Work Text:
Être détective n’était pas toujours amusant, remarqua un jour Sherlock. Même si c’était quelque chose qu’il adorait faire, les enquêtes pouvaient être fastidieuses et inutilement longues, et tout autant ternes qu’ennuyeuses. Ce que l’homme aux cheveux bleus avait très envi c’était de l’exaltation – un bon mystère ou les indices seraient soigneusement caché et pour autant à la vue de tous. Malheureusement, l’enquête sur laquelle il travaillait depuis quelques jours était tout sauf divertissante.
J’ai besoin d’un café...
Il se frotta les tempes, regardant le long de la rue animée à la recherche de quelque chose ressemblant à un café. Lorsque ses yeux tombèrent sur un passant tenant un latte fumant, il suivie la direction d’où il venait, et se trouva rapidement face à un café.
Eureka~
Il leva les yeux. Coffee and Crimes, hm ? Un nom intéressant…
Sherlock entra, regardant autours de lui. Il soupira, approchant du comptoir sans enthousiasme, étudiant les noms sur le menu.
Crime Brûlée, Mocha Massacre, mille-pied sous terre…cet endroit est vraiment quelque chose !
"euh… Je vais prendre un Moriar-Tea... "
"Très bien, " dit le caissier, faisant le total de sa commande. "Bonne chance pour l’enquête~"
"...Ouais..." répondit Sherlock distraitement. Il marcha rapidement vers la queue pour récupérer sa commande avant de s’arrêter. "A-attends. " Il regarda de nouveau le caissier, qui sourit sournoisement.
Il est sexy... Remarqua-t-il, se ressaisissant. "Comment savez-vous ? "
"C’est évident, " commença l’homme attirant, une lueur dans ses yeux cramoisie. "Vous êtes entrée en regardant la télé diffusant le journal et en soupirant à l’annonce de l’enlèvement, donnant l’impression que vous connaissiez déjà les détails."
Les yeux de Sherlock s’écarquillèrent, écoutant intensément tandis que le blond continuait,
"L’actualité ne vous concerne pas vu que c’est en lien avec une femme avec ses frère et sœur- vous êtes probablement célibataire sans connaissance de ce genre, ce que j’ai déduits de votre apparence et votre attitude... Ainsi il est clair que c’est une affaire à laquelle vous avez été forcé de vous occuper contre votre volonté."
Les yeux de l’homme aux cheveux bleus s’illuminèrent, trouvant les mots de cet homme plus intriguant qu’offensant.
"Wow," s’exclama-t-il, impressionné, "Vous êtes fort !"
Le blond souris humblement. "Merci."
Sherlock jeta un œil au nom du mec avant de récupérer sa boisson.
William Moriarty. Il le gardera en tête.
-----------------------------------------------------
Le jour suivant, Sherlock se trouva à nouveau face à ce café, principalement car c’était proche de la scène de crime de son enquête, mais aussi à cause de l’homme- William- qui le captivait.
En le regardant maintenant, pensa-t-il en le fixant de façon creepy à travers la vitre, il est vraiment beau...
Avec ses cheveux clairs, ses yeux cramoisis et son corps svelte, William était vraiment quelqu’un à voir.
Je me demande s’il est célibataire... Il sortit de sa rêverie, entrant dans le café.
L’endroit était pratiquement vide, comme il devait l’être à 5h37 un mardi. Pour être honnête, Sherlock fut surpris de voir le café ouvert aussi tôt dans la matinée, mais il ne s’en plaignait pas.
Il avança jusqu’au comptoir comme la veille, cependant il était plus attentif cette fois.
"Yo, " dit l’homme aux cheveux bleus en tant que salutation.
Le blond leva les yeux des sachets de café qu’il était en train de déballer. Il sourit.
"Ah, c’est vous, l’homme d’hier ! l’enquêteur ?"
"C’est moi~" il fit un sourire en coin, content de voir que l’homme l’ai reconnu. Il se pencha sur le comptoir, approchant son visage de celui de William. "vous pensez pouvoir lire mes pensées aujourd’hui ?"
