isagi qui était encore au sol, c'était une bataille entre géants.
Kaiser s'était approché et avait saisi le col de Kunigami, lui reprochant de se servir de sa force à mauvais escient et l'insultant de brute sans cervelle.

Isagi ne pensait pas que Kaiser s'en souciait, il était le premier à faire chier Isagi de toute les manières possibles.
Mais il semblerait que la question de la force physique était un sujet tabou pour Kaiser. Kunigami pensait le faire reculer, jusqu'à ce qu'Isagi se rende compte que la main sur le torse de Kaiser n'arrivait pas à le faire bouger.
Pire, c'est Kaiser lui-même qui a dégagé la main de Kunigami d'un mouvement de poignet, comme s'il n'était rien.

Isagi avait été très surpris de la force cachée du blond, et n'avait jamais oublié ce jour.

Kaiser lui voulait rigoler, car la dernière chose à laquelle il penserait, ce serait de frapper Isagi. Mais des gémissements audibles résonnent derrière lui, et il sait que ce n'est pas le moment de discuter.
Les mecs derrière lui arrivent à se redresser en grimaçant, puis les expressions pleines de douleur, ils s'enfuient en courant sous l'œil noir de Kaiser, qui rapproche Isagi de son bras pour le protéger.

Quand il est sûr de les avoir vu disparaître derrière un coin du mur, Kaiser se retourne vers Isagi :

- Et quoi ? Je m'abaisserais à un tel niveau ? Je n'ai pas besoin de ça, Yoichi, je ne me sers de ma force uniquement en cas de nécessité.

Isagi regarde le coin du mur où les silhouettes ont disparues.

- Qui étaient-ils ?

- Des voyous, ils ont tentés de me voler en me prenant pour un touriste. Je leur ai simplement donné ce qu'ils méritaient.

Kaiser est ramené à la réalité quand Isagi vient prendre son nez pour le soigner, le faisant gémir de douleur.

- Il ne t'a pas loupé. Dit Isagi pensivement

- Qu'est-ce que tu fais ici ? Je pensais que tu me détestais, tu m'as suivi ?

- Non, j'étais avec Hiori et Kurona, mais j'ai entendu du bruit venant d'ici et...

Isagi marque un temps d'arrêt comme s'il réfléchissait à une meilleure réponse, Kaiser se sent sourire :

- Tu n'as pas pu t'empêcher de t'inquiéter pour moi ? Comme c'est mignon Yoichi ~

Isagi se renfrogne et pince le nez de Kaiser un peu plus fort pour le faire grimacer. Il est surpris de voir son sourire se tordre sans pour autant gémir ou haleter, Kaiser a semblerait-il une haute résistance à la douleur.

- Ne joue pas, qu'est-ce que tu faisais éloigné des rues principales ? Je croyais que Noa avait dit qu'on devait les éviter.

- Yoichi, j'habite ici. Je connais cette ville comme personne, et ce n'est pas lui qui peut me donner des ordres.

Isagi savait que Kaiser avait raison, ce n'est pas comme s'il avait espionné la moindre information sur Kaiser. Mais il se souvient l'avoir vu discuter avec leur entraineur juste avant de partir avec ses amis, il se souvient aussi avoir entendu le nom de cette ville dans leur conversation.
Alors Kaiser habitait ici ?
Isagi baissa le regard vers les tâches de sang que le nez de Kaiser avait relâché sur le pavé.
Il n'a pas le temps de les observer plus longtemps qu'une main saisit son poignet et le tire derrière Kaiser.

- Viens éloignons nous d'ici avant que la police ne débarque.

- Comment ?

Kaiser le tire à sa hauteur puis entoure sa taille, l'obligeant à marcher à ses côtés pour sortir de la ruelle.
Kaiser profite de sa deuxième main libre pour mettre le mouchoir contre son nez et le presse pour stopper le flux de sang.

- Comment va mon visage ?

Isagi bascule sa tête vers l'arrière pour voir Kaiser et plisse le regard comme s'il l'évaluait :

- Tu risques d'avoir un bleu sur la joue demain, mais pour l'instant c'est juste un peu gonflé.

Putain, j'aurais dû lui faire la même chose.

Pour une raison étrange, Isagi se sentait en sécurité près de Kaiser.
Il aurait dû avoir peur de lui, Kaiser venait de démonter 5 mecs sans aide en moins de 5 minutes après tout.
Mais Isagi ne le ressentait pas comme ça, il ne pensa pas à s'éloigner du bras autoritaire passé autour de lui.

- Pourquoi est-ce que tu n'utilises pas ta force contre moi ? Sur le terrain quand nous nous battons l'un contre l'autre, je n'ai pas l'impression que tu utilises le maximum de ta force. Tu es assez fort pour repousser Kunigami, alors pourquoi tu n'utilises pas cette force sur moi aussi ?

Kaiser baisse le regard incertain de ce que demande réellement Isagi :

- Parce que tu veux que je te fasse mal ?

Isagi frissonne en imaginant la violence des coups de poing de Kaiser dans le corps des autres.

Non, mais tu n'es clairement pas à fond contre moi.

Kaiser laissa un souffle traverser ses lèvres :

- Je te l'ai déjà dit, je n'utilise pas l'intégralité de ma force pour blesser des gens, sauf si c'est nécessaire. Je ne tiens pas à collectionner les cartons rouges.

Isagi comprend ce qu'il veut dire.
Kaiser lui demande.

- Pourquoi ça t'inquiète autant ?

- Ce n'est pas que ça m'inquiète. C'est juste… surprenant.

- Que je sois fort ?

Isagi soupire, ce n'était pas le mot qu'il voulait exprimer.

- Je ne m'attendais pas à autant.

Kaiser pensait que Isagi aurait eu peur de lui, que sa démonstration de force dans la rue plus loin était de trop et qu'Isagi, pas habitué à voir autant de violence, allait s'éloigner de lui et ne plus jamais lui adresser la parole.
Il l'aurait mérité, Kaiser est un dur à cuire.
Mais il ne s'attendait absolument pas à ce qu'Isagi soit curieux, à ce qu'il pose des questions et le regarde avec beaucoup d'intensité.

Quelque chose lui dit qu'Isagi n'est pas effrayé, mais qu'il est intrigué.
Kaiser sent ses coins de lèvres s'étirer sous la malice.

- Tu serais surpris de savoir combien de kilos je peux soulever pendant nos renforcements musculaires.

Isagi fait mine de ne pas vouloir savoir mais Kaiser voit bien son regard insistant et renfrogné.
Il se penche dans son oreille.

80 kilos.

Isagi pensait que son traducteur avait mal traduit au début.
Il sent ses jambes faiblir et son pas chanceler, il écarquille les yeux et entend son souffle se couper.

- Combien ? Non...

Isagi est incrédule, tellement qu'il s'arrête de marcher.

- Tu te fous de moi ?

- Je ne rigole pas. Tu veux une démonstration ?

Isagi en avait déjà eu plusieurs avant aujourd'hui.
Il avait vu les entraînements de musculation rigoureux que Kaiser faisait, les charges monstrueuses qu'il soulevait sans s'essouffler, l'habitude qu'il avait de toujours froisser ses canettes dans sa paume avant de les jeter à la poubelle, leur première rencontre où Kaiser a poussé Isagi en prenant ses poignets.
Ce n'était que des avants goûts, Isagi ne savait pas si Kaiser rigolait de lui ou si c'était la vérité.
La seule chose qu'il sait c'est que ça l'intrigue, et que la façon dont il réduit ses canettes en bouillie tord l'estomac d'Isagi de la même manière.

Il croise les bras, la chaleur grandissant dans son ventre.

- Vas-y, montre moi.

Isagi le disait à moitié comme une blague, s'attendant à ce que Kaiser refuse ou reporte leur séance.
Mais Kaiser sourit comme s'il venait d'avoir un nouveau jouet et hausse les épaules.

- C'est toi qui l'a demandé.

Puis Isagi le voit se baisser vers lui et lui entourer les jambes avant de le soulever d'un bras.
Il pensait vraiment que Kaiser le soulèverait un peu avant de le reposer, mais Isagi se sent soulevé bien plus haut jusqu'à être posé sur l'épaule de Kaiser.
Le bras entoure ses jambes pour l'empêcher de trop bouger pendant qu'il reprend sa marche dans la rue.

- Attend !