Le blond ricana, ses yeux se plissant légèrement, le rendant absolument adorable – Sherlock sentit son visage rougir.
"Je suis sûr que je peux," commença-t-il. "Voulez-vous que je le fasse ?"
"Vas-y."
"Vous êtes à nouveau ici ce qui veut dire que vous avez probablement apprécié le thé au lait," commença William.
Il s’en souviens!? Et ouais, à moitié juste...Je suis surtout revenue parce que j’adorerais te connaître... être ami... ou peut-être plus~
"Mais vous avez prévu d’essayer autre chose, non ?" Le blond le regarda timidement.
"Peut-être~" Il se rapprocha encore. "T’es sûr qu’tu dis pas ça juste pour augmenter tes ventes ?"
À nouveau, William rigola, levant les mains. "Je suis démasqué~’
Ce mec !!
Sherlock s’illumina. "Et si cette fois, je t’analysais ?"
L’homme réfléchie un instant. "Bien sûr, vas-y."
"D’accord !" Il regarda en retours dans ces yeux séduisants, cherchant. "Ce café t’appartient." William hocha la tête doucement, lui indiquant de continuer, "…Mais pas seulement à toi…" Sherlock regarda les autres membres du staff, surtout celui ressemblant beaucoup à William, même s’il semblait plus jeune. "Toi et ton frère ?"
Il observa le café avec plus d’attention. "Tu n’aimes pas la saleté, et préfère t’occuper avec des taches plutôt que de te reposer pendant ton temps libre."
Il ramena son regard vers le blond, se perdant à nouveau dans ses yeux. Il sourit fière de lui. "Quelque chose préoccupe ton esprit depuis quelques temps, non ? Quelque chose de récent... pas plus vieux qu’hier."
Le blond fit un "hm" en réponse. "Tu es plutôt doué pour ça, tu sais. Même s’il y a une erreur."
C’est parce que ton beau visage me distrait, merde !
Sherlock écouta curieusement avec un sourire tendu.
"Je partage ce café avec mes deux frères, mais je ne m’attendais pas à ce que tu sache ça, puisque mon grand frère n’est pas là actuellement. Quant au fait d’être maniaque de propreté... Eh bien je crois que c’est plutôt juste." Ricana-t-il.
Là ! Ce rire-À nouveau, l’homme aux cheveux bleus senti la chaleur monter à son visage. Tu es en train de me tuer avec ce sourire !
"Quant à comment j’occupe mon temps libre," Il regarda pensif, "Je suppose que je préfère garder mon esprit occupé- et dernièrement, la chose qui me trac-"
William fut brusquement interrompu par la cloche de la porte, qui s’ouvrit pour laisser entrer un client.
"Désolé, je reviens dans un instant..." dit le blond, indiquant à Sherlock de se décaler pour le moment.
"T’inquiète," affirma-t-il, s’écartant du chemin. "Je devrais y aller de toute façon."
Une fois que l’individu ait récupéré son café, Sherlock se remit au comptoir, commandant rapidement sa boisson, un "Prince du Crème" latte, ainsi qu’une "Crime Brûlée".
"A plus," annonça-t-il, se tournant vers la porte.
"A-Attends, " commença William.
Sherlock tourna sa tête, curieux.
"Je n’ai pas ton nom,"
L’homme aux cheveux bleus fit un sourire en coin. "Sherlock... Sherlock Holmes."
-----------------------------------------------------
Les jours qui suivirent passèrent rapidement. Sherlock dévoua chaque seconde de son temps libre pour retourner au ‘Coffee and Crimes’, et à chaque fois qu’il y allait, il s’appuyait sur le comptoir et parlait à Liam pendant des heures (jusqu’à ce qu’un client ou deux les interrompt). Parfois les deux discutaient seulement de ses dernières enquêtes, tandis que d’autre ils commençaient des discussions personnelles ou trouvaient des théories sans queue ni tête. Avec chaque nouvelle visite, ils se rapprochaient, et étaient maintenant presque sur l’utilisation de leurs prénom (Enfin, Sherlock surtout- William l’appelait habituellement "Mr. Holmes," même si un occasionnel "Sherlock" ou "Sherly" taquin ne manquait pas de l’embarrasser).