Isagi veut descendre mais Kaiser ne le laisse pas bouger, alors il est obligé de s'appuyer sur la tête de Kaiser pour éviter de tomber en arrière pendant qu'il le sent marcher.

Isagi était sincèrement impressionné, ce n'était pas tout le monde qui pouvait d'un seul bras soulever quelqu'un et le retenir de tomber. Il voyait pour la première fois dans sa vie, le monde de haut pendant une longue période où Kaiser ne s'est pas plaint de son poids.

- Tu ne vas pas avoir mal à l'épaule ?

- Ne t'inquiète pas pour moi, ou je ne pourrais pas m'empêcher de rougir.

- Je suis sérieux.

- Yoichi, c'est toi qui l'a voulu.

Isagi pouvait sentir la chaleur dans son estomac migrer dans ses joues, il ne s'attendait vraiment pas à ce que Kaiser soit aussi fort, ni à ce qu'il apprécie autant avoir son bras musclé autour de ses cuisses.

Isagi ne pouvait pas détourner le regard du bras autour de lui, ce n'était qu'un bras. Mais pour Isagi c'était bien plus.
C'est ce bras dont Kaiser s'est servi pour frapper, ce bras qui réduisait des canettes en bouillie et ce bras encore qui l'avait retenu de tomber quand il s'est évanoui.
Et aujourd'hui c'est ce bras qui le retient de tomber.

Après avoir fait plusieurs rues dans cette position, Isagi voit leur bus qui les ramène à l'hôtel garé un peu plus loin.
Il aurait aimé rester plus longtemps à apprécier la force physique de Kaiser, mais il ne voulait pas que Hiori, ni aucun autre membre de leur équipe, ne les voit dans cette position.

- Le bus n'est pas loin, laisse moi descendre, tu vas te blesser.

Kaiser n'avait pas l'air essoufflé après toutes ses minutes à porter Isagi d'une épaule.
Pour le faire descendre il a simplement pris Isagi puis l'a laissé glisser contre lui jusqu'à le déposer au sol.
Isagi se décale un peu de Kaiser pour le regarder comme s'il voulait y déceler une trace de douleur :

- Tu n'as pas mal ?

Kaiser rigole.

- Comment je pourrais avoir mal ? Tu es beaucoup trop léger pour me blesser.

Isagi se renfrogne et pousse ses mains contre le torse de Kaiser pour s'écarter de lui.
Il marche devant lui.

- Tu ne devrais pas t'inquiéter pour moi Yoichi, ce n'est pas la première fois que je te porte tu sais ?

Isagi sait que Kaiser parle du match contre Manshine, ce match où il avait perdu connaissance devant Kaiser et toute son équipe.
Il pince ses lèvres un peu honteux de savoir que tout le monde l'a vu s'évanouir, et surtout que Kaiser l'a tenu dans ses bras.

C'était Hiori qui le lui avait douloureusement rappelé dès qu'il s'est réveillé.
Ce moment a fait le tour du monde, c'était l'image que tout le monde associait à leur duo.

- Ne me le rappelle pas.

- Pourquoi cela ? Tu as honte ? Tu ne devrais pas, tu étais magnifique dans mes bras.

Isagi se retourne et le fusille du regard.

- Tais toi.

Kaiser fait un sourire de plus en plus malicieux.

- Pourquoi ne pas tester ma force ? Après tout, c'est toi qui voulait voir de quoi j'étais capable non ?

Isagi est peut-être en colère, mais il sait encore réfléchir et il sait qu'il ne gagnera rien face à Kaiser.
Il baisse le regard et continue de marcher, Kaiser le suit sans jamais s'éloigner.
Il passe son bras autour de son cou pour le rapprocher et en profiter pour lui murmurer :

- Sage décision.

Isagi n'a pas envie d'enlever le bras de Kaiser autour de lui, parce qu'à chaque fois qu'il le fait, Kaiser revient à la charge.
Mais surtout, parce que ce bras le fait se sentir en sécurité et ancré.

Quand les deux se sont approchés du bus, Noa n'a rien dit face à la joue gonflée de Kaiser, mais il a plissé les yeux, ce qui veut tout dire chez lui.
Les deux sont montés dans le bus, reprenant leur habitude.