Comme d’habitude, le café était presque vide, il n’y avait que les quelques habitués qui entraient et sortaient.
"Bonjour, Mr. Holmes," accueilli le blond.
"Yo, Liam~" l’homme aux cheveux bleus s’installa à sa place habituelle, les deux bras posés sur le comptoir. Il dévisagea l’homme amoureusement, le regardant remplir la vitrine de pâtisserie.
Le blond leva les yeux. "Qui a-t-il ? "
Sherlock fit un sourire en coin. "Je me demandais juste, pourquoi est-ce que tu ne prends jamais de pause ? je veux dire, t’es la tous les jours, tu peux pas embaucher plus d’employés ?’
Liam sourit, ses yeux doux mais pour autant rusés. "Eh bien, je suis sûr que si je faisais ça, tu serais déçu en ne me trouvant pas quand tu viens~ tu ne penses pas ?’
Il sentit son visage chauffer légèrement, riant dans l’espoir de dévier l’attention de l’autre homme sur ses joues rougit. "Tu n’as pas tort,"
"Hm~ Mais pour de vrai, je ne vois pas l’intérêt d’augmenter mon nombre d’employés, ceux que j’ai, avec mes frères, sont plus que suffisant."
"ah, Je vois."
Alors que les deux hommes commençaient leurs conversations habituelles, riant et taquinant l’autre sans cesse, Sherlock se souvient soudainement que leurs précèdent échange avait été coupé.
"Ah, c’est vrai-" commença-t-il, changeant discrètement le sujet. William l‘observa avec curiosité. "Tu ne m’as toujours pas dit ce qui te tracassait."
Liam rapprocha son corps de Sherlock, posant ses coudes sur le comptoir pour maintenir son menton.
Sherlock déglutit, ayant du mal à rester calme alors que ses joues rougissaient à cause de leurs proximités.
"Toi," murmura le blond, sa respiration chatouillant le cou de l’autre homme.
Il se sentit frissonner, la bouche ouverte tandis qu’il fixait ses magnifiques yeux cramoisis. Après une demi seconde, William s’écarta rapidement, souriant, pas du tout embarrassé.
Comme s’il ne voyait pas ce qu’il venait juste de faire, pensa Sherlock.
"T-tu peux pas faire c-" bafouilla-t-il d’une voix aigüe.
"Hm ?" le blond le regarda dangereusement, les yeux plissés. "Je ne peux pas, tu dis ?"
Sherlock serra les dents, attrapant rapidement la nuque de Liam et capturant ses lèvres. Les yeux de William s’écarquillèrent légèrement avant qu’il ne pose une main sur la joue de l’autre homme. Cela pris une seconde avant qu’il ne prolonge le baisé, mais au moment où celui-ci devient plus passionné, Sherlock s’écarta, faisant gémir le blond.
"Ouais, tu peux pas." Déclara l’homme aux cheveux bleus, reprenant son souffle.
Liam resta figé, abasourdit.
Haha, voilà un aperçu de ce que tu m’as fait~ pensa-t-il, ricanant.
"Bref~ Je vais y aller moi," dit Sherlock, se tournant vers la porte, prétendant ne pas être perturbé.
Cela pris un instant au blond pour reprendre ses esprits. "Non, attends," sa voix était étonnamment calme, mais pas sans une once de désespoir.
Sherlock s’arrêta de marcher, se tournant avec un sourire en coin. "Qu’y a-t-il ?"
Liam fit un sourire taquin, tenant une carte de visite avec une écriture au dos. "Tiens, mon numéro. Appelle-moi quand tu veux."
Oui ! Enfin !! Pensa-t-il, ravi.
"ah, je le ferais," il pris la carte, clignant de l’œil. "A plus tard, Liam~"
William sourit.
"Bien sûr, Sherly."
